Des termites sont découverts dans les parties communes : qui doit déclarer en mairie ?
Pour les parties communes d'un immeuble en copropriété, c'est le syndicat des copropriétaires qui doit déclarer la présence de termites en mairie, le syndic accomplissant cette formalité en son nom. La déclaration doit être adressée dans le mois suivant la constatation, par lettre recommandée avec accusé de réception ou déposée contre récépissé.
La déclaration est gratuite, la recherche et les travaux sur les parties communes sont financés par le syndicat.
- Qui est concerné
- Syndic et syndicat des copropriétaires
- Nuisible
- Termites
- Qui paie
- La copropriété
- Délai à tenir
- 1 mois
- Textes cités
- 5 textes
- Mise à jour
- 12 septembre 2026
Ce que dit le texte
Reproduit à l'identiqueDès qu'il a connaissance de la présence de termites dans un immeuble bâti ou non bâti, l'occupant de l'immeuble contaminé en fait la déclaration en mairie. À défaut d'occupant, la déclaration incombe au propriétaire. Pour les parties communes d'un immeuble relevant de la loi n° 65-557 du 10 juillet 1965, la déclaration incombe au syndicat des copropriétaires.
Ce que cela veut dire iciDéclaration en mairie de la présence de termites
Consulter le texte en vigueurLa déclaration de la présence de termites dans un immeuble est adressée au maire dans le mois suivant la constatation, par lettre recommandée avec demande d'avis de réception ou déposée contre récépissé à la mairie.
Ce que cela veut dire iciModalités de la déclaration de présence de termites en mairie
Consulter le texte en vigueurLe syndic est chargé d'administrer l'immeuble, de pourvoir à sa conservation, à sa garde et à son entretien et, en cas d'urgence, de faire procéder de sa propre initiative à l'exécution de tous travaux nécessaires à la sauvegarde de celui-ci.
Ce que cela veut dire iciMissions du syndic de copropriété
Consulter le texte en vigueurI. Dans les secteurs délimités par le conseil municipal, le maire peut enjoindre aux propriétaires d'immeubles bâtis et non bâtis de procéder dans les six mois à la recherche de termites ainsi qu'aux travaux préventifs ou d'éradication nécessaires. II. En cas de carence d'un propriétaire et après mise en demeure demeurée infructueuse, le maire peut, sur autorisation du président du tribunal, faire procéder d'office et aux frais du propriétaire à la recherche de termites ainsi qu'aux travaux. III. En cas de démolition totale ou partielle d'un bâtiment situé dans les zones définies au premier alinéa de l'article L.131-3, les bois et matériaux contaminés sont incinérés sur place ou traités avant tout transport.
Ce que cela veut dire iciInjonction du maire de rechercher les termites et d'exécuter les travaux
Consulter le texte en vigueurCe que cela change chez vous
Application concrèteSi vous êtes copropriétaire, vous n'avez pas à effectuer vous-même la déclaration lorsque les termites sont dans les parties communes : il vous suffit de signaler la découverte au syndic, qui doit agir dans le mois. Vous restez en revanche seul responsable de la déclaration si la contamination touche votre lot privatif.
Si vous êtes syndic, la déclaration fait partie de votre mission de conservation de l'immeuble : vous pouvez et devez agir sans attendre une décision d'assemblée générale, y compris en engageant en urgence les premiers travaux de sauvegarde.
Si vous êtes acquéreur ou vendeur d'un lot, cette déclaration conditionne aussi l'état parasitaire à joindre à la vente : son absence ou son retard peut compliquer la transaction et engager la responsabilité de ceux qui avaient connaissance de la contamination.
Les cas où la réponse change
À vérifier avant d'agirSi la contamination touche un lot privatif et non les parties communes, la déclaration incombe à l'occupant du lot, ou à défaut au propriétaire, non au syndicat.
L'injonction du maire de rechercher et traiter les termites ne s'applique que dans les secteurs délimités par le conseil municipal. Hors de ces zones, seule l'obligation de déclaration demeure.
La règle en vidéo
Termites, 50 secondesLa procédure, étape par étape
Délais indiqués en margeConstat de la contamination
Un opérateur certifié constate et évalue l'étendue de la contamination par les termites dans les parties communes.
Déclaration en mairie
Le syndic adresse la déclaration au maire, au nom du syndicat des copropriétaires, par lettre recommandée avec accusé de réception ou dépôt contre récépissé.
Information des copropriétaires
Le syndic informe les copropriétaires et les occupants de la découverte de termites et de la déclaration effectuée.
Vote ou traitement d'urgence
L'assemblée générale vote le traitement, ou le syndic l'engage sans attendre si l'urgence menace la conservation de l'immeuble.
Si l'autre partie refuse
Recours ouvertsCe qui se passe en cas de refus
- Si le syndic n'adresse pas la déclaration dans le mois suivant la constatation, l'obligation légale du syndicat reste inexécutée et l'irrégularité persiste tant qu'aucune déclaration n'est faite.
- Un copropriétaire peut mettre en demeure le syndic d'agir, en s'appuyant sur sa mission légale de conservation de l'immeuble fixée par l'article 18 de la loi du 10 juillet 1965.
- Dans les secteurs délimités par le conseil municipal, le maire peut enjoindre au propriétaire, donc au syndicat pour les parties communes, de procéder à la recherche et aux travaux, avec exécution d'office à ses frais en cas de carence après mise en demeure.
- Les conséquences précises d'un défaut de déclaration hors de ces secteurs n'ont pas pu être vérifiées à leur source : le site ne peut pas affirmer quelle sanction s'applique dans ce cas.
Ce qui joue en votre faveur
- Le texte de l'article L.126-4 du code de la construction et de l'habitation désigne sans ambiguïté le syndicat des copropriétaires comme débiteur de la déclaration pour les parties communes.
- L'état parasitaire des parties communes et le procès-verbal ou la décision d'urgence du syndic établissent la date de constatation et le point de départ du délai d'un mois.
- La copie de la déclaration et son accusé de réception permettent de prouver que la formalité a bien été accomplie dans le délai.
- Le devis de traitement, une fois obtenu, appuie la demande de vote ou d'engagement en urgence des travaux par le syndic.
Le courrier à envoyer
6 modèle(s)
Mairie de la commune
Déclarer la présence de mérule en mairie : modèle de lettre
La mérule se déclare en mairie comme les termites, mais sans délai chiffré et sans diagnostic obligatoire à la vente : seule une information de l'acquéreur est due en zone délimitée. Ce modèle met la déclaration en forme.
Mairie de la commune
Déclarer la présence de termites en mairie : modèle de lettre
La déclaration en mairie est une obligation, pas une démarche facultative : elle alimente la carte des zones contaminées sur laquelle reposent les arrêtés préfectoraux de délimitation. Ce modèle la met en forme.
Copropriétaire du lot
Demander à un copropriétaire de faire traiter son lot : modèle de lettre
Un lot non traité recontamine l'immeuble entier après chaque campagne. Ce modèle demande au copropriétaire l'accès et le traitement de son lot, en s'appuyant sur l'intérêt collectif plutôt que sur la faute.
Service communal d'hygiène et de santé
Signaler des nuisibles au service communal d'hygiène : modèle de lettre
Quand le bailleur, le syndic ou le voisin ne bougent pas, le constat d'un tiers débloque le dossier. Ce modèle saisit le service communal d'hygiène et de santé, gratuitement et sans désigner de coupable.
Mairie de la commune
Signaler un nid de frelons asiatiques à la mairie : modèle de lettre
Le frelon asiatique est classé danger sanitaire de deuxième catégorie et la loi du 14 mars 2025 organise la lutte. Ce modèle signale le nid à la commune, qui centralise et oriente vers le dispositif départemental.
Mairie de la commune
Signaler une colonie de pigeons à la mairie : modèle de lettre
Les fientes dégradent les façades, obstruent les gouttières et posent un sujet sanitaire. Ce modèle signale la colonie, demande une intervention et rappelle l'interdiction de nourrissage sur laquelle repose l'essentiel de la régulation.
Le modèle se complète en ligne, se télécharge et s'imprime. Aucune coordonnée n'est demandée pour l'obtenir.
Faire chiffrer l'intervention avant l'échéance
Une intervention ou un diagnostic doit souvent être produit avant une date précise. Décrivez la situation. Votre demande est transmise à des professionnels de votre zone.
En détail
Syndic et syndicat des copropriétairesUne obligation qui pèse sur le syndicat, pas sur un copropriétaire isolé
L'article L.126-4 du code de la construction et de l'habitation pose une règle générale : dès que l'occupant d'un immeuble a connaissance de la présence de termites, il doit le déclarer en mairie, et à défaut d'occupant, cette charge revient au propriétaire. Mais le même article ajoute une précision qui tranche le cas des immeubles en copropriété : pour les parties communes d'un immeuble relevant de la loi du 10 juillet 1965, la déclaration incombe au syndicat des copropriétaires. Ce n'est donc ni un copropriétaire pris individuellement, ni l'occupant d'un lot, qui doit agir quand la découverte concerne un hall, une cave commune, une charpente de toiture ou toute autre partie commune. C'est le syndicat, personne morale représentant l'ensemble des copropriétaires, qui porte l'obligation.
Le syndic exécute la formalité pour le compte du syndicat
Le syndicat des copropriétaires n'agit pas par lui-même : c'est le syndic qui accomplit les actes en son nom. L'article 18 de la loi du 10 juillet 1965 charge le syndic d'administrer l'immeuble, de pourvoir à sa conservation, à sa garde et à son entretien, et, en cas d'urgence, de faire procéder de sa propre initiative aux travaux nécessaires à la sauvegarde de l'immeuble. La déclaration de présence de termites s'inscrit dans cette mission de conservation : dès que le syndic a connaissance de la contamination, que ce soit par un copropriétaire, un occupant, un diagnostiqueur ou une entreprise intervenant sur l'immeuble, il lui revient d'adresser la déclaration, sans attendre un vote en assemblée générale.
Le délai d'un mois et ses modalités
L'article R.126-2 du même code fixe un délai précis : la déclaration doit être adressée au maire dans le mois suivant la constatation. Elle prend la forme d'une lettre recommandée avec demande d'avis de réception, ou d'un dépôt contre récépissé à la mairie. Ce délai court à compter du moment où la présence de termites est constatée, et non à compter d'une décision d'assemblée générale ou d'un devis de traitement. La formalité elle-même est gratuite ; ce sont la recherche complémentaire et les travaux de traitement qui engagent des frais, à la charge du syndicat au titre des parties communes.
L'articulation avec le pouvoir du maire
Cette obligation de déclaration s'articule avec un second dispositif, distinct dans son déclenchement : l'article L.126-6 permet au maire, dans les secteurs qu'il a délimités par arrêté du conseil municipal, d'enjoindre aux propriétaires de procéder dans les six mois à la recherche de termites et aux travaux nécessaires. En cas de carence après mise en demeure, et sur autorisation du président du tribunal, le maire peut faire exécuter d'office ces recherches et travaux aux frais du propriétaire. Ce pouvoir d'injonction ne se substitue pas à l'obligation de déclaration : il s'y ajoute, et ne s'exerce que dans les zones identifiées par arrêté préfectoral comme foyers de termites, en application du premier alinéa de l'article L.131-3.
Quand les faits sont ambigus
La difficulté pratique tient souvent à la frontière entre parties communes et parties privatives. Si la contamination touche à la fois une cave commune et le lot d'un copropriétaire, la déclaration relève du syndicat pour la part commune, et de l'occupant ou du propriétaire du lot pour la part privative : les deux démarches peuvent coexister sans se confondre. De même, un copropriétaire qui découvre des termites dans les parties communes n'est pas personnellement tenu à la déclaration : il doit alerter le syndic, qui reste le seul interlocuteur de la mairie pour le compte du syndicat. Enfin, les conséquences d'un défaut de déclaration dans le délai d'un mois n'ont pas pu être vérifiées à leur source : le site ne peut donc pas affirmer quelle sanction s'applique en cas de retard ou d'omission, et se limite à signaler cette incertitude plutôt que de l'écarter.
Les recours ouverts
Le maire peut, dans les secteurs délimités par le conseil municipal, enjoindre la recherche et les travaux, avec exécution d'office aux frais du propriétaire en cas de carence.
Ce qu'il faut pouvoir produire
- Copie de la déclaration et son accusé de réception
- État parasitaire des parties communes
- Devis de traitement
- Procès-verbal d'assemblée générale ou décision d'urgence
Les erreurs qui coûtent cher
- Attendre l'assemblée générale pour déclarer, alors que le délai est d'un mois
- Limiter la recherche aux parties visibles
- Négliger d'informer les copropriétaires vendeurs, tenus à l'état parasitaire
Ce que les textes ne tranchent pas
- Les sanctions du défaut de déclaration n'ont pas pu être vérifiées à leur source.
Sources et dates de relevé. article L.126-4 du code de la construction et de l'habitation, Déclaration en mairie de la présence de termites, consulté le 12 septembre 2026. article R.126-2 du code de la construction et de l'habitation, Modalités de la déclaration de présence de termites en mairie, consulté le 12 septembre 2026. article 18 de la loi n° 65-557 du 10 juillet 1965, Missions du syndic de copropriété, consulté le 12 septembre 2026. article L.126-6 du code de la construction et de l'habitation, Injonction du maire de rechercher les termites et d'exécuter les travaux, consulté le 12 septembre 2026. premier alinéa de l'article L.131-3 du code de la construction et de l'habitation, Arrêté préfectoral délimitant les zones contaminées par les termites, consulté le 12 septembre 2026.
Les procédures liées
Recours et démarches
Propriétaire bailleur
Le moustique tigre se reproduit dans les gouttières de mon immeuble : suis-je concerné ?
Aucun texte national n'oblige le bailleur à traiter les moustiques tigres, mais l'article 1719 du code civil lui impose d'entretenir le bâti qui les fait proliférer. Concrètement, une gouttière bouchée relève de vous, la lutte collective relève de la commune et de l'agence régionale de santé.
Copropriétaire
Le syndic ne fait rien contre l'infestation de l'immeuble : quels sont mes moyens ?
Le syndicat des copropriétaires est responsable des dommages causés par le défaut d'entretien des parties communes, et le syndic doit prendre l'initiative des travaux d'urgence nécessaires à leur conservation. Ce fondement joue pleinement si l'infestation touche les parties communes, mais son activation concrète passe par la mise en demeure du syndic, puis, si besoin, par le vote en assemblée ou par la justice.
Propriétaire bailleur
Mon locataire refuse de laisser entrer l'entreprise de traitement : que puis-je faire ?
Le locataire ne peut pas s'opposer aux mesures générales de désinsectisation ou de désinfection, mais vous ne pouvez pas non plus entrer de force dans le logement. Face à un refus persistant, la mise en demeure écrite puis, si besoin, le juge des référés restent les seules voies pour obtenir l'accès.
Propriétaire bailleur
Mon locataire signale de la mérule : dois-je financer les travaux ?
Oui, le bailleur finance la quasi-totalité des travaux liés à la mérule, car ce champignon se développe sur un désordre du bâti qui relève des réparations autres que locatives. Seule une négligence caractérisée du locataire, comme une ventilation obstruée ou une fuite non signalée, peut déplacer une part de cette charge.
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Pigeons et propriétaire bailleur : logement loué vide
Le propriétaire bailleur finance l'obturation des accès, le nettoyage des combles et la pose de dispositifs anti-pigeons, car ces interventions relèvent du bâti et non de l'entretien courant à la charge du locataire. Cette obligation se déclenche dès que l'accumulation de fientes ou de nourriture attire les pigeons dans l'immeuble, et elle s'impose plus fortement encore si l'infestation rend le logement indécent.
Propriétaire bailleur
Puis-je récupérer le coût de la désinsectisation sur les charges du locataire ?
La liste des charges récupérables sur le locataire est fixée limitativement par décret, ce qui exclut en principe toute désinsectisation ponctuelle réalisée par le bailleur au titre de son obligation de délivrance. Le sort de la facture dépend donc de la nature de la prestation, curative ou récurrente, pas de la rédaction du bail.
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Cafards dans tout l'immeuble : ce qui relève du syndicat et ce qui reste privatifLe traitement des colonnes et du vide-ordures relève du syndicat, celui du logement reste privatif : sans coordination, l'infestation revient toujours.Copropriété
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Commune classée en zone à termites : ce que le classement change pour vousUn arrêté préfectoral de délimitation déclenche la déclaration en mairie, l'état relatif à la vente, l'injonction du maire et le traitement des bois lors d'une démolition.Zones et arrêtés
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Infestation urgente en copropriété : le syndic peut-il agir sans assemblée généraleEn cas d'urgence caractérisée, le syndic peut engager les travaux nécessaires à la sauvegarde de l'immeuble sans attendre l'assemblée générale, à charge de régulariser la dépense ensuite.Copropriété
