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Nuisibles ObligationsQui agit ? Qui paie ? Quels recours ?
Syndic et syndicat des copropriétaires · Moustique tigre

Moustique tigre et syndicat des copropriétaires : parties communes d'immeuble

Le syndic doit faire entretenir les regards, gouttières, siphons de cour et bassins d'agrément de la résidence, car cet entretien relève de la conservation des parties communes. Aucun texte vérifié n'impose en revanche un traitement anti-moustique spécifique, et la lutte publique contre le moustique tigre se limite à l'espace public et aux cas humains signalés.

La réponse courte À la charge de la copropriété

L'entretien des équipements communs est financé par le syndicat, le confort des logements reste à la charge de chacun.

Entretien des regards, gouttières et siphons communs
Fiche de situationSIT-055
Qui est concerné
Syndic et syndicat des copropriétaires
Nuisible
Moustique tigre
Qui paie
La copropriété
Délai à tenir
Sans délai légal
Textes cités
4 textes
Mise à jour
12 septembre 2026
La copropriétéQui paie
4Textes cités
Sans délai légalCurage avant saison moustique
4Étapes
Une personne vide et brosse les soucoupes de pots et la gouttière d'un jardin ensoleillé, moustiquaire posée sur un landau, dans les parties communes d'un immeuble.

Ce que dit le texte

Reproduit à l'identique

Ce que cela change chez vous

Application concrète

Pour un copropriétaire qui subit la nuisance, la question à poser n'est pas si le syndic doit démoustiquer, mais si le syndic entretient les regards, gouttières, siphons et avaloirs de la résidence. C'est cette obligation d'entretien, et elle seule, qui peut être invoquée.

Pour le syndic, cela signifie intégrer le curage de ces équipements dans le calendrier d'entretien courant, avant la saison d'activité du moustique tigre, plutôt que d'attendre une plainte pour improviser une intervention ponctuelle.

Pour les gîtes situés sur des parties privatives, comme un balcon, le syndic sort de son rôle d'entretien et bascule sur un rôle d'information, il peut alerter les résidents, il ne peut pas se substituer à eux.

Les cas où la réponse change

À vérifier avant d'agir
Aucune obligation légale de démoustication

Aucun texte vérifié n'oblige un syndicat à financer une démoustication. L'obligation qui s'impose reste celle, plus générale, d'entretenir les parties communes et leurs réseaux.

Balcons privatifs hors périmètre syndic

Les gîtes larvaires sur les balcons relèvent des copropriétaires eux-mêmes, pas du syndicat. Le syndic peut seulement informer, pas agir à leur place.

La règle en vidéo

Moustique tigre, 50 secondes
Qui doit agir, sous quel délai et avec quelles preuves : l'essentiel de la règle sur Moustique tigre en moins d'une minute.

La procédure, étape par étape

Délais indiqués en marge

Curer gouttières, regards et siphons

Le syndic fait curer les gouttières, regards, siphons de cour et avaloirs avant le début de la saison d'activité du moustique tigre.

Traiter les bassins d'agrément

Les bassins et fontaines d'agrément sont traités ou vidangés pour supprimer les eaux stagnantes propices à la ponte.

Informer les résidents des balcons

Le syndic diffuse aux résidents les consignes pour supprimer les gîtes larvaires sur les balcons et parties privatives.

Signaler les gîtes sur voirie

Les gîtes larvaires situés sur la voirie attenante à la résidence sont signalés à la commune.

Si l'autre partie refuse

Recours ouverts

Ce qui se passe en cas de refus

  • Le syndic reste silencieux malgré une demande écrite : le copropriétaire peut le mettre en demeure d'agir au titre de l'entretien des parties communes.
  • Les gîtes larvaires collectifs continuent de proliférer, ce qui aggrave la nuisance dans toute la résidence tant que les réseaux ne sont pas curés.
  • Pour la partie publique, voirie ou espace attenant, si la commune n'intervient pas, le relais est l'agence régionale de santé, sans que cela ne dispense le syndicat de traiter les parties communes de la résidence.
  • Un défaut d'entretien persistant des regards et gouttières peut engager la responsabilité du syndicat, qui répond des dommages causés par le défaut d'entretien des parties communes.

Ce qui joue en votre faveur

  • Des photos datées des gîtes identifiés dans les parties communes, regards, gouttières ou bassins.
  • Le contrat ou les bons d'intervention prouvant qu'un curage a, ou n'a pas, été réalisé avant la saison.
  • La note d'information diffusée ou non aux résidents sur les consignes de suppression des gîtes.
  • Les signalements adressés à la commune pour les gîtes situés sur la voirie attenante à la résidence.

Le courrier à envoyer

6 modèle(s)
Un bailleur et un technicien relisent un planning d'entretien affiché dans un couloir de cave Entreprise de dératisation Commander un plan de dératisation pour un immeuble loué : modèle de lettre Un plan de dératisation n'est pas une intervention, c'est un dispositif suivi et tracé. Ce modèle commande ce dispositif à une entreprise et fixe d'emblée ce que le bailleur devra pouvoir produire en cas de contrôle. Un gestionnaire prépare des lettres individuelles sous enveloppes sur une table de réunion Copropriétaire du lot Demander à un copropriétaire de faire traiter son lot : modèle de lettre Un lot non traité recontamine l'immeuble entier après chaque campagne. Ce modèle demande au copropriétaire l'accès et le traitement de son lot, en s'appuyant sur l'intérêt collectif plutôt que sur la faute. Un bailleur rédige un mot court, la carte de rendez-vous du technicien posée sur la table Locataire du logement Demander au locataire l'accès au logement pour un traitement : modèle de lettre Le traitement est commandé, l'entreprise a une date, et tout dépend maintenant de l'accès au logement et de sa préparation. Ce modèle fixe les deux par écrit, sans transformer la demande en sommation. Un habitant remplit un formulaire de signalement au guichet du service hygiène d'une mairie Service communal d'hygiène et de santé Signaler des nuisibles au service communal d'hygiène : modèle de lettre Quand le bailleur, le syndic ou le voisin ne bougent pas, le constat d'un tiers débloque le dossier. Ce modèle saisit le service communal d'hygiène et de santé, gratuitement et sans désigner de coupable. Un résident écrit à son bureau, la cour de l'immeuble visible par la fenêtre Syndic de copropriété Signaler des nuisibles dans les parties communes au syndic : modèle de lettre Une infestation qui circule par les gaines, les vide-ordures ou les caves ne se traite pas appartement par appartement. Ce modèle saisit le syndic sur les parties communes, seul niveau où le traitement a un sens. Une personne enregistre un signalement sur un ordinateur portable dans une cuisine ensoleillée, le jardin visible dehors Agence régionale de santé Signaler le moustique tigre à l'agence régionale de santé : modèle de lettre La lutte contre le moustique tigre repose sur la suppression des gîtes larvaires, pas sur la pulvérisation. Ce modèle signale un foyer persistant et demande l'intervention de l'opérateur de démoustication.

Le modèle se complète en ligne, se télécharge et s'imprime. Aucune coordonnée n'est demandée pour l'obtenir.

Faire traiter les nuisibles

Faire chiffrer l'intervention avant l'échéance

Une intervention ou un diagnostic doit souvent être produit avant une date précise. Décrivez la situation. Votre demande est transmise à des professionnels de votre zone.

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En détail

Syndic et syndicat des copropriétaires

Ce que la loi impose au syndicat

Le syndicat des copropriétaires a pour objet la conservation de l'immeuble et l'administration des parties communes, selon l'article 14 de la loi n° 65-557 du 10 juillet 1965. Les regards, les gouttières, les siphons de cour et les avaloirs qui collectent les eaux pluviales font partie de ces parties communes lorsqu'ils desservent l'ensemble de la résidence. Leur entretien n'est donc pas une option laissée à l'appréciation du syndic : c'est une obligation de conservation qui pèse sur le syndicat, et que le syndic exécute pour son compte.

L'article 18 de la même loi précise le rôle du syndic dans cette chaîne : il est chargé de pourvoir à la conservation, à la garde et à l'entretien de l'immeuble, et doit même agir de sa propre initiative en cas d'urgence. Un regard obstrué ou une gouttière qui retient l'eau stagnante toute la saison n'est pas qu'un désagrément esthétique, c'est un défaut d'entretien d'un équipement commun, avec les conséquences que cela peut avoir en cas de dommage.

Ce que cette obligation ne couvre pas

Aucun texte vérifié n'impose en revanche à un syndicat de copropriétaires de financer un traitement anti-moustique en tant que tel. L'obligation qui existe porte sur l'entretien des équipements, pas sur la démoustication comme finalité déclarée. En pratique, cela revient souvent au même résultat, puisque supprimer l'eau stagnante dans les regards et les gouttières supprime aussi les gîtes larvaires, mais la nuance compte si un copropriétaire réclame un traitement plutôt qu'un curage.

La lutte publique contre le moustique tigre, organisée par la loi n° 64-1246 du 16 décembre 1964 et précisée par le décret n° 2019-258 du 29 mars 2019, suit une logique différente. Les maires agissent au titre de leurs pouvoirs d'hygiène et de salubrité sur le territoire de la commune, et l'agence régionale de santé conduit une surveillance entomologique puis des interventions ciblées autour des cas humains signalés. Cette action publique concerne l'espace public et le suivi épidémiologique, pas l'intérieur d'une copropriété. Les parties communes d'un immeuble restent donc du seul ressort du syndicat, y compris quand la prolifération vient d'un réseau qui longe la voirie.

Quand la situation reste ambiguë

La difficulté pratique tient à la frontière entre parties communes et parties privatives. Un balcon, une jardinière ou une gouttière purement privative n'entrent pas dans le périmètre d'entretien du syndicat, la nuisance qui en provient reste à la charge du copropriétaire concerné, même si elle profite à tout le moustique tigre de la résidence. Le syndic ne peut alors qu'informer et recommander, pas imposer de travaux chez un copropriétaire récalcitrant.

Autre zone grise, un bassin ou une fontaine d'agrément dans les communs est souvent traité comme un élément de confort plutôt que comme un équipement technique. Il reste pourtant un gîte larvaire potentiel dès lors qu'il retient de l'eau stagnante, et son entretien relève de la même logique de conservation que les réseaux d'évacuation. Faute de texte qui le nomme explicitement, c'est l'assemblée générale, sur proposition du syndic, qui tranche l'ampleur du traitement à prévoir avant la saison d'activité du moustique.

Les recours ouverts

Un copropriétaire peut demander au syndic d'agir au titre de l'entretien ; pour l'espace public, l'interlocuteur est la commune puis l'agence régionale de santé.

Ce qu'il faut pouvoir produire

  • Photos des gîtes identifiés dans les communs
  • Contrat ou bons d'intervention de curage
  • Note d'information aux résidents
  • Signalements adressés à la commune

Les erreurs qui coûtent cher

  • Financer une pulvérisation adulticide sans supprimer les gîtes
  • Laisser un bassin d'agrément sans traitement ni poissons
  • Considérer les balcons privatifs comme hors sujet dans la communication

Ce que les textes ne tranchent pas

  • Aucune obligation légale de démoustication à la charge d'un syndicat de copropriétaires n'a été identifiée dans les textes vérifiés.

Sources et dates de relevé. article 14 de la loi n° 65-557 du 10 juillet 1965, Objet et responsabilité du syndicat des copropriétaires, consulté le 12 septembre 2026. article 18 de la loi n° 65-557 du 10 juillet 1965, Missions du syndic de copropriété, consulté le 12 septembre 2026. décret n° 2019-258 du 29 mars 2019, Prévention des maladies vectorielles, consulté le 12 septembre 2026. loi n° 64-1246 du 16 décembre 1964, Lutte contre les moustiques, consulté le 12 septembre 2026.

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