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Nuisibles ObligationsQui agit ? Qui paie ? Quels recours ?
Maire et commune · Moustique tigre

Qui doit démoustiquer : la commune, le département ou l'État ?

La commune n'a pas d'obligation de démoustication générale de son territoire : le maire agit sur les gîtes de l'espace public au titre de ses pouvoirs de salubrité, tandis que la surveillance entomologique et les interventions autour des cas humains relèvent de l'agence régionale de santé dans le cadre du dispositif national de prévention des maladies vectorielles. Cette répartition dépend de la nature du terrain concerné et de l'existence ou non d'un cas humain signalé.

La réponse courte À la charge de la commune

La commune finance l'assainissement de ses propres espaces, l'État et les agences régionales de santé assurent la surveillance et les interventions autour des cas humains.

Salubrité publique communale, prévention des fléaux
Fiche de situationSIT-098
Qui est concerné
Maire et commune
Nuisible
Moustique tigre
Qui paie
La commune
Délai à tenir
Sans délai légal
Textes cités
4 textes
Mise à jour
12 septembre 2026
La communeQui paie
4Textes cités
Sans délai légalSurveillance entomologique annuelle
4Étapes
Une personne vide et brosse les soucoupes de pots et la gouttière d'un jardin ensoleillé, moustiquaire posée sur un landau, aux abords d'une mairie.

Ce que dit le texte

Reproduit à l'identique

Ce que cela change chez vous

Application concrète

Si vous êtes un habitant, un gîte larvaire repéré sur la voirie, dans un avaloir ou près d'un bâtiment communal relève de la commune : c'est elle qu'il faut contacter, pas le département ni la préfecture.

Si vous êtes un élu ou un agent municipal, l'obligation ne consiste pas à traiter l'ensemble du territoire communal par pulvérisation, mais à supprimer méthodiquement les gîtes sur les espaces gérés par la commune et à relayer les messages de prévention auprès des habitants.

Si un cas humain de maladie transmise par le moustique tigre est en cause, la démarche change d'interlocuteur : c'est l'agence régionale de santé qui pilote l'intervention, la commune n'ayant pas vocation à s'y substituer.

Les cas où la réponse change

À vérifier avant d'agir
Organisation variable selon le département

Dans certains départements, la lutte antivectorielle est organisée différemment et peut mobiliser d'autres acteurs locaux. Cette organisation précise par département n'a pas été recensée ici, la prudence s'impose donc sur les détails locaux.

Gîte public ou cas humain signalé

Un gîte sur l'espace public relève du maire, tandis qu'un cas humain confirmé déclenche l'intervention de l'agence régionale de santé. La réponse et l'interlocuteur changent donc selon la nature exacte du signalement.

La règle en vidéo

Moustique tigre, 50 secondes
Qui doit agir, sous quel délai et avec quelles preuves : l'essentiel de la règle sur Moustique tigre en moins d'une minute.

La procédure, étape par étape

Délais indiqués en marge

Curer avaloirs et fontaines

La commune fait curer les avaloirs, les regards et les fontaines de l'espace public avant le début de la saison à moustiques.

Supprimer les réserves d'eau

Les services techniques et les cimetières municipaux suppriment leurs réserves d'eau stagnante qui servent de gîtes larvaires.

Informer sur les gîtes privés

La commune informe les habitants sur la nécessité de supprimer les gîtes larvaires présents sur leurs propriétés privées.

Relayer le signalement officiel

La commune relaie auprès des habitants le dispositif officiel de signalement des gîtes et des cas suspects.

Si l'autre partie refuse

Recours ouverts

Ce qui se passe en cas de refus

  • Si la commune se contente d'un traitement ponctuel par pulvérisation sans supprimer les gîtes, la prolifération reprend rapidement après le traitement.
  • Si les cimetières ou les bâtiments techniques municipaux sont laissés de côté, ces gîtes continuent d'alimenter la population de moustiques malgré les actions menées ailleurs.
  • Un signalement resté sans réponse de la commune ne donne pas ouverture à une démoustication forcée : aucun texte ne prévoit un tel recours.
  • En présence d'un cas humain, le signalement peut être porté directement à l'agence régionale de santé, qui agit indépendamment de la réponse de la commune.

Ce qui joue en votre faveur

  • L'article L.2212-2 du code général des collectivités territoriales fonde l'obligation du maire d'assurer la salubrité publique et de prévenir les fléaux calamiteux.
  • La loi n° 64-1246 du 16 décembre 1964 organise juridiquement la lutte contre les moustiques dans les départements concernés.
  • Le décret n° 2019-258 du 29 mars 2019 et l'arrêté du 23 juillet 2019 précisent la répartition des rôles entre la commune et l'agence régionale de santé.
  • Un inventaire des gîtes de l'espace public ou des échanges écrits avec l'agence régionale de santé permettent d'objectiver la situation en cas de désaccord.

Le courrier à envoyer

5 modèle(s)
Un responsable et un technicien affichent un plan de site avec des points de surveillance numérotés Entreprise de lutte contre les nuisibles Commander un plan de lutte contre les nuisibles pour un établissement : modèle de lettre Pour un établissement alimentaire, le plan de lutte contre les nuisibles n'est pas une prestation de confort : c'est une pièce du plan de maîtrise sanitaire, exigible au contrôle. Ce modèle le commande avec les éléments qui seront demandés. Un agent municipal prépare un dossier de mise en demeure au bureau d'une mairie Propriétaire de l'immeuble Mettre en demeure un propriétaire de traiter : modèle de lettre pour la mairie Le maire dispose d'une police sanitaire et peut imposer les mesures de destruction des nuisibles. Ce modèle notifie la mise en demeure, fixe le délai et annonce l'exécution d'office, seule suite qui la rende crédible. Un référent communal note sur une carte de terrain la position de plants envahissants, gants aux mains Référent ambroisie de la commune Signaler de l'ambroisie au référent communal : modèle de lettre L'ambroisie figure parmi les espèces végétales dont la prolifération est nuisible à la santé humaine, avec des obligations de destruction fixées par arrêté préfectoral. Ce modèle signale un foyer au référent territorial. Un commerçant écrit au propriétaire des murs depuis l'arrière-boutique Bailleur du local commercial Signaler des nuisibles au bailleur d'un local commercial : modèle de lettre Dans un bail commercial, la répartition dépend d'abord du contrat, ensuite du droit commun. Ce modèle signale l'infestation, réclame l'intervention sur le bâti et rappelle que l'obligation de sécurité envers les salariés ne se délègue pas. Une personne enregistre un signalement sur un ordinateur portable dans une cuisine ensoleillée, le jardin visible dehors Agence régionale de santé Signaler le moustique tigre à l'agence régionale de santé : modèle de lettre La lutte contre le moustique tigre repose sur la suppression des gîtes larvaires, pas sur la pulvérisation. Ce modèle signale un foyer persistant et demande l'intervention de l'opérateur de démoustication.

Le modèle se complète en ligne, se télécharge et s'imprime. Aucune coordonnée n'est demandée pour l'obtenir.

Faire traiter les nuisibles

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Une intervention ou un diagnostic doit souvent être produit avant une date précise. Décrivez la situation. Votre demande est transmise à des professionnels de votre zone.

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En détail

Maire et commune

Une compétence répartie entre la commune et l'État

La lutte contre le moustique tigre ne repose pas sur un texte unique confiant toute la charge à la commune. La loi n° 64-1246 du 16 décembre 1964 organise la lutte contre les moustiques dans les départements où sont constatées des conditions favorables au développement de maladies transmises par ces insectes. Le décret n° 2019-258 du 29 mars 2019 précise ensuite qui fait quoi : les maires agissent dans le cadre de leurs compétences en matière d'hygiène et de salubrité pour prévenir l'implantation et le développement des insectes vecteurs sur le territoire de leur commune, tandis que l'agence régionale de santé établit le programme annuel de surveillance entomologique et conduit les interventions autour des cas humains. La commune et l'État interviennent donc sur deux registres différents, l'un préventif et local, l'autre sanitaire et piloté au niveau régional.

Ce que le pouvoir de police du maire impose exactement

Le fondement de l'action municipale est l'article L.2212-2 du code général des collectivités territoriales, qui charge le maire d'assurer la salubrité publique et de prévenir, par des précautions convenables, les fléaux calamiteux tels que les maladies épidémiques ou contagieuses. Appliqué au moustique tigre, ce pouvoir se traduit concrètement par la suppression des gîtes larvaires présents sur l'espace public : avaloirs, regards, fontaines, réserves d'eau des services techniques et des cimetières. Le maire mobilise aussi les habitants pour qu'ils traitent les gîtes situés sur leurs propriétés privées, mais cette mobilisation reste une action d'information, pas un pouvoir de contrainte généralisé sur le domaine privé. Aucun texte ne crée un droit à une démoustication de confort financée par la commune sur l'ensemble du territoire communal, y compris sur les espaces privés.

L'articulation avec la surveillance sanitaire de l'État

L'arrêté du 23 juillet 2019 fixe les modalités de la surveillance entomologique, de l'intervention autour des détections et de la prospection, du traitement et des travaux autour des lieux fréquentés par des cas humains de maladies transmises par les moustiques vecteurs. Cette mission relève de l'agence régionale de santé, pas de la commune. Concrètement, quand un cas humain de maladie transmise par le moustique tigre est détecté, c'est ce dispositif national qui prend le relais pour organiser la prospection et le traitement autour du lieu concerné, indépendamment de l'action de salubrité que mène par ailleurs le maire sur l'espace public. Les deux dispositifs se complètent : le travail communal réduit la population de moustiques en continu, la surveillance sanitaire réagit ponctuellement à la détection d'un risque de transmission.

Quand la situation reste incertaine

Le brief qui fonde cette analyse signale que l'organisation concrète de la lutte antivectorielle varie d'un département à l'autre et que ces variations locales n'ont pas été recensées ici. Un lecteur confronté à une situation précise doit donc vérifier auprès de sa commune ou de l'agence régionale de santé comment ce cadre général se traduit localement, en particulier lorsque le doute porte sur le statut du terrain concerné : espace public, propriété communale technique comme un cimetière, ou propriété privée. Ce doute change directement la réponse : sur l'espace public, la responsabilité de suppression du gîte revient à la commune ; sur une propriété privée, elle revient à son propriétaire, la commune se limitant à l'information ; en cas de cas humain confirmé, l'interlocuteur devient l'agence régionale de santé.

Les recours ouverts

Un habitant peut signaler un gîte sur l'espace public à la commune, et un cas humain relève du signalement à l'agence régionale de santé.

Ce qu'il faut pouvoir produire

  • Inventaire des gîtes de l'espace public
  • Marché ou convention avec l'opérateur de démoustication
  • Supports de communication auprès des habitants
  • Échanges avec l'agence régionale de santé

Les erreurs qui coûtent cher

  • Promettre une démoustication générale du territoire
  • Traiter par pulvérisation sans supprimer les gîtes
  • Ignorer les cimetières et les serres municipales

Ce que les textes ne tranchent pas

  • L'organisation de la lutte antivectorielle varie selon les départements et n'a pas été collectée.

Sources et dates de relevé. loi n° 64-1246 du 16 décembre 1964, Lutte contre les moustiques, consulté le 12 septembre 2026. décret n° 2019-258 du 29 mars 2019, Prévention des maladies vectorielles, consulté le 12 septembre 2026. arrêté du 23 juillet 2019, Surveillance entomologique, intervention autour des détections et prospection, consulté le 12 septembre 2026. article L.2212-2 du code général des collectivités territoriales, Pouvoirs de police du maire en matière de salubrité publique, consulté le 12 septembre 2026.

Les procédures liées

Recours et démarches
Deux personnes arrachent et ensachent des pieds d'ambroisie sur un talus, gants et masques, sur un terrain privé. Propriétaire d'un terrain De l'ambroisie pousse sur mon terrain non bâti : que suis-je obligé de faire ? Tout propriétaire d'un terrain non bâti où pousse de l'ambroisie doit mettre en œuvre les mesures de prévention et de lutte contre cette plante, à ses frais. Le contenu précis de ces mesures et leur délai dépendent de l'arrêté préfectoral du département, dont le contenu n'a pas été vérifié ici. Un technicien équipé pose un piège à collerette autour d'un pin, un parent tient un enfant à distance, dans un établissement recevant du public. Exploitant d'établissement recevant du public Des chenilles processionnaires sont dans les arbres de la cour : quelle procédure ? Les chenilles processionnaires du chêne et du pin figurent sur la liste réglementaire des espèces nuisibles à la santé humaine, ce qui oblige tout gestionnaire du terrain à agir dans le délai fixé par l'arrêté préfectoral du département. Dans la cour d'un établissement recevant du public, la mise en sécurité immédiate de la zone prime sur ce délai, car les poils urticants restent actifs longtemps après la chute des nids. Un technicien pose un poste d'appâtage sécurisé le long d'une plinthe pendant que l'occupant prend des notes, dans un établissement recevant du public. Exploitant d'établissement recevant du public Des rongeurs sont signalés dans un établissement scolaire : qui doit agir et payer ? Le règlement sanitaire départemental impose aux directeurs d'établissements publics de prévenir l'introduction des rongeurs et de faire vérifier périodiquement l'état des locaux. Dans un établissement scolaire, le chef d'établissement signale la situation, mais c'est la collectivité propriétaire des murs, commune, département ou région selon le niveau, qui finance les travaux et la dératisation. Un apiculteur protégé et un technicien observent un nid volumineux en haut d'un arbre, périmètre de sécurité en place, dans un établissement recevant du public. Exploitant d'établissement recevant du public Frelon asiatique et exploitant d'établissement recevant du public : établissement recevant du public <p>La priorité est la mise en sécurité immédiate du public, par balisage et fermeture de la zone, avant toute intervention de destruction confiée à une entreprise spécialisée. Cette obligation s&#39;articule avec la procédure de signalement instaurée par la loi de 2025, qui passe le cas échéant par la mairie, et son financement dépend de la convention entre l&#39;exploitant et le propriétaire des murs.</p> Deux personnes comparent un devis écrit et des photographies sur une table, la mallette du technicien posée à côté, dans un commerce de proximité. Commerçant ou restaurateur J'ai reçu un rapport de contrôle défavorable sur les nuisibles : quelles suites et quel délai ? Le rapport de contrôle défavorable fixe lui-même les non-conformités relevées et le délai de mise en conformité, sur la base de l'obligation générale de lutte contre les nuisibles. La suite donnée, de la lettre d'avertissement à la fermeture administrative, dépend du niveau de risque retenu pour le consommateur. Un technicien pose un poste d'appâtage sécurisé le long d'une plinthe pendant que l'occupant prend des notes, sur un terrain privé. Propriétaire d'un terrain Mon terrain sert de dépôt sauvage et attire les rats : suis-je responsable ? Le propriétaire d'un terrain nu reste responsable de la lutte contre les rongeurs, même si les dépôts sauvages qui les attirent sont l'œuvre de tiers. Le règlement sanitaire départemental lui impose de faire enlever les détritus et de dératiser, sous peine de mise en demeure du maire.

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