Aller au contenu
Nuisibles ObligationsQui agit ? Qui paie ? Quels recours ?
Maire et commune · Rats et souris

Un habitant signale une invasion de rats : que doit faire la commune ?

Le maire doit traiter l'infestation sur le domaine public et faire respecter les obligations de dératisation des propriétaires privés dont l'immeuble entretient le foyer de rats. Cette réponse suppose de bien distinguer ce qui relève de la commune de ce qui relève de chaque propriétaire, faute de quoi le traitement reste inefficace.

La réponse courte La réponse dépend de l'origine de l'infestation

La commune finance la dératisation du domaine public et de ses propres bâtiments, chaque propriétaire finance la sienne.

Assurer la salubrité publique face aux rongeurs
Fiche de situationSIT-092
Qui est concerné
Maire et commune
Nuisible
Rats et souris
Qui paie
Cela dépend de l'origine
Délai à tenir
Sans délai légal
Textes cités
4 textes
Mise à jour
12 septembre 2026
Cela dépend de l'origineQui paie
4Textes cités
Sans délai légalMise en demeure
4Étapes
Un technicien pose un poste d'appâtage sécurisé le long d'une plinthe pendant que l'occupant prend des notes, aux abords d'une mairie.

Ce que dit le texte

Reproduit à l'identique

Ce que cela change chez vous

Application concrète

Pour l'habitant qui signale l'invasion, cela signifie que la mairie ne peut pas se contenter de transmettre l'information : elle doit soit traiter elle-même si la cause est publique, soit engager une mise en demeure du propriétaire responsable si la cause est privée.

Pour la commune, cela implique de garder une trace écrite du signalement et du traitement effectué, car c'est cette trace qui permettra de démontrer, en cas de contestation, que l'obligation de salubrité a bien été respectée.

Pour le propriétaire privé visé par une mise en demeure, la règle signifie qu'il doit lui-même organiser et financer la dératisation de son immeuble, sans pouvoir renvoyer cette charge sur la commune.

Les cas où la réponse change

À vérifier avant d'agir
Numérotation du règlement selon le département

Le règlement sanitaire départemental n'a pas le même numéro d'article partout : celui applicable localement doit être vérifié avant toute mise en demeure. La référence citée ici correspond à l'arrêté type, mais chaque département peut l'avoir renuméroté.

Procédure de recours non détaillée ici

La procédure contradictoire et les voies de recours contre une mise en demeure n'ont pas été vérifiées article par article. Un propriétaire visé peut donc disposer de garanties procédurales qui ne sont pas décrites dans cette fiche.

La règle en vidéo

Rats et souris, 50 secondes
Qui doit agir, sous quel délai et avec quelles preuves : l'essentiel de la règle sur Rats et souris en moins d'une minute.

La procédure, étape par étape

Délais indiqués en marge

Constater et localiser l'infestation

Le service compétent constate l'ampleur de l'invasion et localise les foyers de rongeurs.

Traiter réseaux et bâtiments communaux

La commune traite les réseaux, avaloirs et bâtiments communaux concernés par l'infestation.

Mettre en demeure les propriétaires

Le maire met en demeure les propriétaires privés dont l'immeuble entretient l'infestation.

Coordonner une campagne d'îlot

Si plusieurs immeubles sont touchés, la commune coordonne une campagne de dératisation à l'échelle de l'îlot.

Si l'autre partie refuse

Recours ouverts

Ce qui se passe en cas de refus

  • La mise en demeure adressée au propriétaire reste sans effet si celui-ci ne réalise aucune mesure de dératisation dans le délai qu'elle fixe.
  • En cas d'inaction persistante, une exécution d'office peut être engagée aux frais du propriétaire, selon la procédure applicable.
  • L'infestation continue de se propager depuis l'immeuble non traité vers le domaine public et les immeubles voisins, ce qui complique le traitement communal.
  • Sans mise en demeure écrite, la commune ne dispose d'aucune base pour engager une exécution d'office ultérieure.

Ce qui joue en votre faveur

  • Le registre des signalements et des constats permet d'établir la date et l'ampleur de l'infestation.
  • Le rapport du service communal d'hygiène et de santé ou du prestataire objective l'origine du foyer.
  • Les copies des mises en demeure adressées aux propriétaires prouvent que la commune a fait appliquer le règlement sanitaire départemental.
  • Le marché ou contrat de dératisation des réseaux et bâtiments communaux démontre que la commune a traité sa propre part.

Le courrier à envoyer

5 modèle(s)
Un bailleur et un technicien relisent un planning d'entretien affiché dans un couloir de cave Entreprise de dératisation Commander un plan de dératisation pour un immeuble loué : modèle de lettre Un plan de dératisation n'est pas une intervention, c'est un dispositif suivi et tracé. Ce modèle commande ce dispositif à une entreprise et fixe d'emblée ce que le bailleur devra pouvoir produire en cas de contrôle. Un responsable et un technicien affichent un plan de site avec des points de surveillance numérotés Entreprise de lutte contre les nuisibles Commander un plan de lutte contre les nuisibles pour un établissement : modèle de lettre Pour un établissement alimentaire, le plan de lutte contre les nuisibles n'est pas une prestation de confort : c'est une pièce du plan de maîtrise sanitaire, exigible au contrôle. Ce modèle le commande avec les éléments qui seront demandés. Un agent municipal prépare un dossier de mise en demeure au bureau d'une mairie Propriétaire de l'immeuble Mettre en demeure un propriétaire de traiter : modèle de lettre pour la mairie Le maire dispose d'une police sanitaire et peut imposer les mesures de destruction des nuisibles. Ce modèle notifie la mise en demeure, fixe le délai et annonce l'exécution d'office, seule suite qui la rende crédible. Un référent communal note sur une carte de terrain la position de plants envahissants, gants aux mains Référent ambroisie de la commune Signaler de l'ambroisie au référent communal : modèle de lettre L'ambroisie figure parmi les espèces végétales dont la prolifération est nuisible à la santé humaine, avec des obligations de destruction fixées par arrêté préfectoral. Ce modèle signale un foyer au référent territorial. Un commerçant écrit au propriétaire des murs depuis l'arrière-boutique Bailleur du local commercial Signaler des nuisibles au bailleur d'un local commercial : modèle de lettre Dans un bail commercial, la répartition dépend d'abord du contrat, ensuite du droit commun. Ce modèle signale l'infestation, réclame l'intervention sur le bâti et rappelle que l'obligation de sécurité envers les salariés ne se délègue pas.

Le modèle se complète en ligne, se télécharge et s'imprime. Aucune coordonnée n'est demandée pour l'obtenir.

Faire traiter les nuisibles

Faire chiffrer l'intervention avant l'échéance

Une intervention ou un diagnostic doit souvent être produit avant une date précise. Décrivez la situation. Votre demande est transmise à des professionnels de votre zone.

1. Votre situation2. Vos coordonnées
Où en êtes-vous ?
Vos coordonnées

En détail

Maire et commune

Quand un habitant signale une invasion de rats, la commune n'est pas un simple relais d'information : le maire dispose d'un pouvoir de police propre en matière de salubrité. L'article L.2212-2 du code général des collectivités territoriales confie à la police municipale le soin de prévenir, par des précautions convenables, les fléaux calamiteux et les pollutions de toute nature, catégorie dans laquelle entre une infestation de rongeurs susceptible de propager des maladies. Ce texte donne au maire une base d'action générale sur l'ensemble du territoire communal, mais il ne dit pas, à lui seul, qui doit matériellement traiter quoi : c'est le règlement sanitaire départemental qui précise cette répartition entre la commune et les propriétaires.

Ce que le règlement sanitaire départemental impose exactement

L'article 119 du règlement sanitaire départemental met l'obligation de dératisation à la charge des propriétaires d'immeubles ou d'établissements privés et des directeurs d'établissements publics. Ils doivent prendre toutes mesures pour éviter l'introduction des rongeurs, entretenir les dispositifs de protection, vérifier périodiquement avec les locataires ou occupants si les caves, cours, égouts, entrepôts, locaux commerciaux, vide-ordures, locaux d'animaux domestiques, cuisines et réserves alimentaires collectives sont infestés, et faire enlever tous les dépôts de détritus susceptibles d'attirer les rongeurs. Cette obligation pèse sur chaque propriétaire pour son propre immeuble, pas sur la commune. La commune, elle, reste responsable du traitement du domaine public communal (voirie, réseaux, avaloirs) et de ses propres bâtiments, dont elle finance elle-même la dératisation.

Comment ces textes s'articulent entre eux

Le rôle du maire consiste donc à faire deux choses en même temps : traiter directement ce qui relève de la commune, et faire appliquer, auprès des propriétaires privés, les obligations que leur impose déjà le règlement sanitaire départemental. L'article L.1311-1 du code de la santé publique pose que des décrets en Conseil d'État fixent les règles générales d'hygiène, et l'article L.1311-2 du même code permet au représentant de l'État dans le département comme au maire de compléter ces règles par arrêté, pour édicter des dispositions particulières de protection de la santé publique dans le département ou la commune. Le maire peut donc, par arrêté municipal, préciser ou renforcer localement les obligations de dératisation, en s'appuyant sur cette faculté de complément. Un habitant qui signale une invasion ne fait donc pas seulement remonter une nuisance ponctuelle : il déclenche potentiellement l'application combinée de ces quatre textes, chacun jouant un rôle différent dans la chaîne de responsabilité, du pouvoir de police général jusqu'à l'obligation concrète pesant sur le propriétaire visé.

Quand les faits restent ambigus

La difficulté pratique tient presque toujours à l'origine du foyer. Si l'invasion part d'un immeuble privé mal entretenu, la responsabilité de dératisation revient d'abord à son propriétaire, et le maire doit le mettre en demeure plutôt que de traiter à sa place sur fonds communaux. Si le foyer est alimenté par le réseau d'égouts, les avaloirs ou des locaux communaux, c'est à la commune d'agir directement, sans attendre une quelconque mise en demeure puisqu'elle est elle-même gestionnaire des lieux. Entre les deux, quand les rats circulent entre plusieurs immeubles et l'espace public sans qu'on puisse isoler une source unique, aucun des textes cités ne trace de ligne nette : le maire doit alors traiter ce qui relève du domaine public tout en engageant en parallèle les mises en demeure nécessaires auprès des propriétaires identifiés, sans attendre d'avoir déterminé un responsable unique, sous peine de laisser l'infestation se reconstituer depuis la partie non traitée.

Les recours ouverts

En cas d'inaction persistante d'un propriétaire, la mise en demeure peut être suivie d'une exécution d'office aux frais du propriétaire, selon la procédure applicable.

Ce qu'il faut pouvoir produire

  • Registre des signalements et des constats
  • Rapport du service communal d'hygiène et de santé ou du prestataire
  • Copies des mises en demeure adressées aux propriétaires
  • Marché ou contrat de dératisation des réseaux et bâtiments communaux

Les erreurs qui coûtent cher

  • Traiter le seul domaine public alors que la source est un immeuble privé
  • Répondre oralement à un signalement, sans trace écrite
  • Lancer une campagne sans gestion coordonnée des déchets

Ce que les textes ne tranchent pas

  • Le règlement sanitaire départemental est un texte départemental, sa numérotation doit être recoupée avec l'arrêté applicable.
  • Le détail de la procédure contradictoire et des voies de recours n'a pas été vérifié article par article dans cette collecte.

Sources et dates de relevé. article L.2212-2 du code général des collectivités territoriales, Pouvoirs de police du maire en matière de salubrité publique, consulté le 12 septembre 2026. article 119 du règlement sanitaire départemental (arrêté type, version départementale applicable), Lutte contre les rongeurs, consulté le 12 septembre 2026. article L.1311-2 du code de la santé publique, Arrêtés préfectoraux et municipaux complétant les règles d'hygiène, consulté le 12 septembre 2026. article L.1311-1 du code de la santé publique, Règles générales d'hygiène fixées par décret, consulté le 12 septembre 2026.

Les procédures liées

Recours et démarches
Une personne inspecte à la lampe torche le dessous d'un évier et l'arrière d'une plinthe de cuisine, des postes d'appâtage fermés à côté, dans un établissement recevant du public. Exploitant d'établissement recevant du public Des blattes sont présentes dans une cuisine de restauration collective : quelles obligations ? La présence de blattes en cuisine de restauration collective engage l'exploitant au titre du règlement européen sur l'hygiène des denrées alimentaires, qui impose des méthodes adéquates de lutte contre les organismes nuisibles. Cette obligation se vérifie concrètement dans le plan de maîtrise sanitaire, dont les relevés et les actions correctives conditionnent l'appréciation portée lors d'un contrôle. Un technicien pose un poste d'appâtage sécurisé le long d'une plinthe pendant que l'occupant prend des notes, dans un établissement recevant du public. Exploitant d'établissement recevant du public Des rongeurs sont signalés dans un établissement scolaire : qui doit agir et payer ? Le règlement sanitaire départemental impose aux directeurs d'établissements publics de prévenir l'introduction des rongeurs et de faire vérifier périodiquement l'état des locaux. Dans un établissement scolaire, le chef d'établissement signale la situation, mais c'est la collectivité propriétaire des murs, commune, département ou région selon le niveau, qui finance les travaux et la dératisation. Un technicien pose un poste d'appâtage sécurisé le long d'une plinthe pendant que l'occupant prend des notes, dans un commerce de proximité. Commerçant ou restaurateur Des traces de rongeurs sont apparues dans ma réserve : quelles sont mes obligations ? L'exploitant d'un commerce alimentaire qui découvre des traces de rongeurs dans sa réserve doit mettre en place un dispositif de lutte documenté et vérifier périodiquement l'absence d'infestation, en vertu du règlement européen sur l'hygiène et du règlement sanitaire départemental. Cette obligation ne s'accompagne d'aucun délai légal fixe, sauf si un contrôle sanitaire impose ensuite des mesures correctives assorties d'un calendrier. Un technicien pose un poste d'appâtage sécurisé le long d'une plinthe pendant que l'occupant prend des notes, dans un commerce de proximité. Commerçant ou restaurateur Les rats viennent de l'immeuble ou du commerce voisin : puis-je me retourner contre eux ? Oui, vous pouvez agir contre le propriétaire de l'immeuble ou le commerce voisin si l'origine de l'infestation se situe chez eux, mais cela ne vous dispense pas de traiter votre propre local. Le bon interlocuteur dépend de qui contrôle le bâti concerné : propriétaire, syndicat de copropriétaires ou exploitant voisin. Deux personnes soulèvent un matelas et inspectent les coutures à la lampe torche, housses de protection et appareil vapeur prêts, dans un établissement recevant du public. Exploitant d'établissement recevant du public Punaises de lit et exploitant d'établissement recevant du public : établissement recevant du public Dans un établissement accueillant des personnes âgées, l'exploitant doit traiter les punaises de lit sans attendre, selon un protocole écrit qui protège la santé des résidents et des salariés. La marche à suivre est conditionnée par la fragilité des occupants, qui interdit tout traitement générique ou précipité. Deux personnes soulèvent un matelas et inspectent les coutures à la lampe torche, housses de protection et appareil vapeur prêts, dans un établissement recevant du public. Exploitant d'établissement recevant du public Un client signale des punaises de lit dans une chambre d'hôtel : quelles sont mes obligations ? Aucun texte n'organise spécifiquement la lutte contre les punaises de lit dans un hôtel, mais l'exploitant reste tenu de fournir une prestation conforme et de protéger la santé des personnes présentes dans l'établissement. Concrètement, cela impose de retirer immédiatement la chambre de la vente jusqu'à un contrôle négatif, faute de quoi sa responsabilité contractuelle envers le client est engagée.

À lire ensuite

Analyses
Trouver un professionnel du traitement