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Nuisibles ObligationsQui agit ? Qui paie ? Quels recours ?
Maire et commune · Chenilles processionnaires

Des chenilles processionnaires sont dans les arbres de la commune : que doit faire la mairie ?

<p>Face à des chenilles processionnaires dans ses arbres, la commune doit exécuter les mesures fixées par l&#39;arrêté préfectoral du département, en priorité aux abords des écoles et des aires de jeux. Cette obligation, qui pèse sur tout gestionnaire de terrain, s&#39;accompagne du pouvoir du maire de faire appliquer les mêmes règles aux propriétaires privés défaillants.</p>

La réponse courte À la charge de la commune

<p>La commune finance l&#39;échenillage de son patrimoine, chaque propriétaire finance le sien.</p>

Mettre en œuvre les mesures de l'arrêté préfectoral
Fiche de situationSIT-100
Qui est concerné
Maire et commune
Nuisible
Chenilles processionnaires
Qui paie
La commune
Délai à tenir
Sans délai légal
Textes cités
5 textes
Mise à jour
12 septembre 2026
La communeQui paie
5Textes cités
Sans délai légalDélai d'exécution des mesures
4Étapes
Un technicien équipé pose un piège à collerette autour d'un pin, un parent tient un enfant à distance, aux abords d'une mairie.

Ce que dit le texte

Reproduit à l'identique

Ce que cela change chez vous

Application concrète

Pour un habitant, cela signifie que la présence de chenilles processionnaires dans les arbres communaux n'est pas une simple nuisance à tolérer : la commune a l'obligation légale de mettre en œuvre les mesures fixées par l'arrêté préfectoral, en priorité aux abords des écoles et des aires de jeux.

Pour un propriétaire privé situé sur le territoire de la commune, cela signifie que le maire est fondé à lui demander de traiter ses propres arbres selon les mêmes règles, et à documenter cette demande par courrier.

Dans les deux cas, le financement suit la propriété : la commune paie pour son patrimoine arboré, chaque propriétaire privé paie pour le sien.

Les cas où la réponse change

À vérifier avant d'agir
Délai fixé par arrêté préfectoral

<p>L&#39;arrêté préfectoral du département fixe lui-même la durée du délai imposé à la commune. Cette durée n&#39;est pas identique partout et doit être vérifiée dans le département concerné.</p>

Arbres communaux ou terrains privés

<p>Sur son propre patrimoine, la commune exécute et finance directement les mesures. Sur les terrains privés, elle se limite à faire appliquer l&#39;arrêté préfectoral aux propriétaires.</p>

La règle en vidéo

Chenilles processionnaires, 50 secondes
Qui doit agir, sous quel délai et avec quelles preuves : l'essentiel de la règle sur Chenilles processionnaires en moins d'une minute.

La procédure, étape par étape

Délais indiqués en marge

Recensement des nids prioritaires

<p>La commune recense les nids de chenilles processionnaires, en priorité aux abords des écoles et des aires de jeux.</p>

Balisage des zones à risque

<p>Avant toute intervention, les zones à risque sont balisées pour écarter le public.</p>

Échenillage et pose de pièges

<p>La commune fait écheniller les arbres concernés et pose des pièges à descente en saison utile.</p>

Information et relance des propriétaires

<p>La commune informe les habitants de la situation et relance les propriétaires privés qui n&#39;ont pas encore agi.</p>

Si l'autre partie refuse

Recours ouverts

Ce qui se passe en cas de refus

  • Si la commune n'agit pas sur son patrimoine arboré, un habitant peut signaler les nids non traités au service hygiène de la mairie pour l'inciter à intervenir.
  • Le maire tire de son pouvoir de police en matière de salubrité, prévu à l'article L.2212-2 du code général des collectivités territoriales, l'obligation de faire cesser ce type de fléau, ce qui rend une inaction prolongée difficile à justifier.
  • Si c'est un propriétaire privé qui refuse d'agir sur son propre terrain, le maire peut faire appliquer l'arrêté préfectoral et le relancer par courrier pour qu'il traite ses arbres.
  • Tant que les mesures fixées par l'arrêté préfectoral ne sont pas exécutées, le risque sanitaire aux abords des zones concernées, écoles et aires de jeux comprises, perdure.

Ce qui joue en votre faveur

  • L'inventaire des arbres et des nids identifiés sur le domaine communal.
  • Le plan pluriannuel d'échenillage et de pose de pièges mis en place par la commune.
  • Les bons d'intervention et rapports du prestataire chargé du traitement.
  • Les courriers adressés aux propriétaires privés concernés par l'arrêté préfectoral.

Le courrier à envoyer

3 modèle(s)

Le modèle se complète en ligne, se télécharge et s'imprime. Aucune coordonnée n'est demandée pour l'obtenir.

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En détail

Maire et commune

Un nuisible inscrit sur la liste réglementaire

L'article L.1338-1 du code de la santé publique permet de fixer par décret la liste des espèces dont la prolifération menace la santé humaine. Le décret n° 2022-686 du 25 avril 2022 a ajouté à cette liste la chenille processionnaire du chêne et la chenille processionnaire du pin, qui figurent désormais à l'article D.1338-1 aux côtés des ambroisies. Cette inscription n'est pas symbolique : elle déclenche l'application des mesures de prévention et de lutte prévues par ce même décret, sur l'ensemble du territoire où l'espèce est présente, y compris sur le domaine public communal.

Ce que l'arrêté préfectoral impose à la commune

L'article R.1338-4 du code de la santé publique pose une règle générale, sans exception de statut : tout propriétaire, locataire, exploitant, gestionnaire de terrains bâtis ou non bâtis, ayant droit ou occupant à quelque titre que ce soit, doit mettre en œuvre les mesures déterminées par l'arrêté préfectoral, dans le délai que cet arrêté fixe. La commune n'échappe pas à cette obligation dès lors qu'elle est propriétaire ou gestionnaire d'arbres exposés aux chenilles processionnaires. Elle doit donc exécuter, sur son propre patrimoine arboré, exactement les mesures que l'arrêté du préfet du département a déterminées, ni plus ni moins, et dans le délai qu'il a fixé. En pratique, cela conduit la commune à traiter en priorité les arbres situés aux abords des écoles et des aires de jeux, là où l'exposition des enfants au risque urticant est la plus forte.

Le financement suit la logique de la propriété : la commune prend en charge l'échenillage et la pose de pièges sur son propre patrimoine arboré, tandis que chaque propriétaire privé finance les mesures sur ses propres terrains. L'arrêté préfectoral ne change pas cette répartition, il fixe seulement le contenu et le calendrier des mesures à exécuter.

Un pouvoir de police qui s'ajoute à l'obligation

Le maire tient par ailleurs de l'article L.2212-2 du code général des collectivités territoriales un pouvoir de police générale en matière de salubrité publique, qui inclut le soin de faire cesser les fléaux calamiteux. Ce texte ne se substitue pas à l'arrêté préfectoral pris sur le fondement du code de la santé publique : il vient le compléter. La commune agit donc à un double titre. Comme tout gestionnaire de terrain, elle exécute directement les mesures de lutte sur son patrimoine arboré. Comme autorité de police locale, elle s'appuie sur ce pouvoir pour faire respecter l'arrêté préfectoral par les propriétaires privés du territoire communal qui négligent leurs propres arbres, et pour justifier son intervention face à un risque sanitaire avéré.

Quand les mesures et le délai restent à préciser

Les textes cités fixent le principe de l'obligation mais pas son contenu précis : c'est l'arrêté préfectoral du département qui détermine les mesures concrètes attendues, comme l'échenillage ou le piégeage, et le délai dans lequel elles doivent être exécutées. Cet arrêté n'a pas été collecté dans le cadre de cette analyse, ce qui signifie que ni la nature exacte des mesures ni la durée du délai opposable à la commune ne peuvent être affirmées ici de façon générale. Une commune ou un habitant qui veut connaître l'obligation précise doit donc se référer à l'arrêté préfectoral en vigueur dans son département, et non à une règle nationale uniforme. Cette incertitude porte sur les modalités d'exécution, pas sur le principe même de l'obligation.

Les recours ouverts

Un habitant peut signaler des nids à la mairie ; le maire peut faire appliquer l'arrêté préfectoral aux propriétaires défaillants.

Ce qu'il faut pouvoir produire

  • Inventaire des arbres et des nids
  • Plan pluriannuel d'échenillage et de pose de pièges
  • Bons d'intervention et rapports du prestataire
  • Courriers aux propriétaires privés concernés

Les erreurs qui coûtent cher

  • Faire intervenir les agents des espaces verts sans équipement adapté
  • Traiter hors de la fenêtre biologique utile
  • Oublier le nettoyage du sol après chute des nids

Ce que les textes ne tranchent pas

  • Les mesures et les délais opposables sont fixés par l'arrêté préfectoral du département, non collecté dans cette session.

Sources et dates de relevé. article L.1338-1 du code de la santé publique, Espèces végétales et animales dont la prolifération est nuisible à la santé humaine, consulté le 12 septembre 2026. décret n° 2022-686 du 25 avril 2022, Lutte contre la chenille processionnaire du chêne et la chenille processionnaire du pin, consulté le 12 septembre 2026. article R.1338-4 du code de la santé publique, Mesures imposées aux propriétaires et occupants par arrêté préfectoral, consulté le 12 septembre 2026. article D.1338-1 du code de la santé publique, Liste des espèces dont la prolifération menace la santé humaine, consulté le 12 septembre 2026. article L.2212-2 du code général des collectivités territoriales, Pouvoirs de police du maire en matière de salubrité publique, consulté le 12 septembre 2026.

Les procédures liées

Recours et démarches
Deux personnes arrachent et ensachent des pieds d'ambroisie sur un talus, gants et masques, sur un terrain privé. Propriétaire d'un terrain De l'ambroisie pousse sur mon terrain non bâti : que suis-je obligé de faire ? Tout propriétaire d'un terrain non bâti où pousse de l'ambroisie doit mettre en œuvre les mesures de prévention et de lutte contre cette plante, à ses frais. Le contenu précis de ces mesures et leur délai dépendent de l'arrêté préfectoral du département, dont le contenu n'a pas été vérifié ici. Un technicien pose un poste d'appâtage sécurisé le long d'une plinthe pendant que l'occupant prend des notes, dans un établissement recevant du public. Exploitant d'établissement recevant du public Des rongeurs sont signalés dans un établissement scolaire : qui doit agir et payer ? Le règlement sanitaire départemental impose aux directeurs d'établissements publics de prévenir l'introduction des rongeurs et de faire vérifier périodiquement l'état des locaux. Dans un établissement scolaire, le chef d'établissement signale la situation, mais c'est la collectivité propriétaire des murs, commune, département ou région selon le niveau, qui finance les travaux et la dératisation. Un apiculteur protégé et un technicien observent un nid volumineux en haut d'un arbre, périmètre de sécurité en place, dans un établissement recevant du public. Exploitant d'établissement recevant du public Frelon asiatique et exploitant d'établissement recevant du public : établissement recevant du public <p>La priorité est la mise en sécurité immédiate du public, par balisage et fermeture de la zone, avant toute intervention de destruction confiée à une entreprise spécialisée. Cette obligation s&#39;articule avec la procédure de signalement instaurée par la loi de 2025, qui passe le cas échéant par la mairie, et son financement dépend de la convention entre l&#39;exploitant et le propriétaire des murs.</p> Une personne vide et brosse les soucoupes de pots et la gouttière d'un jardin ensoleillé, moustiquaire posée sur un landau, dans un établissement recevant du public. Exploitant d'établissement recevant du public Mon camping est envahi par le moustique tigre : quelles sont mes obligations ? <p>Aucun texte vérifié n&#39;impose à l&#39;exploitant d&#39;un camping un traitement anti-moustique spécifique contre le moustique tigre. La réponse dépend de la répartition des rôles entre l&#39;exploitant, qui gère les gîtes larvaires de son site, la commune, compétente en hygiène et salubrité, et l&#39;agence régionale de santé, qui intervient autour des cas humains.</p> Un technicien pose un poste d'appâtage sécurisé le long d'une plinthe pendant que l'occupant prend des notes, sur un terrain privé. Propriétaire d'un terrain Mon terrain sert de dépôt sauvage et attire les rats : suis-je responsable ? Le propriétaire d'un terrain nu reste responsable de la lutte contre les rongeurs, même si les dépôts sauvages qui les attirent sont l'œuvre de tiers. Le règlement sanitaire départemental lui impose de faire enlever les détritus et de dératiser, sous peine de mise en demeure du maire.

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