Termites et maire et commune : terrain nu
Quand une démolition totale ou partielle a lieu dans une zone délimitée par arrêté préfectoral au titre des termites, les bois et matériaux contaminés doivent être incinérés sur place ou traités avant tout transport, et la personne qui a réalisé les opérations en fait la déclaration en mairie. Cette obligation ne joue que si le terrain est bien situé dans une zone officiellement délimitée, ce que la commune doit vérifier avant et après le chantier.
Le maître d'ouvrage de la démolition supporte l'incinération ou le traitement des bois contaminés.
- Qui est concerné
- Maire et commune
- Nuisible
- Termites
- Qui paie
- Cela dépend de l'origine
- Délai à tenir
- Sans délai légal
- Textes cités
- 4 textes
- Mise à jour
- 12 septembre 2026
Ce que dit le texte
Reproduit à l'identiqueI. Dans les secteurs délimités par le conseil municipal, le maire peut enjoindre aux propriétaires d'immeubles bâtis et non bâtis de procéder dans les six mois à la recherche de termites ainsi qu'aux travaux préventifs ou d'éradication nécessaires. II. En cas de carence d'un propriétaire et après mise en demeure demeurée infructueuse, le maire peut, sur autorisation du président du tribunal, faire procéder d'office et aux frais du propriétaire à la recherche de termites ainsi qu'aux travaux. III. En cas de démolition totale ou partielle d'un bâtiment situé dans les zones définies au premier alinéa de l'article L.131-3, les bois et matériaux contaminés sont incinérés sur place ou traités avant tout transport.
Ce que cela veut dire iciInjonction du maire de rechercher les termites et d'exécuter les travaux
Consulter le texte en vigueurLorsque, dans une ou plusieurs communes, des foyers de termites sont identifiés, un arrêté préfectoral, pris sur proposition ou après consultation des conseils municipaux intéressés, délimite les zones contaminées ou susceptibles de l'être à court terme.
Ce que cela veut dire iciArrêté préfectoral délimitant les zones contaminées par les termites
Consulter le texte en vigueurDès qu'il a connaissance de la présence de termites dans un immeuble bâti ou non bâti, l'occupant de l'immeuble contaminé en fait la déclaration en mairie. À défaut d'occupant, la déclaration incombe au propriétaire. Pour les parties communes d'un immeuble relevant de la loi n° 65-557 du 10 juillet 1965, la déclaration incombe au syndicat des copropriétaires.
Ce que cela veut dire iciDéclaration en mairie de la présence de termites
Consulter le texte en vigueurLa déclaration de la présence de termites dans un immeuble est adressée au maire dans le mois suivant la constatation, par lettre recommandée avec demande d'avis de réception ou déposée contre récépissé à la mairie.
Ce que cela veut dire iciModalités de la déclaration de présence de termites en mairie
Consulter le texte en vigueurCe que cela change chez vous
Application concrètePour la commune, cette règle transforme un contrôle diffus de la présence de termites en un point de vigilance précis à intégrer dans l'instruction des permis de démolir et des autorisations d'urbanisme : le rappel de l'obligation doit intervenir en amont, avant que le chantier ne commence.
Une fois les travaux achevés, la mairie devient le point de passage obligé de la déclaration faite par la personne ayant procédé à la démolition, et le lieu où sont conservés les justificatifs de traitement des bois évacués.
En l'absence de délai chiffré vérifié pour cette déclaration postérieure, la commune ne peut pas fonder son contrôle sur une échéance précise : elle doit s'appuyer sur l'existence même de l'obligation, quitte à la rappeler explicitement dans les pièces d'urbanisme délivrées.
Les cas où la réponse change
À vérifier avant d'agirL'article L.126-6 vise la démolition totale ou partielle d'un bâtiment, pas seulement sa destruction complète. Une commune qui ne contrôlerait que les démolitions totales laisserait échapper les chantiers partiels pourtant couverts par le texte.
Le délai exact de la déclaration faite après une démolition n'a pas pu être vérifié dans les textes cités. La commune doit donc s'appuyer sur l'existence de l'obligation de déclarer, sans opposer d'échéance précise au maître d'ouvrage.
La procédure, étape par étape
Délais indiqués en margeVérifier la zone délimitée
La commune vérifie si le chantier de démolition est situé dans une zone délimitée par arrêté préfectoral.
Rappeler l'obligation au maître d'ouvrage
Dès l'instruction du dossier d'urbanisme, la commune rappelle au maître d'ouvrage son obligation de traiter les bois contaminés.
Recueillir la déclaration après opérations
Une fois la démolition achevée, la commune recueille la déclaration faite par la personne ayant procédé aux opérations.
Contrôler les justificatifs de traitement
La commune contrôle les justificatifs attestant de l'incinération ou du traitement des bois évacués du chantier.
Si l'autre partie refuse
Recours ouvertsCe qui se passe en cas de refus
- Le maire peut engager la procédure d'injonction prévue par l'article L.126-6 à l'égard du propriétaire ou du maître d'ouvrage défaillant.
- Il peut signaler l'infraction aux autorités compétentes.
- Des bois contaminés non traités peuvent être évacués et transportés hors du chantier, alors que l'article L.126-6 impose précisément l'inverse.
- L'absence de déclaration en mairie prive la commune de tout moyen de contrôler les justificatifs de traitement des bois évacués.
Ce qui joue en votre faveur
- La copie de l'arrêté préfectoral de délimitation établit que le terrain relève bien du régime de l'article L.126-6.
- La déclaration de démolition reçue en mairie atteste que la personne ayant procédé aux opérations a rempli son obligation.
- Les justificatifs d'incinération ou de traitement des bois permettent à la commune de vérifier le respect concret de la règle.
- La mention de l'obligation dans l'autorisation d'urbanisme démontre que la commune a rempli son rôle de rappel dès l'instruction du dossier.
Faire chiffrer l'intervention avant l'échéance
Une intervention ou un diagnostic doit souvent être produit avant une date précise. Décrivez la situation : des entreprises qui couvrent votre secteur répondent avec leur délai d'intervention, leur méthode et leur prix.
En détail
Maire et communeUne obligation déclenchée par l'arrêté préfectoral
L'obligation d'incinérer sur place ou de traiter les bois et matériaux contaminés avant tout transport ne s'applique pas à toute démolition : elle suppose que le bâtiment démoli soit situé dans une zone délimitée par arrêté préfectoral, pris en application du premier alinéa de l'article L.131-3 du code de la construction et de l'habitation. Cet arrêté est établi par le préfet, sur proposition ou après consultation des conseils municipaux concernés, dès lors que des foyers de termites sont identifiés dans une ou plusieurs communes. Tant que le terrain n'est pas compris dans une telle zone, l'obligation spécifique de traitement des bois de démolition ne trouve pas à s'appliquer, même si des termites y ont été signalés ponctuellement sur la parcelle.
Ce que la commune doit faire respecter
L'article L.126-6 du code de la construction et de l'habitation prévoit, à son III, qu'en cas de démolition totale ou partielle d'un bâtiment situé dans les zones délimitées, les bois et matériaux contaminés sont incinérés sur place ou traités avant tout transport. La personne qui a procédé aux opérations de démolition doit ensuite en faire la déclaration en mairie. Le coût de cette incinération ou de ce traitement incombe au maître d'ouvrage de la démolition, et non à la commune. Le rôle de la commune consiste donc à vérifier que le chantier se situe bien en zone délimitée, à rappeler cette obligation au maître d'ouvrage, notamment lors de l'instruction des autorisations d'urbanisme, puis à recueillir la déclaration une fois les opérations achevées et à contrôler les justificatifs de traitement des bois évacués.
Articulation avec la déclaration de présence de termites
Cette obligation de démolition s'articule avec le régime général de déclaration prévu à l'article L.126-4 : dès qu'il a connaissance de la présence de termites, l'occupant de l'immeuble, ou à défaut le propriétaire, en fait la déclaration en mairie. L'article R.126-2 précise que cette déclaration est adressée au maire dans le mois suivant la constatation, par lettre recommandée avec demande d'avis de réception ou déposée contre récépissé. Ce cadre général de délai concerne la déclaration de présence de termites elle-même ; il n'est pas formulé, dans les textes cités, comme s'appliquant littéralement à la déclaration faite après une démolition en zone délimitée. La commune doit donc s'appuyer sur l'obligation de déclaration posée par l'article L.126-6, sans pouvoir opposer au maître d'ouvrage un délai chiffré qui n'est pas expressément prévu pour cette situation précise.
Quand les faits sont ambigus
La formulation de l'article L.126-6 vise la démolition totale ou partielle d'un bâtiment, ce qui couvre aussi bien un chantier complet qu'une intervention partielle sur une structure. Une commune qui limiterait son contrôle aux seules démolitions complètes laisserait échapper une partie des situations que le texte entend couvrir. De la même façon, en l'absence de délai chiffré vérifié pour la déclaration postérieure aux opérations, la commune ne peut pas opposer une échéance précise au maître d'ouvrage : elle doit se fonder sur l'obligation de déclaration elle-même, et non sur un délai qu'aucun texte cité ne fixe explicitement pour ce cas. Cette incertitude ne dispense pas la commune de rappeler l'obligation dès l'instruction du dossier d'urbanisme, moment où le rappel a le plus de portée pratique, ni de contrôler ensuite les justificatifs de traitement des bois évacués du chantier.
Les recours ouverts
En cas de manquement constaté, le maire peut engager la procédure d'injonction et signaler l'infraction aux autorités compétentes.
Ce qu'il faut pouvoir produire
- Copie de l'arrêté préfectoral de délimitation
- Déclaration de démolition reçue en mairie
- Justificatifs d'incinération ou de traitement des bois
- Mention de l'obligation dans l'autorisation d'urbanisme
Les erreurs qui coûtent cher
- Laisser évacuer des bois contaminés sans traitement
- Considérer l'obligation comme limitée aux démolitions totales
- Omettre le rappel de l'obligation dans l'autorisation d'urbanisme
Ce que les textes ne tranchent pas
- Le délai exact de la déclaration après démolition n'a pas pu être vérifié littéralement.
Sources et dates de relevé. article L.126-6 du code de la construction et de l'habitation, Injonction du maire de rechercher les termites et d'exécuter les travaux, consulté le 12 septembre 2026. premier alinéa de l'article L.131-3 du code de la construction et de l'habitation, Arrêté préfectoral délimitant les zones contaminées par les termites, consulté le 12 septembre 2026. article L.126-4 du code de la construction et de l'habitation, Déclaration en mairie de la présence de termites, consulté le 12 septembre 2026. article R.126-2 du code de la construction et de l'habitation, Modalités de la déclaration de présence de termites en mairie, consulté le 12 septembre 2026.