Aller au contenu
Nuisibles ObligationsQui agit ? Qui paie ? Quels recours ?
Propriétaire bailleur · Termites

Je démolis un bâtiment situé en zone termites : quelles précautions le code impose-t-il ?

En cas de démolition totale ou partielle d'un bâtiment situé dans une zone délimitée par arrêté préfectoral au titre des termites, les bois et matériaux contaminés doivent être incinérés sur place ou traités avant tout transport hors du site. Cette obligation de résultat pèse sur le propriétaire bailleur en tant que maître d'ouvrage et s'accompagne d'une information de la mairie.

La réponse courte À la charge du bailleur

Le surcoût de traitement ou d'incinération des bois est intégré au coût de démolition, à la charge du maître d'ouvrage.

Incinérer ou traiter les bois avant transport
Fiche de situationSIT-031
Qui est concerné
Propriétaire bailleur
Nuisible
Termites
Qui paie
Le bailleur
Délai à tenir
Sans délai légal
Textes cités
4 textes
Mise à jour
12 septembre 2026
Le bailleurQui paie
4Textes cités
Sans délai légalAvant transport des bois
4Étapes
Un diagnostiqueur sonde une poutre au maillet et relève l'humidité du bois, lampe torche allumée, dans un logement.

Ce que dit le texte

Reproduit à l'identique

Ce que cela change chez vous

Application concrète

En pratique, le propriétaire bailleur qui organise la démolition doit intégrer le traitement ou l'incinération des bois contaminés directement dans le marché de travaux, avant même le début du chantier, puisque la loi interdit tout transport de bois contaminés sans traitement préalable.

Le surcoût lié à ce traitement ou à cette incinération s'ajoute au coût global de la démolition et reste à la charge du bailleur en tant que maître d'ouvrage, sans possibilité de le reporter sur l'entreprise de démolition ou sur un tiers.

Le bailleur doit également anticiper l'information de la mairie sur le déroulement de l'opération, en s'appuyant sur la déclaration de présence de termites déjà réalisée ou à réaliser sans délai auprès de la commune.

Les cas où la réponse change

À vérifier avant d'agir
Démolition partielle, même obligation

Même lorsque seule une partie du bâtiment est démolie, les bois contaminés doivent être incinérés ou traités avant tout transport. La loi ne réduit pas cette obligation aux démolitions totales.

Règles locales de brûlage incertaines

Les conditions pratiques de l'incinération sur place dépendent d'arrêtés locaux relatifs au brûlage, non détaillés par le code de la construction. Le propriétaire bailleur doit vérifier ces règles avant de retenir cette option dans son marché de travaux.

La règle en vidéo

Termites, 50 secondes
Qui doit agir, sous quel délai et avec quelles preuves : l'essentiel de la règle sur Termites en moins d'une minute.

La procédure, étape par étape

Délais indiqués en marge

Vérifier le classement en zone

Vérifier si la parcelle est comprise dans le périmètre de l'arrêté préfectoral délimitant les zones contaminées par les termites.

Réaliser un état parasitaire

Faire réaliser un état parasitaire du bâtiment avant le début de la démolition.

Prévoir le traitement des bois

Intégrer dans le marché de travaux le traitement ou l'incinération sur place des bois contaminés avant tout transport.

Déclarer l'opération à la mairie

Déclarer l'opération à la mairie et conserver l'ensemble des justificatifs correspondants.

Si l'autre partie refuse

Recours ouverts

Ce qui se passe en cas de refus

  • Le maire peut mettre en demeure le propriétaire bailleur de procéder aux travaux nécessaires si l'obligation de traitement avant transport n'est pas respectée.
  • En cas de mise en demeure restée sans effet, le maire peut, sur autorisation du président du tribunal, faire exécuter les travaux d'office aux frais du propriétaire bailleur.
  • Le non-respect de l'obligation expose au risque de propagation du foyer de termites vers les parcelles voisines.
  • Cette propagation peut engager la responsabilité civile du propriétaire bailleur envers les propriétaires voisins concernés.

Ce qui joue en votre faveur

  • La copie de l'arrêté préfectoral de zonage établit que le bâtiment se trouve bien dans une zone soumise à l'obligation de traitement avant transport.
  • La déclaration adressée à la mairie démontre que la présence de termites a été portée à la connaissance de l'autorité compétente.
  • Les bordereaux de traitement ou d'incinération des bois attestent du respect concret de l'obligation lors de la démolition.
  • Le rapport de l'état parasitaire préalable permet de documenter l'étendue de la contamination avant le début des travaux.

Le courrier à envoyer

6 modèle(s)
Un technicien remet une attestation signée à un bailleur sur le pas de la porte Locataire entrant Attester du traitement d'un logement avant relocation : modèle de lettre Relouer un logement qui a été infesté suppose de pouvoir le prouver traité. Ce modèle remet au locataire entrant l'information et les pièces, ce qui coupe court à la réclamation qui suit toute réapparition. Un propriétaire remet un formulaire complété au guichet d'une mairie, tampon et registre sur le comptoir Mairie de la commune Déclarer la présence de termites en mairie : modèle de lettre La déclaration en mairie est une obligation, pas une démarche facultative : elle alimente la carte des zones contaminées sur laquelle reposent les arrêtés préfectoraux de délimitation. Ce modèle la met en forme. Un bailleur rédige un mot court, la carte de rendez-vous du technicien posée sur la table Locataire du logement Demander au locataire l'accès au logement pour un traitement : modèle de lettre Le traitement est commandé, l'entreprise a une date, et tout dépend maintenant de l'accès au logement et de sa préparation. Ce modèle fixe les deux par écrit, sans transformer la demande en sommation. Une locataire vérifie ligne par ligne un décompte de charges, crayon et calculatrice en main Locataire du logement Imputer un traitement de nuisibles aux charges locatives : modèle de lettre Une part des interventions se récupère en charges, une autre non, et la frontière n'est pas celle du montant. Ce modèle explique l'imputation au locataire en citant le texte qui la fonde, ce qui évite la contestation en fin d'année. Un copropriétaire classe la copie d'une lettre formelle dans un dossier étiqueté, calendrier au mur Syndic de copropriété Mettre en demeure un syndic inactif face aux nuisibles : modèle de lettre Le signalement est resté lettre morte et l'immeuble reste infesté. Ce modèle met le syndic en demeure et, dans le même courrier, demande l'inscription de la question à l'ordre du jour de la prochaine assemblée générale. Un résident écrit à son bureau, la cour de l'immeuble visible par la fenêtre Syndic de copropriété Signaler des nuisibles dans les parties communes au syndic : modèle de lettre Une infestation qui circule par les gaines, les vide-ordures ou les caves ne se traite pas appartement par appartement. Ce modèle saisit le syndic sur les parties communes, seul niveau où le traitement a un sens.

Le modèle se complète en ligne, se télécharge et s'imprime. Aucune coordonnée n'est demandée pour l'obtenir.

Faire traiter les nuisibles

Faire chiffrer l'intervention avant l'échéance

Une intervention ou un diagnostic doit souvent être produit avant une date précise. Décrivez la situation. Votre demande est transmise à des professionnels de votre zone.

1. Votre situation2. Vos coordonnées
Où en êtes-vous ?
Vos coordonnées

En détail

Propriétaire bailleur

Une obligation de résultat déclenchée par la démolition

L'article L.126-6, III, du code de la construction et de l'habitation impose une règle précise : en cas de démolition totale ou partielle d'un bâtiment situé dans une zone définie au premier alinéa de l'article L.131-3, les bois et matériaux contaminés par les termites doivent être incinérés sur place ou traités avant tout transport. Il ne s'agit pas d'une simple recommandation mais d'une obligation de résultat : le maître d'ouvrage, ici le propriétaire bailleur qui décide de démolir, doit s'assurer que les bois contaminés ne quittent jamais le site sans avoir été traités ou détruits sur place. Le texte ne distingue pas selon l'ampleur des travaux : une démolition partielle, portant sur une aile du bâtiment ou une simple dépendance, déclenche la même contrainte qu'une démolition totale.

Le zonage préfectoral, condition préalable

Cette obligation ne s'applique que si le bâtiment se trouve dans une zone délimitée par arrêté préfectoral, conformément au premier alinéa de l'article L.131-3. Cet arrêté est pris lorsque des foyers de termites ont été identifiés dans une ou plusieurs communes, sur proposition ou après consultation des conseils municipaux concernés. Le propriétaire bailleur doit donc, avant d'engager la démolition, vérifier que sa parcelle figure bien dans le périmètre de cet arrêté. Si elle n'y figure pas, l'obligation spécifique de traitement avant transport tirée de l'article L.126-6, III, ne trouve pas à s'appliquer, même si des termites ont pu être constatés ponctuellement dans le bâtiment.

L'articulation avec l'obligation de déclaration

Cette règle de démolition s'inscrit dans un dispositif plus large. Dès la découverte de termites, l'article L.126-4 impose à l'occupant de l'immeuble, ou au propriétaire à défaut d'occupant, de déclarer cette présence en mairie. L'article R.126-2 précise que cette déclaration doit être adressée au maire dans le mois suivant la constatation, par lettre recommandée avec demande d'avis de réception ou déposée contre récépissé à la mairie. Pour le propriétaire bailleur qui démolit dans une zone classée, cette déclaration initiale conditionne en pratique la connaissance qu'a la mairie de la contamination et sert de point d'appui à l'opération de démolition elle-même, dont le déroulement doit être porté à sa connaissance.

Le pouvoir du maire en cas de carence

L'article L.126-6, dans ses paragraphes I et II, donne au maire un pouvoir d'injonction distinct mais complémentaire : dans les secteurs délimités par le conseil municipal, il peut enjoindre aux propriétaires de rechercher les termites et d'exécuter les travaux nécessaires dans un délai de six mois. En cas de carence après mise en demeure restée sans effet, le maire peut, avec l'autorisation du président du tribunal, faire exécuter d'office les travaux aux frais du propriétaire. Ce mécanisme constitue la contrepartie de l'obligation de traitement avant transport : il permet à la commune de reprendre la main si le propriétaire bailleur ne respecte pas ses obligations lors de la démolition.

Quand les faits restent incertains

La loi fixe le principe, incinération ou traitement avant transport, mais elle ne détaille pas les conditions techniques de l'incinération sur place. Ces modalités pratiques, notamment la possibilité de brûler des bois sur le terrain, dépendent d'arrêtés locaux relatifs au brûlage à l'air libre, dont le contenu varie d'une commune à l'autre et n'est pas fixé par le code de la construction et de l'habitation. Un propriétaire bailleur qui envisage l'incinération sur place doit donc vérifier ces règles locales avant de l'inscrire dans son marché de travaux, faute de quoi le traitement préalable en atelier ou en centre spécialisé reste la solution la plus sûre.

Les recours ouverts

Le non-respect expose à l'intervention du maire et à la propagation du foyer vers les parcelles voisines, avec les responsabilités civiles qui s'y attachent.

Ce qu'il faut pouvoir produire

  • Copie de l'arrêté préfectoral de zonage
  • Déclaration adressée à la mairie
  • Bordereaux de traitement ou d'incinération des bois
  • Rapport de l'état parasitaire préalable

Les erreurs qui coûtent cher

  • Évacuer des bois contaminés en déchetterie ordinaire
  • Démolir sans état parasitaire préalable en zone classée
  • Omettre l'information de la mairie

Ce que les textes ne tranchent pas

  • Les modalités pratiques de l'incinération sur place dépendent des arrêtés locaux relatifs au brûlage, non vérifiés ici.

Sources et dates de relevé. article L.126-6 du code de la construction et de l'habitation, Injonction du maire de rechercher les termites et d'exécuter les travaux, consulté le 12 septembre 2026. premier alinéa de l'article L.131-3 du code de la construction et de l'habitation, Arrêté préfectoral délimitant les zones contaminées par les termites, consulté le 12 septembre 2026. article L.126-4 du code de la construction et de l'habitation, Déclaration en mairie de la présence de termites, consulté le 12 septembre 2026. article R.126-2 du code de la construction et de l'habitation, Modalités de la déclaration de présence de termites en mairie, consulté le 12 septembre 2026.

Les procédures liées

Recours et démarches
Deux personnes comparent un devis écrit et des photographies sur une table, la mallette du technicien posée à côté, dans les parties communes d'un immeuble. Syndic et syndicat des copropriétaires Comment répartir le coût d'un traitement entre le syndicat et les copropriétaires ? Le partage suit la frontiere entre parties communes et parties privatives fixee par le reglement de copropriete de l'immeuble. Le syndicat finance l'entretien des communs, chaque copropriétaire finance l'interieur de son lot, et cette cle depend du reglement propre a chaque immeuble, pas d'un texte national uniforme. Un couple et un diagnostiqueur lisent un rapport d'état parasitaire à la table d'une maison ancienne en pierre Acheteur Le diagnostic termites était négatif mais je découvre des dégâts : que faire ? Un diagnostic termites négatif n'empêche pas la présence réelle de termites : l'état repose sur des sondages non destructifs et peut comporter des parties non visitées, mentionnées en réserve dans le rapport. La responsabilité du diagnostiqueur, assuré pour cette activité, dépend alors du contenu exact de ces réserves, tandis que la présence constatée doit être déclarée en mairie. Deux personnes comparent un devis écrit et des photographies sur une table, la mallette du technicien posée à côté, dans un logement. Locataire Le logement est invivable à cause des nuisibles : puis-je partir sans préavis ? <p>Le locataire ne peut pas quitter le logement infesté sans préavis : le bail ne se rompt pas de plein droit et les obligations contractuelles restent dues tant qu&#39;un accord ou une décision de justice n&#39;y met pas fin. La possibilité de suspendre le loyer ou d&#39;être relogé dépend en revanche d&#39;une procédure d&#39;insalubrité ou d&#39;une décision du juge, distincte du simple constat de nuisibles.</p> Un locataire photographie une plinthe abîmée à côté d'une note manuscrite datée, les preuves alignées au sol Locataire Puis-je arrêter de payer mon loyer tant que le logement est infesté ? <p>Non, un locataire ne peut pas décider seul de suspendre son loyer, même si le logement est infesté. Seul un juge peut réduire ou suspendre le paiement, après une procédure qui suppose d&#39;abord d&#39;avoir formellement demandé la mise en conformité au bailleur.</p> Des résidents et un gestionnaire d'immeuble discutent dans l'escalier, une note d'information affichée au mur Syndic et syndicat des copropriétaires Puis-je engager un traitement en urgence sans attendre l'assemblée générale ? <p>Oui, le syndic peut engager un traitement d&#39;urgence contre un nuisible sans attendre l&#39;assemblée générale. Cette faculté suppose une urgence réelle et documentée, faute de quoi la dépense engagée pourra être contestée après coup.</p> Des résidents et un gestionnaire d'immeuble discutent dans l'escalier, une note d'information affichée au mur Syndic et syndicat des copropriétaires Un copropriétaire refuse le traitement de son lot et bloque l'opération : quels leviers ? Le règlement sanitaire départemental interdit aux occupants de s'opposer aux mesures générales de désinfection et de désinsectisation, ce qui prive en principe le copropriétaire récalcitrant de tout droit de refus. Cette obligation ne donne toutefois au syndic aucun pouvoir d'entrée forcée : la solution passe par la mise en demeure, puis par le juge ou le service communal d'hygiène et de santé.

À lire ensuite

Analyses
Trouver un professionnel du traitement