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Nuisibles ObligationsQui agit ? Qui paie ? Quels recours ?
Propriétaire bailleur · Tous nuisibles

La mairie me met en demeure de traiter mon logement : que se passe-t-il si je n'agis pas ?

Si le propriétaire bailleur n'exécute pas les mesures prescrites, le maire ou le préfet peut les faire réaliser d'office et lui en facturer le coût, avec pour les termites une autorisation du président du tribunal. Ce qui se passe précisément dépend du texte sur lequel repose l'arrêté et du délai qu'il fixe.

La réponse courte À la charge du bailleur

L'exécution d'office se solde par une facture publique recouvrée sur le propriétaire, en général plus élevée qu'un devis privé.

Exécuter les mesures prescrites dans le délai imparti
Fiche de situationSIT-029
Qui est concerné
Propriétaire bailleur
Nuisible
Tous nuisibles
Qui paie
Le bailleur
Délai à tenir
Sans délai légal
Textes cités
5 textes
Mise à jour
12 septembre 2026
Le bailleurQui paie
5Textes cités
Sans délai légalDélai fixé par l'arrêté
4Étapes
Un locataire photographie une plinthe abîmée à côté d'une note manuscrite datée, les preuves alignées au sol

Ce que dit le texte

Reproduit à l'identique

Ce que cela change chez vous

Application concrète

Concrètement, le propriétaire perd la main dès qu'il laisse passer le délai fixé par l'arrêté : la décision de traiter, le choix de l'entreprise et le calendrier des travaux ne lui appartiennent plus une fois l'exécution d'office engagée.

La facture qui en résulte est une créance publique recouvrée directement auprès de lui, sans la négociation possible avec un prestataire choisi librement, et généralement pour un montant supérieur à celui d'une intervention organisée en amont.

Pour un risque termites, cette bascule n'est pas automatique : elle suppose une mise en demeure restée sans effet puis une autorisation du président du tribunal, ce qui laisse au propriétaire une dernière fenêtre pour agir avant que la procédure judiciaire ne s'enclenche.

Les cas où la réponse change

À vérifier avant d'agir
Fondement termites et autorisation judiciaire

Si la mise en demeure vise un risque termites, l'exécution d'office suppose une autorisation préalable du président du tribunal. Le délai de six mois s'applique à l'injonction initiale de recherche et de traitement, pas à la mise en demeure elle-même.

Recours possible mais sans suspension

Contester l'arrêté par recours gracieux ou contentieux reste possible mais ne bloque pas son exécution. Mieux vaut engager les travaux en parallèle du recours pour limiter le risque d'exécution d'office.

La règle en vidéo

Tous nuisibles, 50 secondes
Qui doit agir, sous quel délai et avec quelles preuves : l'essentiel de la règle sur Tous nuisibles en moins d'une minute.

La procédure, étape par étape

Délais indiqués en marge

Lire l'arrêté et son fondement

Il faut lire attentivement l'arrêté notifié pour identifier son fondement juridique et le délai imparti.

Répondre avec un calendrier

Il faut répondre par écrit à l'administration en présentant un calendrier précis de travaux.

Faire réaliser les travaux

Il faut faire réaliser les mesures prescrites par une entreprise qualifiée.

Transmettre les justificatifs

Il faut transmettre à l'administration les justificatifs attestant de la réalisation des travaux.

Si l'autre partie refuse

Recours ouverts

Ce qui se passe en cas de refus

  • Le maire ou le préfet peut faire exécuter d'office les mesures prescrites par l'arrêté.
  • Le coût de cette exécution d'office est ensuite recouvré auprès du propriétaire.
  • Pour un risque termites, le maire doit obtenir l'autorisation du président du tribunal avant d'agir aux frais du propriétaire.
  • Le recours contre l'arrêté ne suspend pas son exécution, ce qui laisse la procédure suivre son cours pendant l'instruction du recours.

Ce qui joue en votre faveur

  • La copie de l'arrêté notifié et de son accusé de réception, pour dater précisément le point de départ du délai.
  • Le devis et le calendrier de travaux transmis à l'administration, qui démontrent une réaction rapide.
  • Les rapports d'intervention et attestations de fin de travaux, qui prouvent l'exécution effective des mesures.
  • Les courriers d'échange avec le service instructeur, qui retracent le dialogue engagé avec l'administration.

Le courrier à envoyer

6 modèle(s)
Un technicien remet une attestation signée à un bailleur sur le pas de la porte Locataire entrant Attester du traitement d'un logement avant relocation : modèle de lettre Relouer un logement qui a été infesté suppose de pouvoir le prouver traité. Ce modèle remet au locataire entrant l'information et les pièces, ce qui coupe court à la réclamation qui suit toute réapparition. Un responsable et un technicien affichent un plan de site avec des points de surveillance numérotés Entreprise de lutte contre les nuisibles Commander un plan de lutte contre les nuisibles pour un établissement : modèle de lettre Pour un établissement alimentaire, le plan de lutte contre les nuisibles n'est pas une prestation de confort : c'est une pièce du plan de maîtrise sanitaire, exigible au contrôle. Ce modèle le commande avec les éléments qui seront demandés. Un bailleur rédige un mot court, la carte de rendez-vous du technicien posée sur la table Locataire du logement Demander au locataire l'accès au logement pour un traitement : modèle de lettre Le traitement est commandé, l'entreprise a une date, et tout dépend maintenant de l'accès au logement et de sa préparation. Ce modèle fixe les deux par écrit, sans transformer la demande en sommation. Une locataire vérifie ligne par ligne un décompte de charges, crayon et calculatrice en main Locataire du logement Imputer un traitement de nuisibles aux charges locatives : modèle de lettre Une part des interventions se récupère en charges, une autre non, et la frontière n'est pas celle du montant. Ce modèle explique l'imputation au locataire en citant le texte qui la fonde, ce qui évite la contestation en fin d'année. Un copropriétaire classe la copie d'une lettre formelle dans un dossier étiqueté, calendrier au mur Syndic de copropriété Mettre en demeure un syndic inactif face aux nuisibles : modèle de lettre Le signalement est resté lettre morte et l'immeuble reste infesté. Ce modèle met le syndic en demeure et, dans le même courrier, demande l'inscription de la question à l'ordre du jour de la prochaine assemblée générale. Un résident écrit à son bureau, la cour de l'immeuble visible par la fenêtre Syndic de copropriété Signaler des nuisibles dans les parties communes au syndic : modèle de lettre Une infestation qui circule par les gaines, les vide-ordures ou les caves ne se traite pas appartement par appartement. Ce modèle saisit le syndic sur les parties communes, seul niveau où le traitement a un sens.

Le modèle se complète en ligne, se télécharge et s'imprime. Aucune coordonnée n'est demandée pour l'obtenir.

Faire traiter les nuisibles

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En détail

Propriétaire bailleur

Un fondement variable, une obligation constante

La mise en demeure adressée au propriétaire bailleur ne repose pas toujours sur le même texte. Le maire peut agir sur le fondement de la police de la sécurité et de la salubrité des immeubles, locaux et installations, prévue à l'article L.511-1 du code de la construction et de l'habitation, ou sur celui de la police municipale de salubrité publique de l'article L.2212-2 du code général des collectivités territoriales. Le préfet ou le maire peuvent aussi s'appuyer sur les arrêtés complétant les règles d'hygiène prévus à l'article L.1311-2 du code de la santé publique. Dans tous les cas, l'obligation qui pèse sur le propriétaire est la même : exécuter les mesures prescrites dans le délai fixé par l'arrêté qui lui est notifié. Ce délai n'est pas fixé une fois pour toutes par la loi, il dépend de l'arrêté lui-même, ce qui signifie que la première chose à faire est de le lire pour connaître le temps réellement disponible.

Ce que déclenche l'inaction

Ne pas répondre à une mise en demeure n'arrête pas la procédure, elle la fait avancer sans le propriétaire. Selon le fondement retenu, l'administration peut prescrire des travaux puis, en cas de carence persistante, les faire exécuter d'office. Le coût de cette exécution est ensuite recouvré auprès du propriétaire, en général à un tarif public supérieur à celui d'un devis privé obtenu directement. Cette logique de substitution est explicite pour le risque termites : l'article L.126-6 du code de la construction et de l'habitation prévoit qu'après une mise en demeure demeurée infructueuse, le maire peut, sur autorisation du président du tribunal, faire procéder d'office et aux frais du propriétaire à la recherche de termites et aux travaux nécessaires. Le même texte encadre aussi le traitement des bois et matériaux contaminés en cas de démolition.

L'articulation entre les textes

Ces différents textes ne s'excluent pas, ils se superposent selon la nature du désordre. La situation d'insalubrité au sens de l'article L.1331-22 du code de la santé publique vise le danger ou le risque pour la santé ou la sécurité physique des personnes que présente un local ou un immeuble ; elle justifie l'intervention du maire au titre de sa police municipale comme au titre de la police de la sécurité et de la salubrité des immeubles. Le régime termites, lui, est autonome et procédural : il impose une injonction préalable dans les secteurs délimités par le conseil municipal, avant que la mise en demeure et l'exécution d'office puissent intervenir. Le propriétaire qui reçoit une mise en demeure a donc intérêt à identifier lequel de ces cadres s'applique à sa situation, car le formalisme et les marges de manœuvre ne sont pas identiques.

Quand les faits sont ambigus

Un arrêté peut ne pas préciser clairement son fondement, ou viser plusieurs textes à la fois. Dans ce cas, le propriétaire ne doit pas attendre une clarification pour agir : le risque, en cas de doute, est de laisser filer le délai notifié pendant qu'il cherche à qualifier juridiquement la mesure. La prudence consiste à traiter l'arrêté comme exécutoire dès sa notification, à en contester si besoin le fondement par la voie du recours gracieux ou contentieux, tout en engageant en parallèle les mesures matérielles demandées. Un recours ne suspend pas l'exécution de l'arrêté, ce qui signifie qu'un propriétaire qui se contenterait de contester sans rien entreprendre reste exposé à l'exécution d'office pendant l'instruction de son recours.

Les recours ouverts

Un recours gracieux ou contentieux reste possible contre l'arrêté, mais il ne suspend pas son exécution : mieux vaut engager les travaux en parallèle.

Ce qu'il faut pouvoir produire

  • Copie de l'arrêté notifié et de son accusé de réception
  • Devis et calendrier de travaux transmis à l'administration
  • Rapports d'intervention et attestations de fin de travaux
  • Courriers d'échange avec le service instructeur

Les erreurs qui coûtent cher

  • Ignorer la notification en pensant que la commune n'ira pas plus loin
  • Contester le fond sans jamais proposer de calendrier
  • Ne pas informer le locataire du calendrier imposé

Ce que les textes ne tranchent pas

  • Les sanctions pénales attachées au non-respect d'un arrêté de police de la salubrité n'ont pas pu être vérifiées article par article et ne sont donc pas énoncées.

Sources et dates de relevé. article L.126-6 du code de la construction et de l'habitation, Injonction du maire de rechercher les termites et d'exécuter les travaux, consulté le 12 septembre 2026. article L.1311-2 du code de la santé publique, Arrêtés préfectoraux et municipaux complétant les règles d'hygiène, consulté le 12 septembre 2026. article L.511-1 du code de la construction et de l'habitation, Police de la sécurité et de la salubrité des immeubles, locaux et installations, consulté le 12 septembre 2026. article L.1331-22 du code de la santé publique, Définition de l'insalubrité, consulté le 12 septembre 2026. article L.2212-2 du code général des collectivités territoriales, Pouvoirs de police du maire en matière de salubrité publique, consulté le 12 septembre 2026.

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