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Nuisibles ObligationsQui agit ? Qui paie ? Quels recours ?
Propriétaire bailleur · Tous nuisibles

Mon locataire refuse de laisser entrer l'entreprise de traitement : que puis-je faire ?

Le locataire ne peut pas s'opposer aux mesures générales de désinsectisation ou de désinfection, mais vous ne pouvez pas non plus entrer de force dans le logement. Face à un refus persistant, la mise en demeure écrite puis, si besoin, le juge des référés restent les seules voies pour obtenir l'accès.

La réponse courte À la charge du bailleur

Le coût du traitement reste à votre charge, mais le retard imputable au locataire peut lui être opposé.

Ne pas s'opposer aux mesures générales de désinsectisation
Fiche de situationSIT-027
Qui est concerné
Propriétaire bailleur
Nuisible
Tous nuisibles
Qui paie
Le bailleur
Délai à tenir
15 jours
Textes cités
4 textes
Mise à jour
12 septembre 2026
Le bailleurQui paie
4Textes cités
15 joursDélai avant saisine judiciaire
4Étapes
Un locataire photographie une plinthe abîmée à côté d'une note manuscrite datée, les preuves alignées au sol

Ce que dit le texte

Reproduit à l'identique

Ce que cela change chez vous

Application concrète

Vous restez responsable du traitement et de son coût, même si le blocage vient du locataire : l'entretien du logement contre les nuisibles relève de votre obligation de bailleur, pas de la sienne.

Vous ne pouvez pas entrer dans le logement sans l'accord du locataire ou une décision de justice : une entrée forcée, même pour une bonne raison, expose à une action pour voie de fait.

Si l'infestation touche l'immeuble entier, un seul logement bloqué ne doit pas vous conduire à renoncer au traitement des autres lots : le traitement collectif peut avancer pendant que vous réglez le blocage individuel.

Les cas où la réponse change

À vérifier avant d'agir
Traitement collectif ou individuel du logement

L'article 121 vise clairement les mesures générales de désinsectisation de l'immeuble. Sa portée sur un traitement limité à un seul logement reste incertaine.

Le logement est lui-même indécent

Si l'infestation rend le logement non décent, le locataire dispose de son propre recours contre vous. Le refus d'accès ne le prive pas de cette option.

La règle en vidéo

Tous nuisibles, 50 secondes
Qui doit agir, sous quel délai et avec quelles preuves : l'essentiel de la règle sur Tous nuisibles en moins d'une minute.

La procédure, étape par étape

Délais indiqués en marge

Proposer des créneaux par écrit

Proposez par écrit plusieurs créneaux d'intervention en respectant un délai de prévenance.

Expliquer le protocole de préparation

Détaillez au locataire le protocole de préparation demandé par l'entreprise et pourquoi il est nécessaire.

15 jours

Adresser une mise en demeure

Envoyez une mise en demeure rappelant que le locataire ne peut pas s'opposer aux mesures de désinsectisation.

Saisir le juge en référé

Si l'infestation menace l'immeuble, saisissez le juge des référés pour obtenir l'autorisation d'accéder au logement.

Si l'autre partie refuse

Recours ouverts

Ce qui se passe en cas de refus

  • Le traitement du logement, voire de l'immeuble, reste bloqué et l'infestation peut s'aggraver.
  • Vous ne pouvez pas entrer sans autorisation : une entrée forcée expose à une action pour voie de fait.
  • Le service communal d'hygiène et de santé peut intervenir si la salubrité de l'immeuble est en cause.
  • Le juge peut autoriser l'accès sous astreinte si le refus persiste malgré la mise en demeure.

Ce qui joue en votre faveur

  • L'article 121 du règlement sanitaire départemental interdit expressément aux occupants de s'opposer aux mesures générales de désinfection et de désinsectisation.
  • L'article 7 de la loi du 6 juillet 1989 oblige le locataire à un usage paisible du logement, ce qui inclut l'accès aux travaux nécessaires.
  • Conservez les copies des propositions de rendez-vous et des refus, le constat écrit de l'entreprise devant la porte close et l'attestation de l'entreprise sur l'impossibilité de traiter la colonne.
  • La mise en demeure envoyée en recommandé constitue la preuve du délai raisonnable laissé au locataire avant toute action judiciaire.

Le courrier à envoyer

6 modèle(s)
Un technicien remet une attestation signée à un bailleur sur le pas de la porte Locataire entrant Attester du traitement d'un logement avant relocation : modèle de lettre Relouer un logement qui a été infesté suppose de pouvoir le prouver traité. Ce modèle remet au locataire entrant l'information et les pièces, ce qui coupe court à la réclamation qui suit toute réapparition. Un bailleur et un technicien relisent un planning d'entretien affiché dans un couloir de cave Entreprise de dératisation Commander un plan de dératisation pour un immeuble loué : modèle de lettre Un plan de dératisation n'est pas une intervention, c'est un dispositif suivi et tracé. Ce modèle commande ce dispositif à une entreprise et fixe d'emblée ce que le bailleur devra pouvoir produire en cas de contrôle. Un responsable et un technicien affichent un plan de site avec des points de surveillance numérotés Entreprise de lutte contre les nuisibles Commander un plan de lutte contre les nuisibles pour un établissement : modèle de lettre Pour un établissement alimentaire, le plan de lutte contre les nuisibles n'est pas une prestation de confort : c'est une pièce du plan de maîtrise sanitaire, exigible au contrôle. Ce modèle le commande avec les éléments qui seront demandés. Un bailleur rédige un mot court, la carte de rendez-vous du technicien posée sur la table Locataire du logement Demander au locataire l'accès au logement pour un traitement : modèle de lettre Le traitement est commandé, l'entreprise a une date, et tout dépend maintenant de l'accès au logement et de sa préparation. Ce modèle fixe les deux par écrit, sans transformer la demande en sommation. Une locataire vérifie ligne par ligne un décompte de charges, crayon et calculatrice en main Locataire du logement Imputer un traitement de nuisibles aux charges locatives : modèle de lettre Une part des interventions se récupère en charges, une autre non, et la frontière n'est pas celle du montant. Ce modèle explique l'imputation au locataire en citant le texte qui la fonde, ce qui évite la contestation en fin d'année. Un agent municipal prépare un dossier de mise en demeure au bureau d'une mairie Propriétaire de l'immeuble Mettre en demeure un propriétaire de traiter : modèle de lettre pour la mairie Le maire dispose d'une police sanitaire et peut imposer les mesures de destruction des nuisibles. Ce modèle notifie la mise en demeure, fixe le délai et annonce l'exécution d'office, seule suite qui la rende crédible.

Le modèle se complète en ligne, se télécharge et s'imprime. Aucune coordonnée n'est demandée pour l'obtenir.

Faire traiter les nuisibles

Faire chiffrer l'intervention avant l'échéance

Une intervention ou un diagnostic doit souvent être produit avant une date précise. Décrivez la situation. Votre demande est transmise à des professionnels de votre zone.

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En détail

Propriétaire bailleur

Une obligation de tolérance inscrite dans le règlement sanitaire

Le texte de référence est l'article 121 du règlement sanitaire départemental : les occupants ne peuvent pas s'opposer aux mesures générales de désinfection et de désinsectisation. Cette règle vise en priorité les traitements collectifs, ceux qui portent sur l'immeuble entier ou sur une colonne d'évacuation infestée, et pas seulement sur un logement isolé. Elle pose un principe clair : un locataire ne peut pas invoquer son droit de jouissance pour empêcher une entreprise de traiter les parties dont l'infestation menace le bâtiment.

Le bail renforce la même logique

L'article 7 de la loi du 6 juillet 1989 impose au locataire un usage paisible du logement et le fait répondre des dégradations survenues pendant la location. Un refus d'accès qui aggrave l'infestation, ou qui empêche un traitement devenu nécessaire, s'inscrit à contre-courant de cette obligation. En miroir, l'article 1719 du code civil vous oblige, en tant que bailleur, à entretenir le logement et à en assurer la jouissance paisible : le traitement contre les nuisibles fait partie de cet entretien, ce qui explique pourquoi le coût reste à votre charge même si le locataire est responsable du blocage. Ces deux textes s'articulent sans se contredire : le locataire doit laisser faire, vous devez faire et payer.

Ce que cela change concrètement face à un refus

Le règlement sanitaire départemental ne vous autorise pas à entrer de force. Il vous donne un fondement pour exiger l'accès, pas un droit d'exécution directe. La voie reste contractuelle et judiciaire : rappeler l'obligation par écrit, puis, en cas de refus persistant, demander au juge d'autoriser l'accès, le cas échéant sous astreinte. Le service communal d'hygiène et de santé peut également intervenir lorsque la salubrité de l'immeuble est en jeu, indépendamment de la volonté du locataire.

La limite de l'article 121 sur les traitements individuels

Le texte parle de « mesures générales », et sa portée sur un traitement qui ne concernerait que le logement du locataire récalcitrant, sans lien avec une infestation de l'immeuble, n'est pas tranchée. Plus l'intervention est collective et justifiée par un risque pour le bâtiment, plus l'obligation de tolérance est solide. Plus elle se limite à un seul logement pour un motif propre à ce logement, plus la discussion se rapproche d'un désaccord contractuel classique entre bailleur et locataire, où la mise en demeure garde son utilité mais où l'automaticité du texte est moins certaine.

Quand le refus rencontre un logement déjà indécent

Le cas se complique si l'infestation elle-même rend le logement non décent : l'article 20-1 de la loi de 1989 permet alors au locataire de vous demander une mise en conformité, puis de saisir la commission de conciliation ou le juge si vous ne répondez pas dans un délai de deux mois. Le refus d'accès ne prive pas le locataire de ce recours parallèle. Dans cette configuration, agir vite et documenter chaque proposition de rendez-vous protège votre position : cela montre que le blocage vient du locataire et non d'une inaction de votre part.

Les recours ouverts

Le juge peut autoriser l'accès sous astreinte ; le service communal d'hygiène et de santé peut aussi intervenir lorsque la salubrité de l'immeuble est en cause.

Ce qu'il faut pouvoir produire

  • Copies des propositions de rendez-vous et des refus
  • Constat écrit de l'entreprise devant la porte close
  • Mise en demeure envoyée en recommandé
  • Attestation de l'entreprise sur l'impossibilité de traiter la colonne

Les erreurs qui coûtent cher

  • Entrer dans le logement en l'absence du locataire, ce qui est une voie de fait
  • Renoncer au traitement de l'immeuble parce qu'un lot bloque
  • Ne conserver aucune trace écrite des propositions de rendez-vous

Ce que les textes ne tranchent pas

  • La portée exacte de l'article 121 du règlement sanitaire départemental sur les traitements individuels n'est pas tranchée, le texte visant les mesures générales.

Sources et dates de relevé. article 121 du règlement sanitaire départemental (arrêté type, version départementale applicable), Lutte contre les insectes et les vermines dans les habitations, consulté le 12 septembre 2026. article 7 de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989, Obligations du locataire, consulté le 12 septembre 2026. article 1719 du code civil, Obligations du bailleur : délivrance, entretien, jouissance paisible, consulté le 12 septembre 2026. article 20-1 de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989, Recours du locataire en cas de logement non décent, consulté le 12 septembre 2026.

Les procédures liées

Recours et démarches
Un technicien équipé pose un piège à collerette autour d'un pin, un parent tient un enfant à distance, dans un logement. Locataire Chenilles processionnaires et locataire : logement loué vide Les chenilles processionnaires du pin figurent sur la liste des espèces nuisibles à la santé humaine, et l'arrêté préfectoral impose des mesures de lutte à tout propriétaire, locataire ou occupant sans distinction. L'échenillage des arbres de haute tige relève toutefois de l'entretien du bien, ce qui oriente cette charge vers le bailleur. Deux personnes arrachent et ensachent des pieds d'ambroisie sur un talus, gants et masques, dans un logement. Locataire De l'ambroisie pousse dans le jardin que je loue : suis-je tenu de l'arracher ? Oui, en tant que locataire vous devez arracher l'ambroisie qui pousse dans le jardin loué, car la loi vise expressément l'occupant à quelque titre que ce soit. Cette obligation ne vaut que pour l'entretien courant : si le terrain était déjà envahi avant votre arrivée, la charge peut revenir au bailleur. Un apiculteur protégé et un technicien observent un nid volumineux en haut d'un arbre, périmètre de sécurité en place, dans un logement. Locataire Frelon asiatique et locataire : logement loué vide Le frelon asiatique n'impose aucune obligation de destruction au locataire, mais son nid installé sur un logement loué relève en pratique du propriétaire au titre de la jouissance paisible. La prise en charge financière dépend toutefois du plan départemental de lutte mis en place localement. Des résidents et un gestionnaire d'immeuble discutent dans l'escalier, une note d'information affichée au mur Bailleur social L'organisme reçoit une mise en demeure du service d'hygiène : comment répondre ? La mise en demeure du service d'hygiène doit recevoir une réponse écrite avant l'échéance qu'elle fixe, appuyée sur les mesures déjà engagées et leurs justificatifs. Cette réponse conditionne la suite : à défaut, la mairie peut faire exécuter les mesures d'office aux frais de l'organisme. Deux personnes comparent un devis écrit et des photographies sur une table, la mallette du technicien posée à côté, dans les parties communes d'un immeuble. Bailleur social Le coût de la désinsectisation peut-il être imputé aux charges locatives ? Le coût de la désinsectisation ne peut être imputé aux charges locatives que s'il correspond à une prestation d'entretien périodique inscrite dans la liste réglementaire des charges récupérables. Toute intervention curative liée à un désordre du bâtiment ou à un manquement à la décence reste à la charge du bailleur social, et le doute profite au locataire. Des résidents et un gestionnaire d'immeuble discutent dans l'escalier, une note d'information affichée au mur Bailleur social Un locataire refuse l'accès au logement pour le traitement : que peut faire l'organisme ? <p>Le locataire doit permettre l&#39;accès au logement pour le traitement antiparasitaire, cette intervention relevant de l&#39;entretien normal des locaux dont l&#39;article 7 de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989 le rend responsable. Face à un refus persistant, l&#39;organisme doit le documenter par écrit avant de saisir le juge, sachant que l&#39;application exacte de cette règle au parc social n&#39;a pas pu être entièrement vérifiée.</p>

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