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Nuisibles ObligationsQui agit ? Qui paie ? Quels recours ?
Propriétaire bailleur · Punaises de lit

Punaises de lit et propriétaire bailleur : logement loué vide

<p>Le logement doit être totalement exempt de punaises de lit au moment de la remise des clés au nouveau locataire, c&#39;est une exigence de décence et non une simple précaution. Cette obligation ne se limite pas au traitement des lieux : elle suppose de pouvoir prouver, preuves à l&#39;appui, que ce traitement a été efficace avant l&#39;entrée dans les lieux.</p>

La réponse courte À la charge du bailleur

<p>Le coût de la remise en état entre deux locataires est une charge du propriétaire, non récupérable.</p>

Logement décent exempt de toute infestation
Fiche de situationSIT-020
Qui est concerné
Propriétaire bailleur
Nuisible
Punaises de lit
Qui paie
Le bailleur
Délai à tenir
Sans délai légal
Textes cités
4 textes
Mise à jour
12 septembre 2026
Le bailleurQui paie
4Textes cités
Sans délai légalRemise des clés
4Étapes
Deux personnes soulèvent un matelas et inspectent les coutures à la lampe torche, housses de protection et appareil vapeur prêts, dans un logement.

Ce que dit le texte

Reproduit à l'identique

Ce que cela change chez vous

Application concrète

Pour vous, cela signifie que le traitement seul ne suffit pas à sécuriser la relocation : c'est l'absence prouvée d'infestation au moment de la remise des clés qui compte. Une intervention réalisée sans vérification derrière laisse planer un doute sur le respect de votre obligation.

Vous devez aussi anticiper que le coût de la remise en état entre deux locataires reste à votre charge, sans possibilité de le répercuter sur le nouveau locataire.

En l'absence de délai légal chiffré, c'est la date de remise des clés qui sert de repère : le logement doit être exempt d'infestation à ce moment précis, pas seulement traité à un moment antérieur.

Les cas où la réponse change

À vérifier avant d'agir
Contrôle de suivi non obligatoire

<p>Le contrôle de suivi après traitement n&#39;est pas une obligation légale vérifiée par les textes cités, seulement une pratique courante. Le respect de l&#39;obligation de décence repose alors sur le résultat constaté, pas sur cette étape en particulier.</p>

Durée de conservation incertaine

<p>Aucun texte ne fixe combien de temps conserver le rapport de traitement et l&#39;attestation de contrôle négatif. En cas de litige plus tardif, l&#39;absence de ces justificatifs peut jouer contre vous sans qu&#39;aucune durée précise ne soit exigible.</p>

La règle en vidéo

Punaises de lit, 50 secondes
Qui doit agir, sous quel délai et avec quelles preuves : l'essentiel de la règle sur Punaises de lit en moins d'une minute.

La procédure, étape par étape

Délais indiqués en marge

Traiter le logement vide

<p>Traitez le logement inoccupé, ce qui rend l&#39;intervention plus efficace et moins coûteuse.</p>

Contrôler le traitement

<p>Faites réaliser un contrôle de suivi donnant lieu à un rapport écrit.</p>

Documenter le dossier du bien

<p>Mentionnez l&#39;historique de l&#39;infestation et le traitement effectué dans le dossier du logement.</p>

Établir l'état des lieux

<p>Établissez avec le nouveau locataire un état des lieux d&#39;entrée précis.</p>

Si l'autre partie refuse

Recours ouverts

Ce qui se passe en cas de refus

  • Le nouveau locataire qui découvre une infestation dès son entrée dispose d'un recours en mise en conformité contre vous.
  • Il peut obtenir une suspension du loyer tant que le logement n'est pas remis en état.
  • Sans rapport de traitement ni contrôle négatif, vous ne disposez d'aucun élément pour démontrer que le logement était exempt d'infestation à la remise des clés.
  • Le coût de la remise en état entre deux locataires reste une charge du propriétaire, non récupérable, quelle que soit l'issue du litige.

Ce qui joue en votre faveur

  • Un rapport de traitement et une attestation de contrôle négatif prouvent que le logement était exempt d'infestation avant la remise des clés.
  • Des photos du logement vidé et traité complètent ce dossier en cas de contestation ultérieure.
  • Un état des lieux d'entrée précis, mentionnant l'absence d'indices d'infestation, protège les deux parties.
  • Les factures des interventions attestent que le traitement a bien été réalisé, et pas seulement annoncé.

Le courrier à envoyer

5 modèle(s)
Un bailleur rédige un mot court, la carte de rendez-vous du technicien posée sur la table Locataire du logement Demander au locataire l'accès au logement pour un traitement : modèle de lettre Le traitement est commandé, l'entreprise a une date, et tout dépend maintenant de l'accès au logement et de sa préparation. Ce modèle fixe les deux par écrit, sans transformer la demande en sommation. Une locataire vérifie ligne par ligne un décompte de charges, crayon et calculatrice en main Locataire du logement Imputer un traitement de nuisibles aux charges locatives : modèle de lettre Une part des interventions se récupère en charges, une autre non, et la frontière n'est pas celle du montant. Ce modèle explique l'imputation au locataire en citant le texte qui la fonde, ce qui évite la contestation en fin d'année. Un copropriétaire classe la copie d'une lettre formelle dans un dossier étiqueté, calendrier au mur Syndic de copropriété Mettre en demeure un syndic inactif face aux nuisibles : modèle de lettre Le signalement est resté lettre morte et l'immeuble reste infesté. Ce modèle met le syndic en demeure et, dans le même courrier, demande l'inscription de la question à l'ordre du jour de la prochaine assemblée générale. Un voyageur présente calmement des photographies datées sur son téléphone à la réception d'un hôtel Client de l'établissement Répondre à un client sur des punaises de lit : modèle de lettre La réclamation est arrivée. Ce qui se joue dans les quarante-huit heures, ce n'est pas le remboursement, c'est la trace écrite de ce que l'établissement a fait. Ce modèle répond, propose, et documente. Un locataire cachette une enveloppe à la table de cuisine, notes datées et photographies à côté Propriétaire bailleur Signaler une infestation à son propriétaire : modèle de lettre La première lettre décide de tout : elle date l'infestation, elle prouve que le bailleur a été informé, et elle ouvre le délai au-delà duquel son silence devient fautif. Ce modèle la met en forme et cite les textes qui fondent la demande.

Le modèle se complète en ligne, se télécharge et s'imprime. Aucune coordonnée n'est demandée pour l'obtenir.

Faire traiter les nuisibles

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Une intervention ou un diagnostic doit souvent être produit avant une date précise. Décrivez la situation. Votre demande est transmise à des professionnels de votre zone.

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En détail

Propriétaire bailleur

Une obligation de décence, pas une simple précaution

Le bailleur qui reloue un logement après une infestation de punaises de lit n'a pas seulement intérêt à traiter les lieux : il en a l'obligation légale. L'article 6 de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989 impose au bailleur de remettre au locataire un logement décent, et précise que ce logement doit être exempt de toute infestation d'espèces nuisibles et parasites. Cette exigence figure aujourd'hui dans le texte même qui définit les obligations du bailleur envers le locataire entrant, ce qui la place au même rang que l'absence de risques manifestes pour la sécurité ou la santé.

Ce que l'obligation impose exactement

Concrètement, le logement doit être exempt de punaises de lit au moment de la délivrance, autrement dit lorsque les clés sont remises au nouveau locataire. La loi ne décrit pas de méthode de traitement, elle fixe un résultat : l'absence d'infestation. Un bailleur qui a fait traiter le logement mais qui reloue sans vérifier que le traitement a été efficace prend le risque de livrer un logement qui ne respecte pas ce critère, même si une intervention a bien eu lieu. L'obligation porte sur l'état du logement à l'entrée du nouveau locataire, pas sur les moyens mis en oeuvre avant cette date.

Comment les textes s'articulent entre eux

Cette exigence n'est pas isolée. L'article 2 du décret n° 2002-120 du 30 janvier 2002, qui détaille les caractéristiques du logement décent, reprend la même formule : le logement doit être exempt de toute infestation d'espèces nuisibles et parasites. C'est l'article 142 de la loi n° 2018-1021 du 23 novembre 2018, dite loi ELAN, qui a inséré cette précision dans l'article 6 de la loi de 1989. Avant ce texte, l'absence d'infestation n'était pas mentionnée explicitement parmi les critères de décence. Ces trois textes se lisent ensemble : la loi ELAN a modifié la loi de 1989, et le décret de 2002 en précise le contenu. À cela s'ajoute l'article 1719 du code civil, qui pose de façon plus générale l'obligation du bailleur de délivrer la chose louée et d'en faire jouir paisiblement le locataire. Cette obligation de droit commun renforce le fondement de l'article 6 : livrer un logement infesté revient aussi à manquer à l'obligation de délivrance et de jouissance paisible prévue par le code civil.

Quand les faits sont ambigus

La difficulté pratique ne porte pas sur le principe, qui est clair, mais sur la preuve. Aucun de ces textes ne fixe la nature des justificatifs à conserver ni la durée pendant laquelle un bailleur doit les garder après la relocation. Le contrôle de suivi après traitement, souvent recommandé par les professionnels de la désinsectisation, n'est lui-même pas une obligation légale : c'est une pratique, pas une règle inscrite dans les textes cités. Un bailleur qui reloue un logement traité mais jamais recontrôlé reste donc dans une zone où le respect du texte est incertain plutôt que clairement établi, y compris si l'infestation a bien disparu. C'est cette incertitude qui fait toute la différence entre un dossier solide et un dossier fragile en cas de contestation du nouveau locataire.

Les recours ouverts

Un nouveau locataire qui découvre une infestation dès son entrée dispose du recours en mise en conformité et peut obtenir la suspension du loyer.

Ce qu'il faut pouvoir produire

  • Rapport de traitement et attestation de contrôle négatif
  • Photos du logement vidé et traité
  • État des lieux d'entrée mentionnant l'absence d'indices
  • Factures des interventions

Les erreurs qui coûtent cher

  • Reloger un locataire dans un logement traité mais non contrôlé
  • Repeindre pour masquer les traces au lieu de traiter
  • Ne pas prévenir l'entreprise que l'immeuble entier était concerné

Ce que les textes ne tranchent pas

  • Aucun texte ne fixe la nature ni la durée de conservation des justificatifs de traitement ; la pratique du contrôle de suivi n'est pas une obligation légale vérifiée.

Sources et dates de relevé. article 6 de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989, Obligation de délivrance d'un logement décent par le bailleur, consulté le 12 septembre 2026. article 2 du décret n° 2002-120 du 30 janvier 2002, Caractéristiques du logement décent, consulté le 12 septembre 2026. article 142 de la loi n° 2018-1021 du 23 novembre 2018 (loi ELAN), Insertion du critère d'absence d'infestation dans la définition du logement décent, consulté le 12 septembre 2026. article 1719 du code civil, Obligations du bailleur : délivrance, entretien, jouissance paisible, consulté le 12 septembre 2026.

Les procédures liées

Recours et démarches
Un technicien équipé pose un piège à collerette autour d'un pin, un parent tient un enfant à distance, dans un logement. Locataire Chenilles processionnaires et locataire : logement loué vide Les chenilles processionnaires du pin figurent sur la liste des espèces nuisibles à la santé humaine, et l'arrêté préfectoral impose des mesures de lutte à tout propriétaire, locataire ou occupant sans distinction. L'échenillage des arbres de haute tige relève toutefois de l'entretien du bien, ce qui oriente cette charge vers le bailleur. Deux personnes arrachent et ensachent des pieds d'ambroisie sur un talus, gants et masques, dans un logement. Locataire De l'ambroisie pousse dans le jardin que je loue : suis-je tenu de l'arracher ? Oui, en tant que locataire vous devez arracher l'ambroisie qui pousse dans le jardin loué, car la loi vise expressément l'occupant à quelque titre que ce soit. Cette obligation ne vaut que pour l'entretien courant : si le terrain était déjà envahi avant votre arrivée, la charge peut revenir au bailleur. Deux personnes soulèvent un matelas et inspectent les coutures à la lampe torche, housses de protection et appareil vapeur prêts, dans les parties communes d'un immeuble. Bailleur social Faut-il reloger le locataire pendant le traitement ? Aucun texte vérifié n'impose au bailleur social de reloger le locataire pendant un traitement contre les punaises de lit. La nécessité et la durée d'une éventuelle mise à l'abri dépendent du protocole de traitement retenu et de la vulnérabilité des occupants, et se décident au cas par cas. Un apiculteur protégé et un technicien observent un nid volumineux en haut d'un arbre, périmètre de sécurité en place, dans un logement. Locataire Frelon asiatique et locataire : logement loué vide Le frelon asiatique n'impose aucune obligation de destruction au locataire, mais son nid installé sur un logement loué relève en pratique du propriétaire au titre de la jouissance paisible. La prise en charge financière dépend toutefois du plan départemental de lutte mis en place localement. Deux personnes soulèvent un matelas et inspectent les coutures à la lampe torche, housses de protection et appareil vapeur prêts, dans les parties communes d'un immeuble. Bailleur social Un locataire du parc social signale des punaises de lit : qui traite et qui paie ? Le bailleur social doit traiter l'infestation de punaises de lit signalée par le locataire, il ne peut pas s'en décharger sur lui. Cette obligation dépend toutefois de la préparation effective du logement par le locataire et de l'ampleur réelle de l'infestation dans l'immeuble.

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