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Nuisibles ObligationsQui agit ? Qui paie ? Quels recours ?
Propriétaire bailleur · Punaises de lit

Mon locataire signale des punaises de lit : suis-je obligé de payer le traitement ?

Oui, en principe : votre obligation de délivrance impose un logement exempt d'infestation, et le traitement des punaises de lit vous incombe si elles étaient présentes à l'entrée dans les lieux ou proviennent de l'immeuble. Vous pouvez transférer la charge au locataire uniquement si vous démontrez que l'infestation lui est imputable, ce qui est rarement facile à prouver.

La réponse courte À la charge du bailleur

La charge ne revient au locataire que si vous établissez son fait, ce qui est difficile en pratique.

Logement décent exempt d'infestation et entretien continu
Fiche de situationSIT-019
Qui est concerné
Propriétaire bailleur
Nuisible
Punaises de lit
Qui paie
Le bailleur
Délai à tenir
2 mois
Textes cités
5 textes
Mise à jour
12 septembre 2026
Le bailleurQui paie
5Textes cités
2 moisSaisine commission de conciliation
4Étapes
Deux personnes soulèvent un matelas et inspectent les coutures à la lampe torche, housses de protection et appareil vapeur prêts, dans un logement.

Ce que dit le texte

Reproduit à l'identique

Ce que cela change chez vous

Application concrète

Concrètement, un signalement de punaises de lit par le locataire ne se discute pas sur le principe : le traitement est votre charge tant que vous n'avez pas démontré que l'infestation est due au locataire. Attendre la fin du bail en espérant que le locataire parte ne fait qu'aggraver l'infestation et votre exposition au recours de l'article 20-1.

Un seul passage de traitement sans contrôle de suivi ne suffit pas à couvrir votre obligation d'entretien : si l'infestation reprend, vous restez responsable. Une clause de bail mettant systématiquement la désinsectisation à la charge du locataire ne vous met pas à l'abri, sa validité au regard de l'obligation de délivrance et d'entretien est incertaine.

Les cas où la réponse change

À vérifier avant d'agir
Infestation à l'entrée dans les lieux

Si les punaises sont détectées dès la remise des clés, l'obligation de délivrance joue pleinement. Le traitement est à votre charge sans discussion possible sur l'origine.

Infestation apparue en cours de bail

Aucun texte ne fixe de règle de preuve sur l'origine d'une infestation survenue pendant le bail. L'imputabilité au locataire s'apprécie au cas par cas devant le juge.

La règle en vidéo

Punaises de lit, 50 secondes
Qui doit agir, sous quel délai et avec quelles preuves : l'essentiel de la règle sur Punaises de lit en moins d'une minute.

La procédure, étape par étape

Délais indiqués en marge

Diagnostic professionnel avant discussion

Faites diagnostiquer l'infestation par un professionnel plutôt que de discuter d'emblée de son origine avec le locataire.

Mandater une entreprise certifiée

Mandatez une entreprise de traitement et informez le locataire du protocole de préparation à respecter.

Vérifier les lots voisins

Vérifiez auprès du syndic si d'autres lots de l'immeuble sont également touchés.

Contrôle de suivi et attestation

Faites réaliser le contrôle de suivi après traitement et conservez l'attestation de fin d'intervention.

Si l'autre partie refuse

Recours ouverts

Ce qui se passe en cas de refus

  • Le locataire peut saisir la commission départementale de conciliation à défaut d'accord ou de réponse du bailleur dans un délai de deux mois.
  • Le locataire peut ensuite agir sur le fondement de l'article 20-1 de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989.
  • Le juge peut ordonner la réalisation des travaux et fixer un délai d'exécution.
  • Le juge peut réduire le montant du loyer ou suspendre son paiement jusqu'à l'exécution des travaux.

Ce qui joue en votre faveur

  • L'état des lieux d'entrée détaillé, pour situer l'infestation avant ou après la remise des clés.
  • Le rapport de détection ou d'intervention d'une entreprise certifiée.
  • L'historique des signalements des autres logements de l'immeuble, transmis par le syndic.
  • L'attestation de fin de traitement et le rapport du contrôle de suivi.

Le courrier à envoyer

6 modèle(s)
Un technicien remet une attestation signée à un bailleur sur le pas de la porte Locataire entrant Attester du traitement d'un logement avant relocation : modèle de lettre Relouer un logement qui a été infesté suppose de pouvoir le prouver traité. Ce modèle remet au locataire entrant l'information et les pièces, ce qui coupe court à la réclamation qui suit toute réapparition. Un bailleur et un technicien relisent un planning d'entretien affiché dans un couloir de cave Entreprise de dératisation Commander un plan de dératisation pour un immeuble loué : modèle de lettre Un plan de dératisation n'est pas une intervention, c'est un dispositif suivi et tracé. Ce modèle commande ce dispositif à une entreprise et fixe d'emblée ce que le bailleur devra pouvoir produire en cas de contrôle. Un responsable et un technicien affichent un plan de site avec des points de surveillance numérotés Entreprise de lutte contre les nuisibles Commander un plan de lutte contre les nuisibles pour un établissement : modèle de lettre Pour un établissement alimentaire, le plan de lutte contre les nuisibles n'est pas une prestation de confort : c'est une pièce du plan de maîtrise sanitaire, exigible au contrôle. Ce modèle le commande avec les éléments qui seront demandés. Un gestionnaire prépare des lettres individuelles sous enveloppes sur une table de réunion Copropriétaire du lot Demander à un copropriétaire de faire traiter son lot : modèle de lettre Un lot non traité recontamine l'immeuble entier après chaque campagne. Ce modèle demande au copropriétaire l'accès et le traitement de son lot, en s'appuyant sur l'intérêt collectif plutôt que sur la faute. Un bailleur rédige un mot court, la carte de rendez-vous du technicien posée sur la table Locataire du logement Demander au locataire l'accès au logement pour un traitement : modèle de lettre Le traitement est commandé, l'entreprise a une date, et tout dépend maintenant de l'accès au logement et de sa préparation. Ce modèle fixe les deux par écrit, sans transformer la demande en sommation. Une locataire vérifie ligne par ligne un décompte de charges, crayon et calculatrice en main Locataire du logement Imputer un traitement de nuisibles aux charges locatives : modèle de lettre Une part des interventions se récupère en charges, une autre non, et la frontière n'est pas celle du montant. Ce modèle explique l'imputation au locataire en citant le texte qui la fonde, ce qui évite la contestation en fin d'année.

Le modèle se complète en ligne, se télécharge et s'imprime. Aucune coordonnée n'est demandée pour l'obtenir.

Faire traiter les nuisibles

Faire chiffrer l'intervention avant l'échéance

Une intervention ou un diagnostic doit souvent être produit avant une date précise. Décrivez la situation. Votre demande est transmise à des professionnels de votre zone.

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En détail

Propriétaire bailleur

Une obligation de délivrance qui vise expressément les nuisibles

L'article 6 de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989 impose au bailleur de remettre un logement décent, exempt de toute infestation d'espèces nuisibles et parasites. L'article 2 du décret n° 2002-120 du 30 janvier 2002 reprend la même exigence pour définir les caractéristiques du logement décent. Les punaises de lit entrent directement dans cette définition : un logement infesté au moment de la remise des clés n'est pas un logement décent, quelle que soit la discrétion de l'infestation à ce stade.

Cette obligation ne se limite pas à l'état des lieux d'entrée. L'article 1719 du code civil oblige le bailleur à délivrer la chose louée, à l'entretenir en état de servir à l'usage prévu et à en faire jouir paisiblement le locataire pendant toute la durée du bail. L'article 1720 précise que le bailleur doit délivrer le logement en bon état de réparations et effectuer, pendant le bail, toutes les réparations nécessaires autres que locatives. Une infestation de punaises de lit qui se déclare en cours de bail, sans lien avec un manquement du locataire, relève de cette obligation d'entretien : elle empêche le logement de servir à l'usage pour lequel il a été loué.

Ce que cela signifie concrètement pour le paiement du traitement

Deux textes se combinent donc : l'obligation de délivrance, qui vise l'état du logement à l'entrée, et l'obligation d'entretien, qui court pendant toute la durée du bail. Dans les deux cas, la charge du traitement revient au bailleur, sauf si l'infestation est causée par le locataire lui-même. Ce fait est à démontrer par le bailleur, pas à présumer : aucun texte ne fixe de règle de preuve spécifique sur l'origine d'une infestation apparue en cours de bail, l'appréciation reste judiciaire au cas par cas. Le bailleur qui supporte cette charge a donc intérêt à bien lire le devis d'un traitement contre les punaises de lit avant de l'accepter.

C'est ce qui rend la position du bailleur structurellement défavorable dès qu'un doute existe sur l'origine des punaises. Sans élément probant démontrant un comportement du locataire à l'origine de l'infestation, l'obligation de délivrance et d'entretien s'applique pleinement et le traitement reste à la charge du bailleur.

Le recours du locataire si le bailleur n'agit pas

L'article 20-1 de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989 organise le recours du locataire lorsque le logement ne satisfait pas aux exigences de décence de l'article 6. Le locataire peut demander la mise en conformité au propriétaire. À défaut d'accord entre les parties, ou à défaut de réponse du propriétaire dans un délai de deux mois, la commission départementale de conciliation peut être saisie. Le juge, s'il est saisi, détermine la nature des travaux à réaliser et leur délai d'exécution, et peut réduire le loyer ou suspendre son paiement.

Quand les faits sont ambigus

La difficulté pratique tient à l'origine de l'infestation. Si les punaises sont détectées dès l'entrée dans les lieux, ou si d'autres logements de l'immeuble sont touchés, l'obligation de délivrance et l'origine collective de l'infestation jouent nettement en faveur du locataire, donc à la charge du bailleur. Si l'infestation apparaît en cours de bail sans signe d'origine extérieure, la question de l'imputabilité au locataire devient une appréciation de fait, tranchée au cas par cas par le juge en l'absence de règle de preuve fixée par un texte. Le bailleur qui veut écarter sa charge doit alors réunir des éléments concrets, pas seulement une hypothèse.

Les recours ouverts

Un refus prolongé expose à une action du locataire sur le fondement de l'article 20-1, avec travaux ordonnés sous astreinte et réduction ou suspension du loyer.

Ce qu'il faut pouvoir produire

  • État des lieux d'entrée détaillé
  • Rapport de détection ou d'intervention d'une entreprise certifiée
  • Historique des signalements des autres logements de l'immeuble
  • Attestation de fin de traitement et rapport du contrôle de suivi

Les erreurs qui coûtent cher

  • Attendre la fin du bail en espérant que le locataire parte
  • Faire réaliser un seul passage sans contrôle de suivi
  • Insérer une clause mettant systématiquement la désinsectisation à la charge du locataire, dont la validité est incertaine

Ce que les textes ne tranchent pas

  • Aucun texte ne fixe de règle de preuve sur l'origine d'une infestation apparue en cours de bail ; l'appréciation est judiciaire.

Sources et dates de relevé. article 6 de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989, Obligation de délivrance d'un logement décent par le bailleur, consulté le 12 septembre 2026. article 2 du décret n° 2002-120 du 30 janvier 2002, Caractéristiques du logement décent, consulté le 12 septembre 2026. article 1719 du code civil, Obligations du bailleur : délivrance, entretien, jouissance paisible, consulté le 12 septembre 2026. article 1720 du code civil, État de réparation et réparations à la charge du bailleur, consulté le 12 septembre 2026. article 20-1 de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989, Recours du locataire en cas de logement non décent, consulté le 12 septembre 2026.

Les procédures liées

Recours et démarches
Deux personnes arrachent et ensachent des pieds d'ambroisie sur un talus, gants et masques, dans les parties communes d'un immeuble. Syndic et syndicat des copropriétaires Ambroisie et syndicat des copropriétaires : parties communes d'immeuble Oui, le syndicat des copropriétaires doit agir contre l'ambroisie qui pousse dans les espaces verts communs, car le syndic est un gestionnaire de terrain au sens du code de la santé publique. Les mesures précises à mettre en œuvre et le délai pour le faire dépendent toutefois de l'arrêté préfectoral du département où se situe l'immeuble. Un technicien équipé pose un piège à collerette autour d'un pin, un parent tient un enfant à distance, dans les parties communes d'un immeuble. Syndic et syndicat des copropriétaires Chenilles processionnaires et syndicat des copropriétaires : parties communes d'immeuble Les pins plantés sur les parties communes de la résidence appartiennent au syndicat, qui doit mettre en œuvre les mesures de lutte contre les chenilles processionnaires fixées par l'arrêté préfectoral du département. Le contenu exact de ces mesures et leur délai dépendent de cet arrêté, propre à chaque département. Deux personnes soulèvent un matelas et inspectent les coutures à la lampe torche, housses de protection et appareil vapeur prêts, dans les parties communes d'un immeuble. Bailleur social Faut-il reloger le locataire pendant le traitement ? Aucun texte vérifié n'impose au bailleur social de reloger le locataire pendant un traitement contre les punaises de lit. La nécessité et la durée d'une éventuelle mise à l'abri dépendent du protocole de traitement retenu et de la vulnérabilité des occupants, et se décident au cas par cas. Un diagnostiqueur sonde une poutre au maillet et relève l'humidité du bois, lampe torche allumée, dans les parties communes d'un immeuble. Syndic et syndicat des copropriétaires Le maire a notifié une injonction termites au syndicat : comment la traiter ? L'injonction termites notifiée par le maire au syndicat impose de faire rechercher les termites et d'exécuter les travaux nécessaires dans les six mois. Cette obligation pèse sur le syndicat au titre des parties communes, et son financement dépend du vote de l'assemblée générale des copropriétaires. Deux personnes soulèvent un matelas et inspectent les coutures à la lampe torche, housses de protection et appareil vapeur prêts, dans les parties communes d'un immeuble. Syndic et syndicat des copropriétaires Punaises de lit et syndicat des copropriétaires : parties communes d'immeuble Le syndicat des copropriétaires doit financer un traitement collectif dès lors que les punaises de lit circulent par les parties communes, gaines, paliers ou cloisons communes. Cette prise en charge collective se limite aux parties communes : l'intérieur de chaque lot reste à la charge de son propriétaire. Deux personnes soulèvent un matelas et inspectent les coutures à la lampe torche, housses de protection et appareil vapeur prêts, dans les parties communes d'un immeuble. Bailleur social Un locataire du parc social signale des punaises de lit : qui traite et qui paie ? Le bailleur social doit traiter l'infestation de punaises de lit signalée par le locataire, il ne peut pas s'en décharger sur lui. Cette obligation dépend toutefois de la préparation effective du logement par le locataire et de l'ampleur réelle de l'infestation dans l'immeuble.

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