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Nuisibles ObligationsQui agit ? Qui paie ? Quels recours ?
Vendeur · Termites

Termites et vendeur : le lot privatif en copropriété

L'état termites porte sur le lot vendu, pas sur l'immeuble entier : les parties communes suivent un régime distinct, à la charge du syndicat des copropriétaires. Cette distinction dépend de la délimitation entre parties privatives et parties communes telle qu'elle ressort du règlement de copropriété.

La réponse courte La réponse dépend de l'origine de l'infestation

Le diagnostic du lot est à la charge du vendeur, les investigations et travaux sur les parties communes relèvent du syndicat.

Produire l'état termites du lot vendu
Fiche de situationSIT-118
Qui est concerné
Vendeur
Nuisible
Termites
Qui paie
Cela dépend de l'origine
Délai à tenir
Moins de 6 mois
Textes cités
4 textes
Mise à jour
12 septembre 2026
Cela dépend de l'origineQui paie
4Textes cités
Moins de 6 moisValidité avant acte authentique
4Étapes
Un couple et un diagnostiqueur lisent un rapport d'état parasitaire à la table d'une maison ancienne en pierre

Ce que dit le texte

Reproduit à l'identique

Ce que cela change chez vous

Application concrète

En tant que vendeur, vous devez faire réaliser l'état termites sur votre lot avant la vente et vérifier qu'il aura moins de six mois à la date de l'acte authentique, faute de quoi vous ne pourrez pas vous exonérer de la garantie des vices cachés correspondante.

Vous n'êtes pas responsable du diagnostic des parties communes : cette charge revient au syndicat des copropriétaires. En revanche, vous devez interroger le syndic et transmettre à l'acquéreur les procès-verbaux d'assemblée générale qui évoquent la présence de termites dans les communs.

Si vous avez connaissance d'une présence de termites, y compris dans les parties communes, vous devez veiller à ce que la déclaration en mairie ait bien été faite, par vous-même, l'occupant ou le syndicat selon le cas.

Les cas où la réponse change

À vérifier avant d'agir
Foyer connu dans les caves communes

Si un procès-verbal d'assemblée générale signale un foyer dans les caves ou la charpente commune, l'ignorer expose le vendeur malgré un état de lot négatif. L'information doit être transmise à l'acquéreur même si elle ne relève pas de l'état termites du lot.

Syndic muet sur les parties communes

Quand le syndic ne répond pas ou ne dispose d'aucune information sur les parties communes, le vendeur ne peut pas produire de preuve positive sur ce point. Il doit alors signaler cette absence d'information à l'acquéreur plutôt que la présenter comme une garantie d'absence de termites.

La règle en vidéo

Termites, 50 secondes
Qui doit agir, sous quel délai et avec quelles preuves : l'essentiel de la règle sur Termites en moins d'une minute.

La procédure, étape par étape

Délais indiqués en marge
Moins de 6 mois

Commander l'état du lot

Le vendeur fait réaliser l'état relatif aux termites sur les parties privatives qu'il vend.

Interroger le syndic

Le vendeur demande au syndic les informations disponibles sur d'éventuels foyers dans les parties communes.

Transmettre les procès-verbaux d'AG

Le vendeur communique à l'acquéreur les procès-verbaux d'assemblée générale mentionnant les investigations sur les parties communes.

Déclarer en mairie

Toute présence de termites constatée est déclarée en mairie par l'occupant, le propriétaire, ou le syndicat pour les parties communes.

Si l'autre partie refuse

Recours ouverts

Ce qui se passe en cas de refus

  • Le syndic qui refuse de répondre laisse le vendeur sans information sur l'état réel des parties communes, ce qui ne dispense pas de vendre mais expose à un déséquilibre d'information avec l'acquéreur.
  • Si le syndicat des copropriétaires n'engage pas d'investigation ou de traitement sur un foyer connu en parties communes, la contamination peut se propager sans que le vendeur du lot en soit responsable.
  • L'acquéreur peut, avant la vente, interroger directement le syndic : un refus ou un silence de la copropriété ne bloque pas la transaction mais laisse peser une incertitude sur l'état de l'immeuble.
  • Un foyer signalé en parties communes et resté sans suite relève du syndicat des copropriétaires, pas du vendeur d'un lot, mais peut fragiliser la position de ce dernier si l'acquéreur découvre l'information après la vente.

Ce qui joue en votre faveur

  • L'état termites du lot, établi depuis moins de six mois à la date de l'acte authentique, démontre que le vendeur a rempli son obligation sur les parties privatives.
  • Les procès-verbaux d'assemblée générale mentionnant les investigations menées sur les parties communes situent clairement la responsabilité du syndicat des copropriétaires.
  • L'arrêté préfectoral délimitant la zone contaminée, pris en application de l'article L.131-3, fixe le périmètre exact de l'obligation.
  • La correspondance échangée avec le syndic prouve que le vendeur a interrogé la copropriété sur l'état des parties communes, même en l'absence de réponse complète.

Le courrier à envoyer

6 modèle(s)
Un bailleur et un technicien relisent un planning d'entretien affiché dans un couloir de cave Entreprise de dératisation Commander un plan de dératisation pour un immeuble loué : modèle de lettre Un plan de dératisation n'est pas une intervention, c'est un dispositif suivi et tracé. Ce modèle commande ce dispositif à une entreprise et fixe d'emblée ce que le bailleur devra pouvoir produire en cas de contrôle. Un responsable et un technicien affichent un plan de site avec des points de surveillance numérotés Entreprise de lutte contre les nuisibles Commander un plan de lutte contre les nuisibles pour un établissement : modèle de lettre Pour un établissement alimentaire, le plan de lutte contre les nuisibles n'est pas une prestation de confort : c'est une pièce du plan de maîtrise sanitaire, exigible au contrôle. Ce modèle le commande avec les éléments qui seront demandés. Un propriétaire remet un formulaire complété au guichet d'une mairie, tampon et registre sur le comptoir Mairie de la commune Déclarer la présence de termites en mairie : modèle de lettre La déclaration en mairie est une obligation, pas une démarche facultative : elle alimente la carte des zones contaminées sur laquelle reposent les arrêtés préfectoraux de délimitation. Ce modèle la met en forme. Un vendeur appelle un diagnostiqueur, le dossier du bien ouvert sur la table Vendeur ou son notaire Réclamer l'état relatif aux termites avant une vente : modèle de lettre En zone délimitée par arrêté préfectoral, l'état relatif à la présence de termites fait partie du dossier de diagnostic technique. Ce modèle le réclame au vendeur, avec les textes et le délai de validité. Un propriétaire rédige sa réponse, la lettre de la mairie et des devis datés côte à côte Mairie de la commune Répondre à une mise en demeure de la mairie : modèle de lettre Une mise en demeure municipale ne se laisse jamais sans réponse écrite : le silence ouvre l'exécution d'office aux frais du propriétaire. Ce modèle répond, expose ce qui est engagé et propose un calendrier. Un habitant remplit un formulaire de signalement au guichet du service hygiène d'une mairie Service communal d'hygiène et de santé Signaler des nuisibles au service communal d'hygiène : modèle de lettre Quand le bailleur, le syndic ou le voisin ne bougent pas, le constat d'un tiers débloque le dossier. Ce modèle saisit le service communal d'hygiène et de santé, gratuitement et sans désigner de coupable.

Le modèle se complète en ligne, se télécharge et s'imprime. Aucune coordonnée n'est demandée pour l'obtenir.

Faire traiter les nuisibles

Faire chiffrer l'intervention avant l'échéance

Une intervention ou un diagnostic doit souvent être produit avant une date précise. Décrivez la situation. Votre demande est transmise à des professionnels de votre zone.

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En détail

Vendeur

Un état borné aux parties privatives vendues

En zone délimitée par arrêté préfectoral au titre de l'article L.131-3 du code de la construction et de l'habitation, la vente de tout ou partie d'un immeuble bâti impose la production d'un état relatif à la présence de termites, prévu par l'article L.126-24 du même code. Pour un lot de copropriété, cette obligation porte sur les parties privatives vendues : l'appartement, ses annexes privatives, tout ce qui appartient exclusivement au vendeur. Le diagnostiqueur n'a ni le mandat ni l'accès pour examiner les caves communes, la charpente ou les planchers relevant des parties communes, sauf si le règlement de copropriété les rattache au lot vendu. Le rapport remis précise en principe le périmètre exact visité, ce qui permet de vérifier que seules les parties privatives vendues ont fait l'objet d'un examen.

Un état négatif qui ne dit rien des parties communes

Un état négatif sur le lot signifie seulement qu'aucune trace de termites n'a été détectée sur les parties privatives examinées à la date du diagnostic. Il ne préjuge pas de l'état des parties communes, qui relèvent d'un régime distinct : le suivi et, le cas échéant, le traitement des foyers en parties communes incombent au syndicat des copropriétaires, pas au vendeur d'un lot. L'acquéreur qui veut se faire une idée complète de la situation de l'immeuble doit donc regarder au delà de l'état termites remis par le vendeur.

L'articulation avec le dossier de diagnostic technique et la déclaration en mairie

L'article L.271-4 du code de la construction et de l'habitation intègre l'état termites dans le dossier de diagnostic technique annexé à la promesse de vente ou, à défaut, à l'acte authentique. Ce même article fixe la durée de validité du document à moins de six mois à la date de l'acte authentique, et prive le vendeur de la possibilité de s'exonérer de la garantie des vices cachés correspondante en l'absence d'un document valide. Par ailleurs, l'article L.126-4 organise une déclaration en mairie dès qu'une présence de termites est constatée : cette déclaration incombe à l'occupant ou, à défaut, au propriétaire, mais pour les parties communes d'un immeuble soumis à la loi du 10 juillet 1965, elle incombe expressément au syndicat des copropriétaires. Ces deux textes se complètent : l'un organise l'information de l'acquéreur au moment de la vente, l'autre organise le signalement de la contamination indépendamment de toute transaction.

Quand l'information reste incomplète

La difficulté pratique tient à ce que le vendeur d'un lot n'a pas toujours connaissance de l'état des parties communes. Le syndic est le seul interlocuteur en mesure de renseigner sur d'éventuelles investigations, déclarations ou travaux déjà engagés sur les communs. Si aucun procès-verbal d'assemblée générale n'évoque la question, l'incertitude doit être assumée comme telle et signalée à l'acquéreur plutôt que gommée : présenter un état de lot comme s'il couvrait l'ensemble de l'immeuble expose le vendeur, alors qu'une information claire sur le périmètre de l'état et sur les démarches faites auprès du syndic protège sa position. L'erreur la plus fréquente reste d'omettre purement et simplement la démarche auprès du syndic, ou d'ignorer un procès-verbal qui mentionne pourtant un foyer dans les caves ou la charpente commune.

Les recours ouverts

L'acquéreur peut interroger le syndic avant la vente ; un foyer en parties communes relève du syndicat des copropriétaires.

Ce qu'il faut pouvoir produire

  • État termites du lot
  • Procès-verbaux d'assemblée générale mentionnant les investigations sur les communs
  • Arrêté préfectoral applicable
  • Correspondance avec le syndic

Les erreurs qui coûtent cher

  • Présenter un état de lot comme couvrant tout l'immeuble
  • Omettre d'interroger le syndic
  • Ignorer un procès-verbal signalant un foyer dans les caves

Sources et dates de relevé. article L.126-24 du code de la construction et de l'habitation, État relatif à la présence de termites en cas de vente, consulté le 12 septembre 2026. article L.271-4 du code de la construction et de l'habitation, Dossier de diagnostic technique annexé à la promesse ou à l'acte de vente, consulté le 12 septembre 2026. premier alinéa de l'article L.131-3 du code de la construction et de l'habitation, Arrêté préfectoral délimitant les zones contaminées par les termites, consulté le 12 septembre 2026. article L.126-4 du code de la construction et de l'habitation, Déclaration en mairie de la présence de termites, consulté le 12 septembre 2026.

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Recours et démarches
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