Termites et vendeur : le lot privatif en copropriété
L'état termites porte sur le lot vendu, pas sur l'immeuble entier : les parties communes suivent un régime distinct, à la charge du syndicat des copropriétaires. Cette distinction dépend de la délimitation entre parties privatives et parties communes telle qu'elle ressort du règlement de copropriété.
Le diagnostic du lot est à la charge du vendeur, les investigations et travaux sur les parties communes relèvent du syndicat.
- Qui est concerné
- Vendeur
- Nuisible
- Termites
- Qui paie
- Cela dépend de l'origine
- Délai à tenir
- Moins de 6 mois
- Textes cités
- 4 textes
- Mise à jour
- 12 septembre 2026
Ce que dit le texte
Reproduit à l'identiqueEn cas de vente de tout ou partie d'un immeuble bâti situé dans une zone délimitée en application du premier alinéa de l'article L.131-3, un état relatif à la présence de termites est produit dans les conditions et selon les modalités prévues aux articles L.271-4 à L.271-6.
Ce que cela veut dire iciÉtat relatif à la présence de termites en cas de vente
Consulter le texte en vigueurEn cas de vente de tout ou partie d'un immeuble bâti, un dossier de diagnostic technique, fourni par le vendeur, est annexé à la promesse de vente ou, à défaut de promesse, à l'acte authentique de vente. L'état relatif à la présence de termites doit avoir été établi depuis moins de six mois. En l'absence, lors de la signature de l'acte authentique de vente, d'un document en cours de validité, le vendeur ne peut pas s'exonérer de la garantie des vices cachés correspondante.
Ce que cela veut dire iciDossier de diagnostic technique annexé à la promesse ou à l'acte de vente
Consulter le texte en vigueurLorsque, dans une ou plusieurs communes, des foyers de termites sont identifiés, un arrêté préfectoral, pris sur proposition ou après consultation des conseils municipaux intéressés, délimite les zones contaminées ou susceptibles de l'être à court terme.
Ce que cela veut dire iciArrêté préfectoral délimitant les zones contaminées par les termites
Consulter le texte en vigueurDès qu'il a connaissance de la présence de termites dans un immeuble bâti ou non bâti, l'occupant de l'immeuble contaminé en fait la déclaration en mairie. À défaut d'occupant, la déclaration incombe au propriétaire. Pour les parties communes d'un immeuble relevant de la loi n° 65-557 du 10 juillet 1965, la déclaration incombe au syndicat des copropriétaires.
Ce que cela veut dire iciDéclaration en mairie de la présence de termites
Consulter le texte en vigueurCe que cela change chez vous
Application concrèteEn tant que vendeur, vous devez faire réaliser l'état termites sur votre lot avant la vente et vérifier qu'il aura moins de six mois à la date de l'acte authentique, faute de quoi vous ne pourrez pas vous exonérer de la garantie des vices cachés correspondante.
Vous n'êtes pas responsable du diagnostic des parties communes : cette charge revient au syndicat des copropriétaires. En revanche, vous devez interroger le syndic et transmettre à l'acquéreur les procès-verbaux d'assemblée générale qui évoquent la présence de termites dans les communs.
Si vous avez connaissance d'une présence de termites, y compris dans les parties communes, vous devez veiller à ce que la déclaration en mairie ait bien été faite, par vous-même, l'occupant ou le syndicat selon le cas.
Les cas où la réponse change
À vérifier avant d'agirSi un procès-verbal d'assemblée générale signale un foyer dans les caves ou la charpente commune, l'ignorer expose le vendeur malgré un état de lot négatif. L'information doit être transmise à l'acquéreur même si elle ne relève pas de l'état termites du lot.
Quand le syndic ne répond pas ou ne dispose d'aucune information sur les parties communes, le vendeur ne peut pas produire de preuve positive sur ce point. Il doit alors signaler cette absence d'information à l'acquéreur plutôt que la présenter comme une garantie d'absence de termites.
La règle en vidéo
Termites, 50 secondesLa procédure, étape par étape
Délais indiqués en margeCommander l'état du lot
Le vendeur fait réaliser l'état relatif aux termites sur les parties privatives qu'il vend.
Interroger le syndic
Le vendeur demande au syndic les informations disponibles sur d'éventuels foyers dans les parties communes.
Transmettre les procès-verbaux d'AG
Le vendeur communique à l'acquéreur les procès-verbaux d'assemblée générale mentionnant les investigations sur les parties communes.
Déclarer en mairie
Toute présence de termites constatée est déclarée en mairie par l'occupant, le propriétaire, ou le syndicat pour les parties communes.
Si l'autre partie refuse
Recours ouvertsCe qui se passe en cas de refus
- Le syndic qui refuse de répondre laisse le vendeur sans information sur l'état réel des parties communes, ce qui ne dispense pas de vendre mais expose à un déséquilibre d'information avec l'acquéreur.
- Si le syndicat des copropriétaires n'engage pas d'investigation ou de traitement sur un foyer connu en parties communes, la contamination peut se propager sans que le vendeur du lot en soit responsable.
- L'acquéreur peut, avant la vente, interroger directement le syndic : un refus ou un silence de la copropriété ne bloque pas la transaction mais laisse peser une incertitude sur l'état de l'immeuble.
- Un foyer signalé en parties communes et resté sans suite relève du syndicat des copropriétaires, pas du vendeur d'un lot, mais peut fragiliser la position de ce dernier si l'acquéreur découvre l'information après la vente.
Ce qui joue en votre faveur
- L'état termites du lot, établi depuis moins de six mois à la date de l'acte authentique, démontre que le vendeur a rempli son obligation sur les parties privatives.
- Les procès-verbaux d'assemblée générale mentionnant les investigations menées sur les parties communes situent clairement la responsabilité du syndicat des copropriétaires.
- L'arrêté préfectoral délimitant la zone contaminée, pris en application de l'article L.131-3, fixe le périmètre exact de l'obligation.
- La correspondance échangée avec le syndic prouve que le vendeur a interrogé la copropriété sur l'état des parties communes, même en l'absence de réponse complète.
Le courrier à envoyer
6 modèle(s)
Entreprise de dératisation
Commander un plan de dératisation pour un immeuble loué : modèle de lettre
Un plan de dératisation n'est pas une intervention, c'est un dispositif suivi et tracé. Ce modèle commande ce dispositif à une entreprise et fixe d'emblée ce que le bailleur devra pouvoir produire en cas de contrôle.
Entreprise de lutte contre les nuisibles
Commander un plan de lutte contre les nuisibles pour un établissement : modèle de lettre
Pour un établissement alimentaire, le plan de lutte contre les nuisibles n'est pas une prestation de confort : c'est une pièce du plan de maîtrise sanitaire, exigible au contrôle. Ce modèle le commande avec les éléments qui seront demandés.
Mairie de la commune
Déclarer la présence de termites en mairie : modèle de lettre
La déclaration en mairie est une obligation, pas une démarche facultative : elle alimente la carte des zones contaminées sur laquelle reposent les arrêtés préfectoraux de délimitation. Ce modèle la met en forme.
Vendeur ou son notaire
Réclamer l'état relatif aux termites avant une vente : modèle de lettre
En zone délimitée par arrêté préfectoral, l'état relatif à la présence de termites fait partie du dossier de diagnostic technique. Ce modèle le réclame au vendeur, avec les textes et le délai de validité.
Mairie de la commune
Répondre à une mise en demeure de la mairie : modèle de lettre
Une mise en demeure municipale ne se laisse jamais sans réponse écrite : le silence ouvre l'exécution d'office aux frais du propriétaire. Ce modèle répond, expose ce qui est engagé et propose un calendrier.
Service communal d'hygiène et de santé
Signaler des nuisibles au service communal d'hygiène : modèle de lettre
Quand le bailleur, le syndic ou le voisin ne bougent pas, le constat d'un tiers débloque le dossier. Ce modèle saisit le service communal d'hygiène et de santé, gratuitement et sans désigner de coupable.
Le modèle se complète en ligne, se télécharge et s'imprime. Aucune coordonnée n'est demandée pour l'obtenir.
Faire chiffrer l'intervention avant l'échéance
Une intervention ou un diagnostic doit souvent être produit avant une date précise. Décrivez la situation. Votre demande est transmise à des professionnels de votre zone.
En détail
VendeurUn état borné aux parties privatives vendues
En zone délimitée par arrêté préfectoral au titre de l'article L.131-3 du code de la construction et de l'habitation, la vente de tout ou partie d'un immeuble bâti impose la production d'un état relatif à la présence de termites, prévu par l'article L.126-24 du même code. Pour un lot de copropriété, cette obligation porte sur les parties privatives vendues : l'appartement, ses annexes privatives, tout ce qui appartient exclusivement au vendeur. Le diagnostiqueur n'a ni le mandat ni l'accès pour examiner les caves communes, la charpente ou les planchers relevant des parties communes, sauf si le règlement de copropriété les rattache au lot vendu. Le rapport remis précise en principe le périmètre exact visité, ce qui permet de vérifier que seules les parties privatives vendues ont fait l'objet d'un examen.
Un état négatif qui ne dit rien des parties communes
Un état négatif sur le lot signifie seulement qu'aucune trace de termites n'a été détectée sur les parties privatives examinées à la date du diagnostic. Il ne préjuge pas de l'état des parties communes, qui relèvent d'un régime distinct : le suivi et, le cas échéant, le traitement des foyers en parties communes incombent au syndicat des copropriétaires, pas au vendeur d'un lot. L'acquéreur qui veut se faire une idée complète de la situation de l'immeuble doit donc regarder au delà de l'état termites remis par le vendeur.
L'articulation avec le dossier de diagnostic technique et la déclaration en mairie
L'article L.271-4 du code de la construction et de l'habitation intègre l'état termites dans le dossier de diagnostic technique annexé à la promesse de vente ou, à défaut, à l'acte authentique. Ce même article fixe la durée de validité du document à moins de six mois à la date de l'acte authentique, et prive le vendeur de la possibilité de s'exonérer de la garantie des vices cachés correspondante en l'absence d'un document valide. Par ailleurs, l'article L.126-4 organise une déclaration en mairie dès qu'une présence de termites est constatée : cette déclaration incombe à l'occupant ou, à défaut, au propriétaire, mais pour les parties communes d'un immeuble soumis à la loi du 10 juillet 1965, elle incombe expressément au syndicat des copropriétaires. Ces deux textes se complètent : l'un organise l'information de l'acquéreur au moment de la vente, l'autre organise le signalement de la contamination indépendamment de toute transaction.
Quand l'information reste incomplète
La difficulté pratique tient à ce que le vendeur d'un lot n'a pas toujours connaissance de l'état des parties communes. Le syndic est le seul interlocuteur en mesure de renseigner sur d'éventuelles investigations, déclarations ou travaux déjà engagés sur les communs. Si aucun procès-verbal d'assemblée générale n'évoque la question, l'incertitude doit être assumée comme telle et signalée à l'acquéreur plutôt que gommée : présenter un état de lot comme s'il couvrait l'ensemble de l'immeuble expose le vendeur, alors qu'une information claire sur le périmètre de l'état et sur les démarches faites auprès du syndic protège sa position. L'erreur la plus fréquente reste d'omettre purement et simplement la démarche auprès du syndic, ou d'ignorer un procès-verbal qui mentionne pourtant un foyer dans les caves ou la charpente commune.
Les recours ouverts
L'acquéreur peut interroger le syndic avant la vente ; un foyer en parties communes relève du syndicat des copropriétaires.
Ce qu'il faut pouvoir produire
- État termites du lot
- Procès-verbaux d'assemblée générale mentionnant les investigations sur les communs
- Arrêté préfectoral applicable
- Correspondance avec le syndic
Les erreurs qui coûtent cher
- Présenter un état de lot comme couvrant tout l'immeuble
- Omettre d'interroger le syndic
- Ignorer un procès-verbal signalant un foyer dans les caves
Sources et dates de relevé. article L.126-24 du code de la construction et de l'habitation, État relatif à la présence de termites en cas de vente, consulté le 12 septembre 2026. article L.271-4 du code de la construction et de l'habitation, Dossier de diagnostic technique annexé à la promesse ou à l'acte de vente, consulté le 12 septembre 2026. premier alinéa de l'article L.131-3 du code de la construction et de l'habitation, Arrêté préfectoral délimitant les zones contaminées par les termites, consulté le 12 septembre 2026. article L.126-4 du code de la construction et de l'habitation, Déclaration en mairie de la présence de termites, consulté le 12 septembre 2026.
Les procédures liées
Recours et démarches
Acheteur
Comment vérifier si le bien que j'achète est en zone termites ?
Le zonage termites est fixé par arrêté préfectoral, qui délimite les communes contaminées ou menacées à court terme et se vérifie en mairie ou en préfecture avant tout engagement. Si la commune est classée, le vendeur doit vous remettre un état relatif à la présence de termites, annexé dès la promesse de vente.
Acheteur
J'ai découvert de la mérule après l'achat : quels sont mes recours ?
En zone de présence d'un risque de mérule délimitée par arrêté préfectoral, une information sur ce risque doit être annexée à l'acte de vente ; son absence, ou la dissimulation d'une mérule connue du vendeur, ouvre la voie à une action en garantie des vices cachés ou pour réticence dolosive. Cette action suppose de prouver que le désordre existait avant la vente et que le vendeur en avait, ou aurait dû en avoir, connaissance.
Acheteur
Le diagnostic termites était négatif mais je découvre des dégâts : que faire ?
Un diagnostic termites négatif n'empêche pas la présence réelle de termites : l'état repose sur des sondages non destructifs et peut comporter des parties non visitées, mentionnées en réserve dans le rapport. La responsabilité du diagnostiqueur, assuré pour cette activité, dépend alors du contenu exact de ces réserves, tandis que la présence constatée doit être déclarée en mairie.
Acheteur
Le logement acheté est infesté de punaises de lit : puis-je me retourner contre le vendeur ?
Aucun diagnostic punaises de lit n'est obligatoire à la vente, ce qui prive l'acheteur d'un appui automatique comparable à celui des termites. Une action contre le vendeur reste possible, mais elle suppose de prouver qu'il connaissait l'infestation avant la vente et l'a dissimulée.
Acheteur
Quelles vérifications faire sur les nuisibles avant de signer ?
Avant de signer, seules deux obligations légales précises pèsent sur le vendeur : l'état termites si la commune est classée en zone délimitée et l'information mérule si elle est en zone de risque, toutes deux annexées au dossier de diagnostic technique. Pour tous les autres nuisibles (blattes, rongeurs, punaises de lit), aucun document n'est imposé, et la vérification de l'acheteur repose sur les questions écrites posées au vendeur et au syndic.
Maire et commune
Termites et commune : terrain nu
<p>Quand une démolition totale ou partielle a lieu dans une zone délimitée par arrêté préfectoral au titre des termites, les bois et matériaux contaminés doivent être incinérés sur place ou traités avant tout transport, et la personne qui a réalisé les opérations en fait la déclaration en mairie. Cette obligation ne joue que si le terrain est bien situé dans une zone officiellement délimitée, ce que la commune doit vérifier avant et après le chantier.</p>
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Analyses
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État relatif à la présence de termites : ce que le vendeur doit joindre, et quandObligatoire seulement dans les communes visées par un arrêté préfectoral, l'état termites est valable six mois et conditionne la garantie des vices cachés.Vente
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