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Nuisibles ObligationsQui agit ? Qui paie ? Quels recours ?
Vendeur · Mérule

Dois-je informer l'acquéreur d'un risque de mérule ?

En zone délimitée par arrêté préfectoral, le vendeur joint à l'acte authentique une information sur le risque de mérule, sans que cela constitue un diagnostic obligatoire au sens du dossier de diagnostic technique. Hors de cette zone, ou si vous connaissez la présence effective de mérule, taire ce que vous savez expose à une action en vices cachés ou en dol.

La réponse courte La réponse dépend de l'origine de l'infestation

Aucun coût de diagnostic imposé par le texte, l'information est déclarative ; une expertise reste à la charge de celui qui la commande.

Information sur le risque de mérule
Fiche de situationSIT-113
Qui est concerné
Vendeur
Nuisible
Mérule
Qui paie
Cela dépend de l'origine
Délai à tenir
Sans délai légal
Textes cités
4 textes
Mise à jour
12 septembre 2026
Cela dépend de l'origineQui paie
4Textes cités
Sans délai légalJointe à l'acte authentique
4Étapes
Un expert examine un mur humide derrière une plinthe déposée, humidimètre en main, l'occupant montre la tache, dans un logement.

Ce que dit le texte

Reproduit à l'identique

Ce que cela change chez vous

Application concrète

Avant de signer, vous devez vérifier si le bien est situé dans une commune couverte par un arrêté préfectoral de délimitation du risque de mérule. Si c'est le cas, une information doit être rédigée et jointe à l'acte authentique, en plus du dossier de diagnostic technique habituel.

Si vous savez que le bien a été touché par la mérule, traité ou non, vous devez le dire à l'acquéreur indépendamment de toute zone délimitée. Réunissez et transmettez les rapports d'expertise, factures de traitement et déclarations en mairie que vous détenez : ce sont les preuves qui montrent que vous avez informé de bonne foi.

Le silence sur une présence connue, même hors zone, reste le principal risque juridique : il expose à une remise en cause de la vente après la signature.

Les cas où la réponse change

À vérifier avant d'agir
Hors zone mais mérule connue

L'article L.126-25 ne s'applique pas hors zone délimitée, mais vous devez informer l'acquéreur si vous connaissez la présence effective de mérule. Le silence expose alors à une action en vices cachés ou en dol.

Traitement ancien à l'efficacité incertaine

Un traitement passé ne garantit pas l'absence de mérule aujourd'hui. Communiquer les rapports et factures reste la façon la plus sûre de montrer que vous n'avez rien caché.

La règle en vidéo

Mérule, 50 secondes
Qui doit agir, sous quel délai et avec quelles preuves : l'essentiel de la règle sur Mérule en moins d'une minute.

La procédure, étape par étape

Délais indiqués en marge

Vérifier l'arrêté préfectoral

Consultez en préfecture l'existence d'un arrêté délimitant une zone de présence de risque de mérule pour la commune du bien.

Joindre l'information à l'acte

Si le bien est en zone délimitée, l'information sur le risque de mérule est jointe à l'acte authentique de vente.

Communiquer rapports et factures

Transmettez à l'acquéreur les rapports d'expertise et factures de traitement antérieurs si un traitement contre la mérule a déjà eu lieu.

Déclarer la présence en mairie

Dès que la présence de mérule est connue, une déclaration doit être faite en mairie par l'occupant ou, à défaut, par le propriétaire.

Si l'autre partie refuse

Recours ouverts

Ce qui se passe en cas de refus

  • Si l'information de zone n'est pas jointe à l'acte authentique alors que le bien se trouve dans une zone délimitée, la vente reste conclue mais l'acquéreur peut s'appuyer sur cette omission pour contester ce qu'il n'a pas pu connaître.
  • Si une présence de mérule connue du vendeur n'a pas été révélée, l'acquéreur peut agir en garantie des vices cachés après la découverte.
  • Si la dissimulation apparaît intentionnelle, l'acquéreur peut invoquer la réticence dolosive, ce qui pèse plus lourdement sur le vendeur qu'une simple garantie des vices cachés.
  • L'absence de déclaration en mairie d'une présence constatée n'annule pas la vente à elle seule, mais elle prive le vendeur d'un élément de preuve de sa bonne foi en cas de litige.

Ce qui joue en votre faveur

  • L'arrêté préfectoral de délimitation, s'il existe, fixe objectivement si l'obligation de l'article L.126-25 s'applique ou non à la commune du bien.
  • L'information jointe à l'acte authentique, conservée par le notaire, atteste que vous avez rempli l'obligation prévue.
  • Les rapports d'expertise ou factures de traitement antérieurs montrent que vous avez traité ce que vous saviez, plutôt que de le dissimuler.
  • Une déclaration en mairie faite en temps utile démontre votre bonne foi si l'acquéreur conteste après la vente.

Le courrier à envoyer

6 modèle(s)
Un bailleur et un technicien relisent un planning d'entretien affiché dans un couloir de cave Entreprise de dératisation Commander un plan de dératisation pour un immeuble loué : modèle de lettre Un plan de dératisation n'est pas une intervention, c'est un dispositif suivi et tracé. Ce modèle commande ce dispositif à une entreprise et fixe d'emblée ce que le bailleur devra pouvoir produire en cas de contrôle. Un responsable et un technicien affichent un plan de site avec des points de surveillance numérotés Entreprise de lutte contre les nuisibles Commander un plan de lutte contre les nuisibles pour un établissement : modèle de lettre Pour un établissement alimentaire, le plan de lutte contre les nuisibles n'est pas une prestation de confort : c'est une pièce du plan de maîtrise sanitaire, exigible au contrôle. Ce modèle le commande avec les éléments qui seront demandés. Un agent municipal enregistre une déclaration, le rapport d'expertise humidité ouvert sur le comptoir Mairie de la commune Déclarer la présence de mérule en mairie : modèle de lettre La mérule se déclare en mairie comme les termites, mais sans délai chiffré et sans diagnostic obligatoire à la vente : seule une information de l'acquéreur est due en zone délimitée. Ce modèle met la déclaration en forme. Une main glisse un mot manuscrit courtois dans la boîte aux lettres d'un voisin Voisin de palier Écrire à un voisin dont le logement infeste l'immeuble : modèle de lettre Traiter chez soi pendant que le logement mitoyen ne fait rien revient à vider une baignoire sans fermer le robinet. Ce modèle propose un traitement simultané, sans accuser et sans invoquer un texte qui n'existe pas entre voisins. Un propriétaire rédige sa réponse, la lettre de la mairie et des devis datés côte à côte Mairie de la commune Répondre à une mise en demeure de la mairie : modèle de lettre Une mise en demeure municipale ne se laisse jamais sans réponse écrite : le silence ouvre l'exécution d'office aux frais du propriétaire. Ce modèle répond, expose ce qui est engagé et propose un calendrier. Un habitant remplit un formulaire de signalement au guichet du service hygiène d'une mairie Service communal d'hygiène et de santé Signaler des nuisibles au service communal d'hygiène : modèle de lettre Quand le bailleur, le syndic ou le voisin ne bougent pas, le constat d'un tiers débloque le dossier. Ce modèle saisit le service communal d'hygiène et de santé, gratuitement et sans désigner de coupable.

Le modèle se complète en ligne, se télécharge et s'imprime. Aucune coordonnée n'est demandée pour l'obtenir.

Faire traiter les nuisibles

Faire chiffrer l'intervention avant l'échéance

Une intervention ou un diagnostic doit souvent être produit avant une date précise. Décrivez la situation. Votre demande est transmise à des professionnels de votre zone.

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En détail

Vendeur

Une obligation d'information circonscrite à une zone délimitée

Le point de départ est géographique. L'article L.126-25 du code de la construction et de l'habitation ne crée une obligation que pour les immeubles bâtis situés dans une zone délimitée par arrêté préfectoral au titre du deuxième alinéa de l'article L.131-3. Cet arrêté n'existe que là où des foyers de mérule ont été identifiés dans une ou plusieurs communes, et il est pris sur proposition ou après consultation des conseils municipaux concernés. En dehors d'une telle zone, l'article L.126-25 ne s'applique tout simplement pas : il n'y a pas d'information de zone à produire, faute de zone.

La première chose à vérifier, avant toute vente, est donc l'existence de cet arrêté pour la commune du bien. Il est consultable en préfecture. S'il existe, une information sur la présence d'un risque de mérule doit être jointe à l'acte authentique de vente, selon les conditions et modalités prévues à l'article L.271-4.

Ce que cette information n'est pas

Le texte est explicite sur le renvoi à l'article L.271-4, celui qui organise le dossier de diagnostic technique annexé à la promesse de vente ou, à défaut, à l'acte authentique. Ce renvoi fixe seulement le cadre procédural : le document suit le même circuit que les autres diagnostics. Il ne transforme pas pour autant l'information mérule en diagnostic mérule obligatoire au sens du dossier de diagnostic technique. Il s'agit d'une information sur l'existence du risque dans la zone, pas d'un état technique du bien établi par un professionnel certifié. Confondre les deux conduit à des erreurs : produire un document qui ressemble à un diagnostic termites, ou croire qu'un simple certificat suffit à couvrir toute question de mérule, n'est pas ce que demande le texte.

Aucun coût de diagnostic n'est imposé par l'article L.126-25 : l'information reste déclarative. Si une expertise est réalisée pour établir ou écarter la présence de mérule, elle reste à la charge de celui qui la commande, qu'il s'agisse du vendeur ou de l'acquéreur.

L'articulation avec la déclaration en mairie

L'article L.126-5 impose, indépendamment de toute vente, une déclaration en mairie dès que la présence de mérule dans un immeuble bâti est connue. Cette déclaration incombe à l'occupant, ou à défaut d'occupant au propriétaire ; pour les parties communes, elle incombe au syndicat des copropriétaires. Cette obligation existe donc que le bien soit ou non en zone délimitée, et qu'une vente soit ou non en cours. Si vous avez fait cette déclaration, ou si vous détenez des rapports d'expertise ou des factures de traitement antérieurs, ces éléments doivent être communiqués à l'acquéreur : ils font partie de ce que vous savez, et donc de ce que vous devez ne pas taire.

Quand vous connaissez la présence de mérule, en zone ou hors zone

La zone délimitée encadre une obligation d'information générale sur un risque. Elle ne dispense pas le vendeur qui connaît la présence effective de mérule dans son bien de le signaler, que ce bien soit ou non situé dans une zone couverte par un arrêté préfectoral. Taire une présence connue, qu'elle ait ou non fait l'objet d'un traitement, expose à une action de l'acquéreur en garantie des vices cachés, voire pour réticence dolosive s'il apparaît que l'information a été dissimulée intentionnellement.

La difficulté pratique se situe dans les cas intermédiaires : un traitement ancien dont on ignore l'efficacité réelle, des traces visibles mais non identifiées formellement comme de la mérule, une commune qui n'a pas encore d'arrêté alors que des foyers sont rapportés dans le voisinage. Dans ces situations, la prudence impose de communiquer ce que l'on sait, même incertain, plutôt que de se retrancher derrière l'absence d'arrêté préfectoral ou l'absence de diagnostic officiel : l'obligation d'information sur ce que l'on connaît effectivement ne dépend pas de l'existence d'une zone délimitée, elle découle du simple fait de savoir.

Les recours ouverts

L'acquéreur qui découvre une mérule dissimulée peut agir en garantie des vices cachés, voire pour réticence dolosive.

Ce qu'il faut pouvoir produire

  • Arrêté préfectoral de délimitation, s'il existe
  • Information annexée à l'acte
  • Rapports d'expertise ou factures de traitement antérieurs
  • Déclaration en mairie si la mérule a été constatée

Les erreurs qui coûtent cher

  • Confondre information de zone et diagnostic mérule
  • Masquer des traces de traitement antérieur
  • Considérer qu'aucune obligation n'existe hors zone délimitée, alors que l'obligation d'information sur ce que l'on sait demeure

Ce que les textes ne tranchent pas

  • Les articles du code civil relatifs à la garantie des vices cachés, à ses délais et au dol n'ont pas été vérifiés à leur source dans cette collecte et ne sont donc pas cités ; seule la règle d'exonération figurant à l'article L.271-4 du code de la construction et de l'habitation est citée.

Sources et dates de relevé. article L.126-25 du code de la construction et de l'habitation, Information sur la présence d'un risque de mérule en cas de vente, consulté le 12 septembre 2026. deuxième alinéa de l'article L.131-3 du code de la construction et de l'habitation, Arrêté préfectoral délimitant les zones de présence d'un risque de mérule, consulté le 12 septembre 2026. article L.126-5 du code de la construction et de l'habitation, Déclaration en mairie de la présence de mérule, consulté le 12 septembre 2026. article L.271-4 du code de la construction et de l'habitation, Dossier de diagnostic technique annexé à la promesse ou à l'acte de vente, consulté le 12 septembre 2026.

Les procédures liées

Recours et démarches
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