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Nuisibles : vos obligations Zones, textes, délais, recours
Acheteur · Termites

Le diagnostic termites était négatif mais je découvre des dégâts : que faire ?

Un diagnostic termites négatif n'empêche pas la présence réelle de termites : l'état repose sur des sondages non destructifs et peut comporter des parties non visitées, mentionnées en réserve dans le rapport. La responsabilité du diagnostiqueur, assuré pour cette activité, dépend alors du contenu exact de ces réserves, tandis que la présence constatée doit être déclarée en mairie.

La réponse courte La réponse dépend de l'origine de l'infestation

Les travaux sont d'abord à votre charge, avec un recours possible contre le diagnostiqueur et, selon les cas, le vendeur.

Diagnostic certifié, déclaration en mairie obligatoire
Fiche de situationSIT-121
Qui est concerné
Acheteur
Nuisible
Termites
Qui paie
Cela dépend de l'origine
Délai à tenir
1 mois
Textes cités
4 textes
Mise à jour
12 septembre 2026
Cela dépend de l'origineQui paie
4Textes cités
1 moisDéclaration en mairie
4Étapes

Ce que dit le texte

Reproduit à l'identique

Ce que cela change chez vous

Application concrète

Concrètement, la découverte de dégâts après un diagnostic négatif ne dispense de rien : les travaux restent d'abord à la charge de l'acheteur, avec un recours possible contre le diagnostiqueur et, selon les cas, contre le vendeur.

Le sort de ce recours dépend directement du contenu du rapport initial : une zone signalée comme non visitée réduit les chances d'engager la responsabilité du diagnostiqueur pour cette zone précise.

La déclaration en mairie doit être faite indépendamment de ces démarches, dans le mois suivant la constatation, sans attendre l'issue d'un éventuel litige avec le diagnostiqueur ou le vendeur.

Les cas où la réponse change

À vérifier avant d'agir
Dégâts dans une zone non visitée

Si le rapport mentionne cette zone en réserve, le diagnostiqueur n'a pas d'obligation d'y avoir sondé. Sa responsabilité y est alors plus difficile à établir.

Vendeur informé de l'infestation

Si le vendeur connaissait la présence de termites avant la vente, il peut être recherché en plus ou à la place du diagnostiqueur. Cette connaissance reste toutefois à prouver.

La procédure, étape par étape

Délais indiqués en marge

Faire constater les dégâts

Un expert indépendant établit un constat précis des dégâts découverts après la vente.

Relire le rapport de diagnostic

Il faut vérifier si les zones endommagées figurent parmi les parties non visitées mentionnées en réserve.

1 mois

Déclarer la présence en mairie

La présence de termites constatée doit être déclarée au maire par lettre recommandée avec avis de réception ou déposée contre récépissé.

Mettre en demeure le diagnostiqueur

Le diagnostiqueur et son assureur sont mis en demeure sur la base du rapport et du constat des dégâts.

Si l'autre partie refuse

Recours ouverts

Ce qui se passe en cas de refus

  • Le diagnostiqueur refuse d'indemniser : le rapport et ses réserves deviennent la pièce centrale du dossier, à transmettre à son assureur.
  • Le vendeur refuse toute discussion : la question devient de savoir s'il connaissait l'infestation, un recours distinct de celui contre le diagnostiqueur.
  • Le diagnostiqueur ou son assureur ne répond pas : le lecteur doit conserver la preuve de sa mise en demeure et de ses relances.
  • Les travaux ne peuvent pas attendre l'issue du litige : ils restent à la charge de l'acheteur pendant toute la durée des démarches.

Ce qui joue en votre faveur

  • Le rapport de diagnostic et ses réserves, qui précisent les zones sondées et celles qui ne l'ont pas été.
  • Un constat d'huissier ou un rapport d'expert indépendant décrivant précisément les dégâts découverts.
  • L'attestation d'assurance du diagnostiqueur, qui couvre en principe son activité.
  • La déclaration de présence de termites déposée en mairie, qui date officiellement la constatation.
Mise en relation

Faire chiffrer l'intervention avant l'échéance

Une intervention ou un diagnostic doit souvent être produit avant une date précise. Décrivez la situation : des entreprises qui couvrent votre secteur répondent avec leur délai d'intervention, leur méthode et leur prix.

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En détail

Acheteur

Ce que couvre réellement l'état relatif à la présence de termites

L'état produit lors de la vente n'est pas une garantie d'absence totale de termites : c'est un rapport établi par un diagnostiqueur certifié, sur la base de sondages non destructifs, conformément à l'article L.126-24 du code de la construction et de l'habitation. Ce texte impose l'état dans les zones délimitées, et renvoie aux modalités prévues aux articles L.271-4 à L.271-6 du même code. Par construction, une méthode non destructive ne permet pas d'ouvrir les murs, les planchers ou les éléments de structure : certaines parties du bien restent donc, par nature, hors de portée du contrôle. Quand le rapport le signale, ces parties sont mentionnées comme non visitées ou comme réserves. C'est ce point qui détermine tout le reste : un diagnostic négatif suivi de dégâts découverts n'est pas automatiquement un rapport fautif, il faut d'abord vérifier si la zone touchée était comprise dans le champ réellement examiné.

L'articulation avec le dossier de diagnostic technique et la garantie des vices cachés

L'article L.271-4 du code de la construction et de l'habitation encadre le dossier de diagnostic technique annexé à la promesse ou à l'acte de vente, et précise que l'état relatif aux termites doit avoir été établi depuis moins de six mois. Ce même article prévoit une conséquence précise : en l'absence, lors de la signature de l'acte authentique, d'un document en cours de validité, le vendeur ne peut pas s'exonérer de la garantie des vices cachés correspondante. Cette règle ne concerne pas la responsabilité du diagnostiqueur, elle concerne le vendeur et la validité formelle du document remis. Un rapport existant, régulier en apparence, mais qui s'avère erroné ou incomplet sur le fond, relève d'une autre question : celle de la responsabilité de son auteur, assuré pour cette activité. Les deux mécanismes peuvent se cumuler : un acheteur peut, selon les faits, avoir un recours contre le diagnostiqueur et, séparément, un recours contre le vendeur.

La déclaration en mairie, une obligation qui s'ajoute et ne remplace rien

Dès qu'il a connaissance de la présence de termites, l'occupant de l'immeuble en fait la déclaration en mairie ; à défaut d'occupant, elle incombe au propriétaire, et pour les parties communes d'une copropriété, au syndicat des copropriétaires, en application de l'article L.126-4 du code de la construction et de l'habitation. L'article R.126-2 du même code fixe la modalité et le délai : la déclaration est adressée au maire dans le mois suivant la constatation, par lettre recommandée avec demande d'avis de réception ou déposée contre récépissé. Cette obligation est indépendante de la question de la responsabilité du diagnostiqueur ou du vendeur : elle s'impose du seul fait de la constatation, quelle que soit l'issue du litige.

Quand les faits restent ambigus

Deux situations concentrent l'essentiel de l'incertitude. D'une part, le contenu exact des réserves du rapport : plus elles sont précises sur les zones non sondées, plus il devient difficile d'engager le diagnostiqueur pour les dégâts situés dans ces zones. D'autre part, la connaissance que le vendeur pouvait avoir de l'infestation avant la vente, qui ouvre un recours distinct mais reste, par nature, une question de preuve. Sur le régime précis de responsabilité et d'assurance du diagnostiqueur, ainsi que sur les délais et conditions de la garantie des vices cachés en droit civil, les éléments recueillis ne permettent pas d'affirmer une règle chiffrée : aucun délai n'a été vérifié pour agir contre le diagnostiqueur. Cette absence de délai identifié ne signifie pas qu'il n'existe aucune limite dans le temps, elle signifie seulement qu'elle n'est pas établie ici avec certitude. Dans ces conditions, la prudence consiste à agir sans attendre : faire constater les dégâts, relire précisément le rapport, déclarer la présence en mairie et adresser sans délai une mise en demeure au diagnostiqueur et à son assureur.

Les recours ouverts

Le diagnostiqueur peut être tenu responsable d'un rapport fautif ; le vendeur qui connaissait l'infestation peut aussi être recherché.

Ce qu'il faut pouvoir produire

  • Rapport de diagnostic et ses réserves
  • Constat d'huissier ou rapport d'expert sur les dégâts
  • Attestation d'assurance du diagnostiqueur
  • Déclaration en mairie

Les erreurs qui coûtent cher

  • Engager les travaux avant tout constat
  • Ignorer les réserves du rapport, qui peuvent exclure la zone concernée
  • Attendre plusieurs mois avant d'écrire au diagnostiqueur

Ce que les textes ne tranchent pas

  • Les articles du code civil relatifs à la garantie des vices cachés, à ses délais et au dol n'ont pas été vérifiés à leur source dans cette collecte et ne sont donc pas cités ; seule la règle d'exonération figurant à l'article L.271-4 du code de la construction et de l'habitation est citée.
  • Le régime de responsabilité et d'assurance du diagnostiqueur n'a pas été vérifié à sa source.

Sources et dates de relevé. article L.126-24 du code de la construction et de l'habitation, État relatif à la présence de termites en cas de vente, consulté le 12 septembre 2026. article L.271-4 du code de la construction et de l'habitation, Dossier de diagnostic technique annexé à la promesse ou à l'acte de vente, consulté le 12 septembre 2026. article L.126-4 du code de la construction et de l'habitation, Déclaration en mairie de la présence de termites, consulté le 12 septembre 2026. article R.126-2 du code de la construction et de l'habitation, Modalités de la déclaration de présence de termites en mairie, consulté le 12 septembre 2026.