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Nuisibles ObligationsQui agit ? Qui paie ? Quels recours ?
Maire et commune · Ambroisie

Quelles sont les obligations de la commune en matière d'ambroisie ?

La commune doit désigner un référent ambroisie et traiter ses propres terrains avant la floraison, comme le prévoit l'arrêté préfectoral pris en application du code de la santé publique. Sur les terrains qui ne lui appartiennent pas, son rôle se limite à repérer les stations et à faire appliquer les mesures imposées aux propriétaires.

La réponse courte La réponse dépend de l'origine de l'infestation

Chaque gestionnaire de terrain paie pour ses parcelles, la commune pour les siennes.

Désigner un référent et traiter ses terrains
Fiche de situationSIT-099
Qui est concerné
Maire et commune
Nuisible
Ambroisie
Qui paie
Cela dépend de l'origine
Délai à tenir
Sans délai légal
Textes cités
5 textes
Mise à jour
12 septembre 2026
Cela dépend de l'origineQui paie
5Textes cités
Sans délai légalAvant la floraison
4Étapes
Deux personnes arrachent et ensachent des pieds d'ambroisie sur un talus, gants et masques, aux abords d'une mairie.

Ce que dit le texte

Reproduit à l'identique

Ce que cela change chez vous

Application concrète

Si vous représentez une commune, la première conséquence concrète est organisationnelle : sans référent ambroisie désigné et sans cartographie des stations, il est difficile de justifier que la commune a rempli son rôle de repérage et d'alerte auprès des propriétaires concernés.

Sur le patrimoine communal lui-même, l'obligation ne laisse pas de marge d'appréciation : un terrain communal envahi par l'ambroisie et traité après le début de la floraison expose la commune au même reproche qu'elle pourrait adresser à un propriétaire privé défaillant.

Enfin, la date exacte à respecter dépend de l'arrêté préfectoral du département, un texte qu'il faut se procurer localement plutôt que de se fier à une échéance nationale unique.

Les cas où la réponse change

À vérifier avant d'agir
Terrain communal ou terrain privé

Sur ses propres terrains, la commune applique les mêmes obligations que tout propriétaire. Sur les terrains privés, son rôle se limite à repérer, informer et faire appliquer l'arrêté préfectoral.

Délai fixé par le préfet

Le délai exact et les mesures imposées dépendent de l'arrêté préfectoral du département, qui n'a pas été identifié ici. Il faut donc le consulter localement avant toute échéance.

La règle en vidéo

Ambroisie, 50 secondes
Qui doit agir, sous quel délai et avec quelles preuves : l'essentiel de la règle sur Ambroisie en moins d'une minute.

La procédure, étape par étape

Délais indiqués en marge

Désigner un référent ambroisie

La commune désigne un référent ambroisie et veille à sa formation.

Repérer et signaler les stations

Le référent repère les stations d'ambroisie et les signale sur la plateforme dédiée.

avant la floraison

Traiter les terrains communaux

La commune traite les terrains dont elle est propriétaire avant que l'ambroisie ne fleurisse.

Relancer les propriétaires défaillants

Le maire informe par écrit les propriétaires concernés et les relance s'ils n'agissent pas.

Si l'autre partie refuse

Recours ouverts

Ce qui se passe en cas de refus

  • Le maire peut faire appliquer l'arrêté préfectoral au propriétaire défaillant selon la procédure que ce même arrêté prévoit.
  • L'ambroisie continue de proliférer et de produire du pollen tant que le terrain n'est pas traité, ce qui prolonge l'exposition du voisinage.
  • La station non traitée reste signalée sur la plateforme dédiée, ce qui documente l'inaction du propriétaire pour un éventuel suivi.
  • Sans réaction du propriétaire après relance écrite, le dossier peut être transmis pour la mise en œuvre de la procédure prévue par l'arrêté préfectoral.

Ce qui joue en votre faveur

  • L'article R.1338-4 du code de la santé publique impose explicitement l'obligation à tout propriétaire, locataire, exploitant ou gestionnaire de terrain.
  • Le décret n° 2017-645 du 26 avril 2017 encadre la lutte contre l'ambroisie et confirme le rôle de l'arrêté préfectoral.
  • La cartographie communale des stations et les courriers adressés aux propriétaires constituent une trace écrite de la démarche engagée.
  • Les bons d'intervention sur les terrains communaux prouvent que la commune applique à elle-même les règles qu'elle demande aux autres.

Le courrier à envoyer

4 modèle(s)

Le modèle se complète en ligne, se télécharge et s'imprime. Aucune coordonnée n'est demandée pour l'obtenir.

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En détail

Maire et commune

Un cadre fixé par le préfet, pas par la commune

L'ambroisie figure sur la liste des espèces végétales dont la prolifération est considérée comme une menace pour la santé humaine, une liste qui comprend aussi l'ambroisie trifide, l'ambroisie à épis lisses et deux chenilles processionnaires, selon l'article D.1338-1 du code de la santé publique. Cette classification ouvre la voie à un dispositif de lutte obligatoire, mais ce n'est pas la commune qui en fixe les modalités. L'article R.1338-4 du code de la santé publique confie ce pouvoir au préfet, qui détermine par arrêté les mesures que doivent appliquer les propriétaires, locataires, exploitants et gestionnaires de terrains, ainsi que le délai dans lequel elles doivent l'être. Le décret n° 2017-645 du 26 avril 2017 pose le cadre général de cette lutte et confirme ce renvoi à l'arrêté préfectoral départemental.

Concrètement, l'obligation de la commune ne se lit pas seulement dans le code de la santé publique : elle se complète par le texte pris dans son propre département, qui fixe la date limite à respecter, en principe avant la floraison de la plante. Sans ce texte local, l'obligation générale existe mais reste incomplète tant que le délai précis n'est pas connu.

Le référent ambroisie, relais de la commune

Les communes sont invitées à désigner un référent ambroisie, chargé de repérer les stations présentes sur le territoire communal et d'alimenter la plateforme de signalement dédiée. Ce référent n'a pas de pouvoir de contrainte propre : il documente la présence de la plante et sa cartographie sert de base à l'action du maire. Au titre de son pouvoir de police en matière de salubrité publique prévu par l'article L.2212-2 du code général des collectivités territoriales, le maire peut ensuite informer les propriétaires concernés et les relancer par écrit s'ils ne réagissent pas.

Le coût de la mise en œuvre suit la même logique de répartition que l'obligation elle-même : chaque gestionnaire de terrain, la commune y compris pour ses propres parcelles, prend à sa charge le traitement de ce qu'il possède ou gère. Il n'existe pas de prise en charge centralisée par la commune du traitement chez les particuliers. Son rôle auprès d'eux se limite à l'information, à la relance, et le cas échéant à la mise en œuvre de l'arrêté préfectoral selon la procédure que le maire prévoit contre les propriétaires défaillants.

La commune gestionnaire, soumise aux mêmes règles que les autres

Sur ses propres terrains, la commune n'a pas de statut particulier : elle est propriétaire ou gestionnaire comme n'importe quel autre, et l'article R.1338-4 du code de la santé publique lui impose donc de traiter avant la floraison, dans le délai fixé par l'arrêté préfectoral. Cette double casquette, autorité qui fait appliquer la règle sur l'ensemble du territoire communal et gestionnaire tenue de l'appliquer sur son propre patrimoine, explique pourquoi une commune qui se limiterait à ses seuls terrains communaux, ou qui traiterait après le début de la floraison, ne remplirait qu'une partie de ce qu'on attend d'elle.

Ce que le texte ne dit pas

L'arrêté préfectoral qui fixe les mesures et le délai précis n'a pas été identifié pour ce site : chaque département a le sien, avec ses propres échéances. Il en résulte une incertitude réelle sur la date exacte avant laquelle un terrain doit être traité. La règle générale est d'agir avant la floraison, mais la date calendaire dépend de l'arrêté local, qu'il faut consulter pour connaître le délai réellement opposable dans le département concerné. Tant que ce texte n'est pas identifié, toute date précise avancée pour ce département resterait une supposition.

Les recours ouverts

Le maire peut faire appliquer l'arrêté préfectoral aux propriétaires défaillants selon la procédure qu'il prévoit.

Ce qu'il faut pouvoir produire

  • Désignation écrite du référent ambroisie
  • Cartographie communale des stations
  • Courriers adressés aux propriétaires concernés
  • Bons d'intervention sur les terrains communaux

Les erreurs qui coûtent cher

  • Faucher après le début de la floraison
  • Se limiter aux terrains communaux
  • Ne pas signaler les stations sur la plateforme dédiée

Ce que les textes ne tranchent pas

  • Les mesures et les délais opposables sont fixés par l'arrêté préfectoral du département, non collecté dans cette session.

Sources et dates de relevé. article L.1338-1 du code de la santé publique, Espèces végétales et animales dont la prolifération est nuisible à la santé humaine, consulté le 12 septembre 2026. article R.1338-4 du code de la santé publique, Mesures imposées aux propriétaires et occupants par arrêté préfectoral, consulté le 12 septembre 2026. décret n° 2017-645 du 26 avril 2017, Lutte contre l'ambroisie à feuilles d'armoise, l'ambroisie trifide et l'ambroisie à épis lisses, consulté le 12 septembre 2026. article D.1338-1 du code de la santé publique, Liste des espèces dont la prolifération menace la santé humaine, consulté le 12 septembre 2026. article L.2212-2 du code général des collectivités territoriales, Pouvoirs de police du maire en matière de salubrité publique, consulté le 12 septembre 2026.

Les procédures liées

Recours et démarches
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