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Nuisibles ObligationsQui agit ? Qui paie ? Quels recours ?
Employeur · Ambroisie

De l'ambroisie pousse sur le terrain de l'entreprise : sommes-nous concernés par l'obligation ?

Oui, l'entreprise est concernée : l'obligation de lutte contre l'ambroisie s'applique à tout exploitant ou gestionnaire de terrain, sans distinction entre usage professionnel et privé. Les mesures précises et le délai pour agir dépendent toutefois de l'arrêté préfectoral en vigueur dans le département.

La réponse courte À la charge de l'employeur

L'entretien du terrain est à la charge de l'occupant, sauf clause du bail confiant les espaces verts au propriétaire.

Mettre en œuvre les mesures de lutte
Fiche de situationSIT-073
Qui est concerné
Employeur
Nuisible
Ambroisie
Qui paie
L'employeur
Délai à tenir
Sans délai légal
Textes cités
4 textes
Mise à jour
12 septembre 2026
L'employeurQui paie
4Textes cités
Sans délai légalAvant la floraison
4Étapes
Deux personnes arrachent et ensachent des pieds d'ambroisie sur un talus, gants et masques, dans les locaux d'une entreprise.

Ce que dit le texte

Reproduit à l'identique

Ce que cela change chez vous

Application concrète

Concrètement, l'entreprise doit intégrer la surveillance de l'ambroisie dans la gestion courante de ses terrains, y compris les zones qui ne sont pas exploitées quotidiennement comme les friches ou les abords de chantier.

Avant toute intervention, il faut se procurer l'arrêté préfectoral du département pour connaître les mesures exactes exigées et le délai à respecter, ce délai étant généralement calé sur la période précédant la floraison.

Si un bail confie l'entretien des espaces verts au propriétaire, l'entreprise occupante garde intérêt à vérifier que cette obligation est bien exécutée, puisqu'elle reste identifiable comme gestionnaire du terrain.

Les cas où la réponse change

À vérifier avant d'agir
Arrêté préfectoral différent selon département

Les mesures exactes et le délai à respecter sont fixés par l'arrêté préfectoral du département où se trouve le terrain. Une entreprise implantée sur plusieurs sites doit donc vérifier l'arrêté applicable à chacun.

Bail confiant l'entretien au propriétaire

Si le bail confie l'entretien des espaces verts au propriétaire, c'est lui qui doit en assumer la charge. L'entreprise occupante reste néanmoins identifiée comme gestionnaire du terrain face à l'administration.

La règle en vidéo

Ambroisie, 50 secondes
Qui doit agir, sous quel délai et avec quelles preuves : l'essentiel de la règle sur Ambroisie en moins d'une minute.

La procédure, étape par étape

Délais indiqués en marge

Repérer les stations existantes

Repérer les stations d'ambroisie sur les zones remuées et les abords de chantier.

Arracher ou faucher avant floraison

Faire arracher ou faucher les plants avant la floraison, puis repasser.

Végétaliser rapidement les sols nus

Végétaliser rapidement les sols nus après les travaux.

Signaler les stations repérées

Signaler les stations sur la plateforme dédiée.

Si l'autre partie refuse

Recours ouverts

Ce qui se passe en cas de refus

  • Le maire ou le référent ambroisie du secteur peut se rendre sur place et constater que les mesures de l'arrêté préfectoral n'ont pas été prises.
  • Ce constat permet de faire appliquer l'arrêté préfectoral au terrain concerné.
  • Si le bail confie l'entretien des espaces verts au propriétaire et que celui-ci n'intervient pas, l'entreprise occupante reste identifiée comme gestionnaire du terrain vis-à-vis de l'administration.
  • Une friche ou un chantier laissé en l'état expose à la poursuite du constat tant que les stations d'ambroisie ne sont pas traitées.

Ce qui joue en votre faveur

  • Des photos des stations d'ambroisie et de l'intervention réalisée datent et prouvent la mise en œuvre des mesures.
  • Une copie de l'arrêté préfectoral applicable au département fixe précisément ce qui était exigé et dans quel délai.
  • Les bons d'intervention de l'entreprise d'espaces verts établissent la réalité et la date du traitement.
  • Le signalement effectué sur la plateforme dédiée trace la déclaration des stations et la réactivité de l'entreprise.

Le courrier à envoyer

6 modèle(s)
Un responsable et un technicien affichent un plan de site avec des points de surveillance numérotés Entreprise de lutte contre les nuisibles Commander un plan de lutte contre les nuisibles pour un établissement : modèle de lettre Pour un établissement alimentaire, le plan de lutte contre les nuisibles n'est pas une prestation de confort : c'est une pièce du plan de maîtrise sanitaire, exigible au contrôle. Ce modèle le commande avec les éléments qui seront demandés. Un représentant du personnel prépare une note en salle de réunion, ordre du jour sur la table Comité social et économique Informer le CSE d'une infestation dans les locaux : modèle de lettre Une infestation dans des bureaux ou des vestiaires devient très vite un sujet de santé au travail. Ce modèle informe le CSE des faits, du traitement engagé et du protocole demandé aux salariés, sans nommer personne. Un propriétaire rédige sa réponse, la lettre de la mairie et des devis datés côte à côte Mairie de la commune Répondre à une mise en demeure de la mairie : modèle de lettre Une mise en demeure municipale ne se laisse jamais sans réponse écrite : le silence ouvre l'exécution d'office aux frais du propriétaire. Ce modèle répond, expose ce qui est engagé et propose un calendrier. Un référent communal note sur une carte de terrain la position de plants envahissants, gants aux mains Référent ambroisie de la commune Signaler de l'ambroisie au référent communal : modèle de lettre L'ambroisie figure parmi les espèces végétales dont la prolifération est nuisible à la santé humaine, avec des obligations de destruction fixées par arrêté préfectoral. Ce modèle signale un foyer au référent territorial. Un commerçant écrit au propriétaire des murs depuis l'arrière-boutique Bailleur du local commercial Signaler des nuisibles au bailleur d'un local commercial : modèle de lettre Dans un bail commercial, la répartition dépend d'abord du contrat, ensuite du droit commun. Ce modèle signale l'infestation, réclame l'intervention sur le bâti et rappelle que l'obligation de sécurité envers les salariés ne se délègue pas. Un habitant remplit un formulaire de signalement au guichet du service hygiène d'une mairie Service communal d'hygiène et de santé Signaler des nuisibles au service communal d'hygiène : modèle de lettre Quand le bailleur, le syndic ou le voisin ne bougent pas, le constat d'un tiers débloque le dossier. Ce modèle saisit le service communal d'hygiène et de santé, gratuitement et sans désigner de coupable.

Le modèle se complète en ligne, se télécharge et s'imprime. Aucune coordonnée n'est demandée pour l'obtenir.

Faire traiter les nuisibles

Faire chiffrer l'intervention avant l'échéance

Une intervention ou un diagnostic doit souvent être produit avant une date précise. Décrivez la situation. Votre demande est transmise à des professionnels de votre zone.

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En détail

Employeur

Une obligation qui ne dépend pas du statut de l'occupant

L'article R.1338-4 du code de la santé publique vise tout propriétaire, locataire, exploitant, gestionnaire de terrains bâtis et non bâtis, ayant droit ou occupant à quelque titre que ce soit. Cette formulation ne distingue pas selon que le terrain sert à une activité professionnelle ou à un usage privé. Une entreprise qui exploite ou gère un terrain, qu'elle en soit propriétaire ou simple occupante, entre donc dans le champ de l'obligation au même titre qu'un particulier. Le fondement de cette obligation est posé par l'article L.1338-1 du code de la santé publique, qui permet de fixer par décret la liste des espèces végétales et animales dont la prolifération menace la santé humaine. L'article D.1338-1 du code de la santé publique inscrit l'ambroisie à feuilles d'armoise, l'ambroisie trifide et l'ambroisie à épis lisses sur cette liste.

Ce que l'obligation impose concrètement

Le décret n° 2017-645 du 26 avril 2017 précise les mesures de prévention et de lutte contre les ambroisies et confie au préfet le soin de les décliner dans chaque département. Concrètement, l'article R.1338-4 impose à l'entreprise, comme à tout autre gestionnaire de terrain, de mettre en œuvre les mesures déterminées par l'arrêté préfectoral, dans le délai que cet arrêté fixe. Ce texte départemental est donc la pièce à consulter en priorité : il détermine la nature exacte des mesures attendues, arrachage, fauchage ou végétalisation, et le calendrier à respecter, généralement calé sur la période précédant la floraison. Le code de la santé publique pose le principe et le décret organise le dispositif, mais c'est l'arrêté préfectoral qui donne son contenu opérationnel à l'obligation pour un terrain donné.

Le cas des friches, chantiers et terrains remaniés

L'ambroisie colonise préférentiellement les sols mis à nu ou remaniés : friches industrielles, abords de chantier, plateformes en attente d'aménagement. Ces situations, fréquentes sur les emprises d'entreprise, ne constituent pas une exception à l'obligation. Au contraire, un terrain professionnel laissé en friche ou récemment terrassé est précisément le type de milieu que l'arrêté préfectoral vise à surveiller, parce qu'il favorise l'installation de la plante avant qu'une végétation concurrente ne s'y établisse. L'entreprise qui exploite ou gère un tel terrain reste donc tenue de repérer les stations et d'appliquer les mesures prévues, y compris lorsque le terrain n'est pas encore construit ou est temporairement inoccupé.

Ce qui reste à vérifier terrain par terrain

Le texte national ne fixe ni la liste précise des mesures ni le délai chiffré : ces deux éléments dépendent entièrement de l'arrêté préfectoral en vigueur dans le département où se situe le terrain. Une entreprise ne peut donc pas se référer à une règle unique valable partout ; elle doit identifier l'arrêté applicable à chacune de ses implantations, notamment si elle exploite plusieurs sites dans des départements différents. Reste également la question de la charge financière lorsque le terrain est loué : l'entretien incombe en principe à l'occupant, mais un bail peut confier les espaces verts au propriétaire. Cette répartition contractuelle ne modifie pas le champ de l'obligation légale, qui continue de désigner l'entreprise comme gestionnaire du terrain vis-à-vis de l'administration, même si elle peut ensuite se retourner contractuellement vers son bailleur.

Les recours ouverts

Le maire ou le référent ambroisie peut constater le manquement et faire appliquer l'arrêté préfectoral.

Ce qu'il faut pouvoir produire

  • Photos des stations et de l'intervention
  • Copie de l'arrêté préfectoral
  • Bons d'intervention de l'entreprise d'espaces verts
  • Signalement effectué sur la plateforme dédiée

Les erreurs qui coûtent cher

  • Considérer qu'une friche d'entreprise échappe à l'obligation
  • Faucher en pleine floraison
  • Laisser des terres importées non contrôlées sur le site

Ce que les textes ne tranchent pas

  • Les mesures obligatoires dépendent de l'arrêté préfectoral du département.

Sources et dates de relevé. article L.1338-1 du code de la santé publique, Espèces végétales et animales dont la prolifération est nuisible à la santé humaine, consulté le 12 septembre 2026. article R.1338-4 du code de la santé publique, Mesures imposées aux propriétaires et occupants par arrêté préfectoral, consulté le 12 septembre 2026. décret n° 2017-645 du 26 avril 2017, Lutte contre l'ambroisie à feuilles d'armoise, l'ambroisie trifide et l'ambroisie à épis lisses, consulté le 12 septembre 2026. article D.1338-1 du code de la santé publique, Liste des espèces dont la prolifération menace la santé humaine, consulté le 12 septembre 2026.

Les procédures liées

Recours et démarches
Une personne inspecte à la lampe torche le dessous d'un évier et l'arrière d'une plinthe de cuisine, des postes d'appâtage fermés à côté, dans un commerce de proximité. Commerçant ou restaurateur Des blattes ont été vues en cuisine : que risque mon restaurant et que dois-je faire ? Le règlement européen sur l'hygiène des denrées alimentaires impose à tout restaurant de mettre au point des méthodes adéquates de lutte contre les organismes nuisibles, ce qui suppose un plan documenté et non une simple réaction ponctuelle. La gravité de la sanction, de l'avertissement à la fermeture administrative, dépend de ce que le contrôle constate sur place, et non du seul fait qu'une blatte ait été vue. Deux personnes soulèvent un matelas et inspectent les coutures à la lampe torche, housses de protection et appareil vapeur prêts, dans un commerce de proximité. Commerçant ou restaurateur Des punaises de lit ont été détectées dans le mobilier de mon commerce : quelles suites ? Aucun texte ne vise spécifiquement les punaises de lit dans un commerce, mais l'exploitant reste tenu par les règles générales d'entretien des locaux et par son obligation de sécurité envers ses salariés. Cette obligation se double d'une responsabilité envers la clientèle dès lors que le mobilier atteint, sièges, banquettes ou cabines d'essayage, met en cause la santé des personnes présentes. Un technicien pose un poste d'appâtage sécurisé le long d'une plinthe pendant que l'occupant prend des notes, dans un commerce de proximité. Commerçant ou restaurateur Des traces de rongeurs sont apparues dans ma réserve : quelles sont mes obligations ? L'exploitant d'un commerce alimentaire qui découvre des traces de rongeurs dans sa réserve doit mettre en place un dispositif de lutte documenté et vérifier périodiquement l'absence d'infestation, en vertu du règlement européen sur l'hygiène et du règlement sanitaire départemental. Cette obligation ne s'accompagne d'aucun délai légal fixe, sauf si un contrôle sanitaire impose ensuite des mesures correctives assorties d'un calendrier. Deux personnes comparent un devis écrit et des photographies sur une table, la mallette du technicien posée à côté, dans un commerce de proximité. Commerçant ou restaurateur J'ai reçu un rapport de contrôle défavorable sur les nuisibles : quelles suites et quel délai ? Le rapport de contrôle défavorable fixe lui-même les non-conformités relevées et le délai de mise en conformité, sur la base de l'obligation générale de lutte contre les nuisibles. La suite donnée, de la lettre d'avertissement à la fermeture administrative, dépend du niveau de risque retenu pour le consommateur. Un technicien installe un filet anti-perchoir discret sur une corniche et un balcon, dans un établissement recevant du public. Exploitant d'établissement recevant du public Les pigeons nichent sous les auvents de mon établissement : quelles obligations ? Le règlement sanitaire départemental impose au propriétaire ou au gestionnaire de l'établissement d'empêcher l'installation des pigeons et de faire enlever les dépôts qui les attirent. Cette obligation se double, dans un ERP, d'une vigilance renforcée sur le risque de glissade et le risque sanitaire liés aux fientes accumulées sur les cheminements. Une personne vide et brosse les soucoupes de pots et la gouttière d'un jardin ensoleillé, moustiquaire posée sur un landau, dans un établissement recevant du public. Exploitant d'établissement recevant du public Mon camping est envahi par le moustique tigre : quelles sont mes obligations ? <p>Aucun texte vérifié n&#39;impose à l&#39;exploitant d&#39;un camping un traitement anti-moustique spécifique contre le moustique tigre. La réponse dépend de la répartition des rôles entre l&#39;exploitant, qui gère les gîtes larvaires de son site, la commune, compétente en hygiène et salubrité, et l&#39;agence régionale de santé, qui intervient autour des cas humains.</p>

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