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Nuisibles ObligationsQui agit ? Qui paie ? Quels recours ?
Employeur · Chenilles processionnaires

Des chenilles processionnaires sont présentes sur le site de l'entreprise : que dois-je faire ?

L'entreprise qui occupe un site touché par des chenilles processionnaires doit appliquer les mesures fixées par l'arrêté préfectoral du département, dans le délai qu'il détermine. Cette obligation se double de celle, propre à l'employeur, de protéger les salariés exposés lors de leurs déplacements sur le site.

La réponse courte À la charge de l'employeur

L'exploitant du site supporte l'échenillage, sauf clause du bail transférant l'entretien des espaces verts au propriétaire.

Mettre en œuvre les mesures de l'arrêté préfectoral
Fiche de situationSIT-071
Qui est concerné
Employeur
Nuisible
Chenilles processionnaires
Qui paie
L'employeur
Délai à tenir
Sans délai légal
Textes cités
5 textes
Mise à jour
12 septembre 2026
L'employeurQui paie
5Textes cités
Sans délai légalDélai fixé par arrêté
4Étapes
Un technicien équipé pose un piège à collerette autour d'un pin, un parent tient un enfant à distance, dans les locaux d'une entreprise.

Ce que dit le texte

Reproduit à l'identique

Ce que cela change chez vous

Application concrète

Concrètement, l'entreprise doit identifier les arbres concernés sur son site, consulter l'arrêté préfectoral du département pour connaître les mesures et le délai imposés, puis faire réaliser les opérations d'échenillage par une entreprise équipée.

Cette obligation s'ajoute à celle, permanente, de protéger les salariés qui circulent près des zones infestées : balisage, information et adaptation des cheminements doivent être mis en place sans attendre l'échéance de l'arrêté.

La charge de l'échenillage revient à l'exploitant du site, sauf si le bail transfère l'entretien des espaces verts au propriétaire, auquel cas l'entreprise doit s'assurer que celui-ci agit dans le délai fixé.

Les cas où la réponse change

À vérifier avant d'agir
Bail transférant l'entretien au propriétaire

Si le bail transfère l'entretien des espaces verts au propriétaire, la charge de l'échenillage lui revient. L'obligation réglementaire de l'article R.1338-4 continue toutefois de peser sur l'entreprise en tant qu'occupante.

Mesures et délai selon l'arrêté local

Le contenu précis des mesures et le délai pour agir varient selon l'arrêté préfectoral du département où se trouve le site. Sans le consulter, aucune échéance chiffrée ne peut être affirmée.

La règle en vidéo

Chenilles processionnaires, 50 secondes
Qui doit agir, sous quel délai et avec quelles preuves : l'essentiel de la règle sur Chenilles processionnaires en moins d'une minute.

La procédure, étape par étape

Délais indiqués en marge

Repérage des nids et balisage

Faites repérer les nids de chenilles processionnaires et baliser les zones de passage des salariés.

Vérification de l'arrêté préfectoral

Vérifiez les mesures rendues obligatoires par l'arrêté préfectoral applicable sur le territoire de l'entreprise.

Échenillage avant la descente

Faites écheniller le site par une entreprise équipée avant la descente des processions.

Information et sécurité des salariés

Informez les salariés du risque et adaptez les cheminements pour éviter les zones exposées.

Si l'autre partie refuse

Recours ouverts

Ce qui se passe en cas de refus

  • Le maire peut faire appliquer l'arrêté préfectoral si les mesures imposées ne sont pas exécutées.
  • Si le bail transfère l'entretien au propriétaire et que celui-ci n'agit pas, l'entreprise reste l'occupant tenu par l'article R.1338-4 et ne peut pas s'exonérer en invoquant seul ce refus.
  • Un salarié exposé au risque peut alerter les représentants du personnel si l'employeur ne prend pas les mesures de sécurité nécessaires.
  • Laisser la situation sans réponse expose l'entreprise à la fois sur le terrain réglementaire et sur celui de la sécurité des travailleurs.

Ce qui joue en votre faveur

  • L'inventaire des arbres et des nids repérés sur le site.
  • La copie de l'arrêté préfectoral applicable au département.
  • Le devis et le rapport de l'entreprise ayant réalisé l'échenillage.
  • Les consignes diffusées aux salariés et le balisage mis en place.

Le courrier à envoyer

5 modèle(s)
Un responsable et un technicien affichent un plan de site avec des points de surveillance numérotés Entreprise de lutte contre les nuisibles Commander un plan de lutte contre les nuisibles pour un établissement : modèle de lettre Pour un établissement alimentaire, le plan de lutte contre les nuisibles n'est pas une prestation de confort : c'est une pièce du plan de maîtrise sanitaire, exigible au contrôle. Ce modèle le commande avec les éléments qui seront demandés. Un représentant du personnel prépare une note en salle de réunion, ordre du jour sur la table Comité social et économique Informer le CSE d'une infestation dans les locaux : modèle de lettre Une infestation dans des bureaux ou des vestiaires devient très vite un sujet de santé au travail. Ce modèle informe le CSE des faits, du traitement engagé et du protocole demandé aux salariés, sans nommer personne. Un propriétaire rédige sa réponse, la lettre de la mairie et des devis datés côte à côte Mairie de la commune Répondre à une mise en demeure de la mairie : modèle de lettre Une mise en demeure municipale ne se laisse jamais sans réponse écrite : le silence ouvre l'exécution d'office aux frais du propriétaire. Ce modèle répond, expose ce qui est engagé et propose un calendrier. Un commerçant écrit au propriétaire des murs depuis l'arrière-boutique Bailleur du local commercial Signaler des nuisibles au bailleur d'un local commercial : modèle de lettre Dans un bail commercial, la répartition dépend d'abord du contrat, ensuite du droit commun. Ce modèle signale l'infestation, réclame l'intervention sur le bâti et rappelle que l'obligation de sécurité envers les salariés ne se délègue pas. Un habitant remplit un formulaire de signalement au guichet du service hygiène d'une mairie Service communal d'hygiène et de santé Signaler des nuisibles au service communal d'hygiène : modèle de lettre Quand le bailleur, le syndic ou le voisin ne bougent pas, le constat d'un tiers débloque le dossier. Ce modèle saisit le service communal d'hygiène et de santé, gratuitement et sans désigner de coupable.

Le modèle se complète en ligne, se télécharge et s'imprime. Aucune coordonnée n'est demandée pour l'obtenir.

Faire traiter les nuisibles

Faire chiffrer l'intervention avant l'échéance

Une intervention ou un diagnostic doit souvent être produit avant une date précise. Décrivez la situation. Votre demande est transmise à des professionnels de votre zone.

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En détail

Employeur

Qui est concerné par cette obligation

L'article R.1338-4 du code de la santé publique vise « tout propriétaire, locataire, exploitant, gestionnaire de terrains bâtis et non bâtis, ayant droit ou occupant à quelque titre que ce soit ». Une entreprise qui occupe un site, qu'elle en soit propriétaire ou locataire, entre directement dans ce champ dès lors que des chenilles processionnaires sont présentes sur son terrain. La qualité de simple occupant suffit à faire naître l'obligation, indépendamment de tout titre de propriété.

Ce que l'arrêté préfectoral impose exactement

Le fondement de l'obligation est double. L'article L.1338-1 du code de la santé publique renvoie à un décret pour fixer la liste des espèces dont la prolifération menace la santé humaine. L'article D.1338-1 inscrit dans cette liste la chenille processionnaire du chêne et la chenille processionnaire du pin, ajout opéré par le décret n° 2022-686 du 25 avril 2022. Une fois l'espèce inscrite sur cette liste, l'article R.1338-4 prend le relais : il impose à l'occupant du terrain de mettre en œuvre les mesures déterminées par arrêté préfectoral, dans le délai que cet arrêté fixe. Le contenu concret de l'obligation, la nature des mesures et le délai pour les exécuter, ne figure donc pas dans le code de la santé publique lui-même mais dans l'arrêté pris par le préfet du département où se trouve le site. C'est ce texte local qu'il faut consulter pour savoir précisément ce qui est exigé et à quelle échéance.

L'articulation avec l'obligation de sécurité de l'employeur

Cette obligation environnementale se double, pour une entreprise, d'une obligation distincte tirée du code du travail. L'article L.4121-1 impose à l'employeur de prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique des travailleurs. Quand des chenilles processionnaires sont présentes sur le site, cette obligation générale s'applique aux salariés qui circulent à proximité des arbres infestés : elle justifie balisage, information et adaptation des cheminements, indépendamment même du contenu précis de l'arrêté préfectoral. Les deux textes se complètent : l'un impose de traiter la source du danger sur le terrain, l'autre impose de protéger les personnes qui y travaillent tant que le danger n'a pas disparu. Un employeur ne peut donc pas se contenter d'attendre l'échéance fixée par l'arrêté préfectoral s'il expose entretemps ses salariés à un risque identifié.

Quand les faits restent incertains

Le contenu exact de l'obligation dépend d'un texte qui varie d'un département à l'autre : sans consulter l'arrêté préfectoral applicable au lieu du site, il n'est pas possible d'affirmer quelles mesures précises sont exigées ni dans quel délai. L'incertitude porte donc moins sur le principe de l'obligation, qui est clair, que sur son calendrier et ses modalités concrètes. Une autre ambiguïté peut naître du lien contractuel entre l'entreprise occupante et le propriétaire du site : si le bail transfère l'entretien des espaces verts au propriétaire, la charge de l'échenillage peut lui revenir alors que l'obligation réglementaire, elle, continue de peser sur tout occupant au sens de l'article R.1338-4. Dans ce cas, l'entreprise reste tenue de vérifier que les mesures sont bien mises en œuvre, quitte à se retourner ensuite contre le propriétaire sur le fondement du bail.

Les recours ouverts

Le maire peut faire appliquer l'arrêté préfectoral ; un salarié exposé peut alerter les représentants du personnel.

Ce qu'il faut pouvoir produire

  • Inventaire des arbres et des nids
  • Copie de l'arrêté préfectoral applicable
  • Devis et rapport d'échenillage
  • Consignes diffusées aux salariés et balisage des zones

Les erreurs qui coûtent cher

  • Faire intervenir le personnel d'entretien sans équipement adapté
  • Laisser des nids tombés au sol sur un parking
  • Attendre le printemps pour traiter

Ce que les textes ne tranchent pas

  • Les mesures obligatoires dépendent de l'arrêté préfectoral du département.

Sources et dates de relevé. article L.1338-1 du code de la santé publique, Espèces végétales et animales dont la prolifération est nuisible à la santé humaine, consulté le 12 septembre 2026. article D.1338-1 du code de la santé publique, Liste des espèces dont la prolifération menace la santé humaine, consulté le 12 septembre 2026. article R.1338-4 du code de la santé publique, Mesures imposées aux propriétaires et occupants par arrêté préfectoral, consulté le 12 septembre 2026. article L.4121-1 du code du travail, Obligation générale de sécurité de l'employeur, consulté le 12 septembre 2026. décret n° 2022-686 du 25 avril 2022, Lutte contre la chenille processionnaire du chêne et la chenille processionnaire du pin, consulté le 12 septembre 2026.

Les procédures liées

Recours et démarches
Une personne inspecte à la lampe torche le dessous d'un évier et l'arrière d'une plinthe de cuisine, des postes d'appâtage fermés à côté, dans un commerce de proximité. Commerçant ou restaurateur Des blattes ont été vues en cuisine : que risque mon restaurant et que dois-je faire ? Le règlement européen sur l'hygiène des denrées alimentaires impose à tout restaurant de mettre au point des méthodes adéquates de lutte contre les organismes nuisibles, ce qui suppose un plan documenté et non une simple réaction ponctuelle. La gravité de la sanction, de l'avertissement à la fermeture administrative, dépend de ce que le contrôle constate sur place, et non du seul fait qu'une blatte ait été vue. Un technicien pose un poste d'appâtage sécurisé le long d'une plinthe pendant que l'occupant prend des notes, dans un établissement recevant du public. Exploitant d'établissement recevant du public Des rongeurs sont signalés dans un établissement scolaire : qui doit agir et payer ? Le règlement sanitaire départemental impose aux directeurs d'établissements publics de prévenir l'introduction des rongeurs et de faire vérifier périodiquement l'état des locaux. Dans un établissement scolaire, le chef d'établissement signale la situation, mais c'est la collectivité propriétaire des murs, commune, département ou région selon le niveau, qui finance les travaux et la dératisation. Un technicien pose un poste d'appâtage sécurisé le long d'une plinthe pendant que l'occupant prend des notes, dans un commerce de proximité. Commerçant ou restaurateur Des traces de rongeurs sont apparues dans ma réserve : quelles sont mes obligations ? L'exploitant d'un commerce alimentaire qui découvre des traces de rongeurs dans sa réserve doit mettre en place un dispositif de lutte documenté et vérifier périodiquement l'absence d'infestation, en vertu du règlement européen sur l'hygiène et du règlement sanitaire départemental. Cette obligation ne s'accompagne d'aucun délai légal fixe, sauf si un contrôle sanitaire impose ensuite des mesures correctives assorties d'un calendrier. Un apiculteur protégé et un technicien observent un nid volumineux en haut d'un arbre, périmètre de sécurité en place, dans un établissement recevant du public. Exploitant d'établissement recevant du public Frelon asiatique et exploitant d'établissement recevant du public : établissement recevant du public <p>La priorité est la mise en sécurité immédiate du public, par balisage et fermeture de la zone, avant toute intervention de destruction confiée à une entreprise spécialisée. Cette obligation s&#39;articule avec la procédure de signalement instaurée par la loi de 2025, qui passe le cas échéant par la mairie, et son financement dépend de la convention entre l&#39;exploitant et le propriétaire des murs.</p> Deux personnes comparent un devis écrit et des photographies sur une table, la mallette du technicien posée à côté, dans un commerce de proximité. Commerçant ou restaurateur J'ai reçu un rapport de contrôle défavorable sur les nuisibles : quelles suites et quel délai ? Le rapport de contrôle défavorable fixe lui-même les non-conformités relevées et le délai de mise en conformité, sur la base de l'obligation générale de lutte contre les nuisibles. La suite donnée, de la lettre d'avertissement à la fermeture administrative, dépend du niveau de risque retenu pour le consommateur. Une personne vide et brosse les soucoupes de pots et la gouttière d'un jardin ensoleillé, moustiquaire posée sur un landau, dans un établissement recevant du public. Exploitant d'établissement recevant du public Mon camping est envahi par le moustique tigre : quelles sont mes obligations ? <p>Aucun texte vérifié n&#39;impose à l&#39;exploitant d&#39;un camping un traitement anti-moustique spécifique contre le moustique tigre. La réponse dépend de la répartition des rôles entre l&#39;exploitant, qui gère les gîtes larvaires de son site, la commune, compétente en hygiène et salubrité, et l&#39;agence régionale de santé, qui intervient autour des cas humains.</p>

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