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Nuisibles ObligationsQui agit ? Qui paie ? Quels recours ?
Employeur · Tous nuisibles

Mon entreprise loue ses locaux : le traitement est-il à ma charge ou à celle du bailleur ?

Vis-à-vis de vos salariés, l'obligation de sécurité pèse sur l'employeur et ne se délègue pas au bailleur : le traitement doit être engagé sans attendre l'issue de la discussion contractuelle. La prise en charge financière, elle, dépend du bail et de la nature du désordre, un défaut du bâti relevant plutôt du bailleur, une cause d'exploitation restant à la charge du preneur.

La réponse courte La réponse dépend de l'origine de l'infestation

L'employeur avance et assume vis-à-vis des salariés, la refacturation au bailleur dépend du bail et de l'origine du désordre.

Assurer la sécurité et l'entretien des locaux
Fiche de situationSIT-069
Qui est concerné
Employeur
Nuisible
Tous nuisibles
Qui paie
Cela dépend de l'origine
Délai à tenir
Sans délai légal
Textes cités
4 textes
Mise à jour
12 septembre 2026
Cela dépend de l'origineQui paie
4Textes cités
Sans délai légalObligation de sécurité immédiate
4Étapes
Deux personnes comparent un devis écrit et des photographies sur une table, la mallette du technicien posée à côté, dans les locaux d'une entreprise.

Ce que dit le texte

Reproduit à l'identique

Ce que cela change chez vous

Application concrète

Vous devez faire traiter l'infestation sans attendre la réponse du bailleur, y compris si vous pensez que le désordre relève clairement de son bâtiment. L'avance des frais vous incombe dans un premier temps.

Chaque échange avec le bailleur doit être écrit et daté, car c'est ce courrier qui servira de point de départ à une éventuelle refacturation, jamais un simple appel ou un accord oral.

Avant d'agir, relisez la clause de votre bail sur la répartition des travaux et des charges : elle détermine si vous pouvez espérer un remboursement, indépendamment de votre obligation d'agir en tant qu'employeur.

Les cas où la réponse change

À vérifier avant d'agir
Désordre imputable au bâtiment

Si le prestataire identifie une cause structurelle, fissure ou toiture par exemple, la demande de prise en charge par le bailleur s'appuie sur cette preuve technique. La répartition exacte dépend toutefois des clauses du bail, à vérifier avant toute demande.

Désordre lié à l'exploitation

Si l'origine tient au fonctionnement de l'entreprise, stockage de déchets ou nettoyage insuffisant, l'article 121 du règlement sanitaire départemental met l'entretien à la charge de l'occupant. Le coût reste alors à l'entreprise locataire.

La règle en vidéo

Tous nuisibles, 50 secondes
Qui doit agir, sous quel délai et avec quelles preuves : l'essentiel de la règle sur Tous nuisibles en moins d'une minute.

La procédure, étape par étape

Délais indiqués en marge

Faire traiter sans attendre

Faites intervenir un professionnel dès le constat de l'infestation, en conservant une trace de l'origine probable du désordre.

Notifier le bailleur par écrit

Informez le bailleur par écrit dès que l'infestation est constatée, pour disposer d'une preuve de la date de signalement.

Vérifier la répartition des charges

Reprenez les clauses du bail qui répartissent les travaux et les charges entre bailleur et preneur avant toute demande de remboursement.

Demander la prise en charge

Adressez au bailleur une demande de prise en charge des désordres structurels, accompagnée du rapport du prestataire et des factures.

Si l'autre partie refuse

Recours ouverts

Ce qui se passe en cas de refus

  • Le refus du bailleur de participer au financement ne vous dispense jamais d'agir : votre obligation envers vos salariés reste engagée seule.
  • Sans notification écrite préalable, un refus ultérieur du bailleur devient très difficile à contester, faute de preuve que le désordre lui a été signalé à temps.
  • En l'absence d'accord, la répartition du coût se règle selon les clauses du bail, le cas échéant devant le juge des baux commerciaux.
  • Un refus persistant du bailleur sur un désordre structurel avéré n'annule pas la créance de l'entreprise, il en repousse seulement le recouvrement.

Ce qui joue en votre faveur

  • Le bail commercial et ses annexes de répartition des charges fixent noir sur blanc qui doit financer quoi.
  • Le rapport du prestataire identifiant l'origine du désordre est la pièce qui permet de rattacher le coût au bâti ou à l'exploitation.
  • Les courriers adressés au bailleur dès le constat prouvent que l'obligation d'information a été respectée.
  • Les factures des interventions conservent la trace du montant avancé et servent de base à toute demande de remboursement.

Le courrier à envoyer

6 modèle(s)
Un responsable et un technicien affichent un plan de site avec des points de surveillance numérotés Entreprise de lutte contre les nuisibles Commander un plan de lutte contre les nuisibles pour un établissement : modèle de lettre Pour un établissement alimentaire, le plan de lutte contre les nuisibles n'est pas une prestation de confort : c'est une pièce du plan de maîtrise sanitaire, exigible au contrôle. Ce modèle le commande avec les éléments qui seront demandés. Une main glisse un mot manuscrit courtois dans la boîte aux lettres d'un voisin Voisin de palier Écrire à un voisin dont le logement infeste l'immeuble : modèle de lettre Traiter chez soi pendant que le logement mitoyen ne fait rien revient à vider une baignoire sans fermer le robinet. Ce modèle propose un traitement simultané, sans accuser et sans invoquer un texte qui n'existe pas entre voisins. Une locataire vérifie ligne par ligne un décompte de charges, crayon et calculatrice en main Locataire du logement Imputer un traitement de nuisibles aux charges locatives : modèle de lettre Une part des interventions se récupère en charges, une autre non, et la frontière n'est pas celle du montant. Ce modèle explique l'imputation au locataire en citant le texte qui la fonde, ce qui évite la contestation en fin d'année. Un représentant du personnel prépare une note en salle de réunion, ordre du jour sur la table Comité social et économique Informer le CSE d'une infestation dans les locaux : modèle de lettre Une infestation dans des bureaux ou des vestiaires devient très vite un sujet de santé au travail. Ce modèle informe le CSE des faits, du traitement engagé et du protocole demandé aux salariés, sans nommer personne. Un agent municipal prépare un dossier de mise en demeure au bureau d'une mairie Propriétaire de l'immeuble Mettre en demeure un propriétaire de traiter : modèle de lettre pour la mairie Le maire dispose d'une police sanitaire et peut imposer les mesures de destruction des nuisibles. Ce modèle notifie la mise en demeure, fixe le délai et annonce l'exécution d'office, seule suite qui la rende crédible. Un habitant remplit un formulaire de signalement au guichet du service hygiène d'une mairie Service communal d'hygiène et de santé Signaler des nuisibles au service communal d'hygiène : modèle de lettre Quand le bailleur, le syndic ou le voisin ne bougent pas, le constat d'un tiers débloque le dossier. Ce modèle saisit le service communal d'hygiène et de santé, gratuitement et sans désigner de coupable.

Le modèle se complète en ligne, se télécharge et s'imprime. Aucune coordonnée n'est demandée pour l'obtenir.

Faire traiter les nuisibles

Faire chiffrer l'intervention avant l'échéance

Une intervention ou un diagnostic doit souvent être produit avant une date précise. Décrivez la situation. Votre demande est transmise à des professionnels de votre zone.

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En détail

Employeur

Une obligation qui pèse sur l'employeur, pas sur le bailleur

L'article L.4121-1 du code du travail impose à l'employeur de prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs. Cette obligation est générale, elle s'applique quel que soit le statut juridique des locaux occupés par l'entreprise, en propriété ou en location. Le fait que le bail mette une partie des travaux ou de l'entretien à la charge du bailleur ne change rien à cette obligation : elle ne se transfère pas par contrat. Concrètement, si une infestation de nuisibles menace la santé des salariés, l'employeur ne peut pas invoquer une clause du bail ou l'inaction du bailleur pour justifier son absence de réaction.

L'entretien des locaux, une déclinaison précise de l'obligation

L'article R.4224-18 du code du travail précise cette obligation générale pour les locaux de travail eux-mêmes : ils doivent être régulièrement entretenus et nettoyés, et rester exempts de tout encombrement. Ce texte s'adresse encore à l'employeur en tant qu'exploitant des locaux, indépendamment du propriétaire des murs. Il fonde à lui seul l'obligation de faire intervenir un professionnel dès qu'une infestation est constatée, sans attendre un accord préalable avec le bailleur sur le financement.

Rongeurs et insectes : deux répartitions différentes dans le règlement sanitaire départemental

Le règlement sanitaire départemental distingue les rôles selon le type de nuisible. Pour les rongeurs, l'article 119 met la mesure préventive à la charge des propriétaires d'immeubles, mais impose une vérification périodique de l'infestation conjointement avec les locataires ou occupants, et l'enlèvement des dépôts susceptibles d'attirer ces animaux. Le bailleur a donc, sur ce point précis, un rôle actif et pas seulement financier. Pour les insectes et la vermine, l'article 121 raisonne à l'inverse : ce sont les occupants, donc l'entreprise locataire, qui ne doivent pas accumuler de détritus ou de substances susceptibles de provoquer une pullulation, et qui ne peuvent s'opposer aux mesures de désinfection ou de désinsectisation décidées. La nature du nuisible oriente donc, dès le texte, une partie de la répartition des rôles, avant même de regarder le bail.

Le financement suit une autre logique que l'action

Une fois le traitement engagé, la question de savoir qui le paie in fine se règle sur un terrain différent de la sécurité des salariés : celui du bail commercial. La distinction habituelle oppose le désordre structurel du bâtiment, une fissure, une toiture, une canalisation qui favorise l'intrusion des nuisibles, relevant plutôt du bailleur, à l'entretien courant lié à l'exploitation du local par l'entreprise, qui reste à la charge du preneur. Cette répartition des charges et des travaux entre bailleur et preneur, dans un bail commercial, dépend des clauses du bail et des dispositions du code de commerce qui l'encadrent ; ce point n'a pas été vérifié précisément dans cette analyse et mérite d'être confirmé à la lecture du bail lui-même avant toute discussion avec le bailleur.

Quand l'origine du désordre est incertaine

Dans de nombreux cas, l'origine de l'infestation n'est pas immédiatement identifiable : une entreprise de désinsectisation peut constater une cause mixte, un défaut d'étanchéité du bâtiment combiné à un stockage inadapté de déchets par l'entreprise locataire. Cette ambiguïté ne suspend rien vis-à-vis des salariés : l'employeur doit agir. Elle déplace en revanche le débat sur le financement, où le rapport du prestataire prend toute son importance pour établir, autant que possible, la part imputable au bâti et celle imputable à l'exploitation. À défaut d'accord entre les parties sur cette répartition, le litige se règle selon les clauses du bail, le cas échéant devant le juge des baux commerciaux.

Les recours ouverts

À défaut d'accord, la répartition se règle selon les clauses du bail, le cas échéant devant le juge des baux commerciaux.

Ce qu'il faut pouvoir produire

  • Bail commercial et ses annexes de répartition des charges
  • Rapport du prestataire identifiant l'origine
  • Courriers adressés au bailleur
  • Factures des interventions

Les erreurs qui coûtent cher

  • Attendre la réponse du bailleur avant de protéger les salariés
  • Payer sans jamais notifier le bailleur, ce qui rend tout recours difficile
  • Confondre entretien courant d'exploitation et désordre du bâtiment

Ce que les textes ne tranchent pas

  • La répartition des charges et travaux entre bailleur et preneur d'un bail commercial relève des articles du code de commerce issus de la loi Pinel, non vérifiés dans cette collecte.

Sources et dates de relevé. article L.4121-1 du code du travail, Obligation générale de sécurité de l'employeur, consulté le 12 septembre 2026. article R.4224-18 du code du travail, Entretien et nettoyage des locaux de travail, consulté le 12 septembre 2026. article 119 du règlement sanitaire départemental (arrêté type, version départementale applicable), Lutte contre les rongeurs, consulté le 12 septembre 2026. article 121 du règlement sanitaire départemental (arrêté type, version départementale applicable), Lutte contre les insectes et les vermines dans les habitations, consulté le 12 septembre 2026.

Les procédures liées

Recours et démarches
Une personne inspecte à la lampe torche le dessous d'un évier et l'arrière d'une plinthe de cuisine, des postes d'appâtage fermés à côté, dans un commerce de proximité. Commerçant ou restaurateur Des blattes ont été vues en cuisine : que risque mon restaurant et que dois-je faire ? Le règlement européen sur l'hygiène des denrées alimentaires impose à tout restaurant de mettre au point des méthodes adéquates de lutte contre les organismes nuisibles, ce qui suppose un plan documenté et non une simple réaction ponctuelle. La gravité de la sanction, de l'avertissement à la fermeture administrative, dépend de ce que le contrôle constate sur place, et non du seul fait qu'une blatte ait été vue. Un technicien pose un poste d'appâtage sécurisé le long d'une plinthe pendant que l'occupant prend des notes, dans un commerce de proximité. Commerçant ou restaurateur Des traces de rongeurs sont apparues dans ma réserve : quelles sont mes obligations ? L'exploitant d'un commerce alimentaire qui découvre des traces de rongeurs dans sa réserve doit mettre en place un dispositif de lutte documenté et vérifier périodiquement l'absence d'infestation, en vertu du règlement européen sur l'hygiène et du règlement sanitaire départemental. Cette obligation ne s'accompagne d'aucun délai légal fixe, sauf si un contrôle sanitaire impose ensuite des mesures correctives assorties d'un calendrier. Deux personnes comparent un devis écrit et des photographies sur une table, la mallette du technicien posée à côté, dans un commerce de proximité. Commerçant ou restaurateur J'ai reçu un rapport de contrôle défavorable sur les nuisibles : quelles suites et quel délai ? Le rapport de contrôle défavorable fixe lui-même les non-conformités relevées et le délai de mise en conformité, sur la base de l'obligation générale de lutte contre les nuisibles. La suite donnée, de la lettre d'avertissement à la fermeture administrative, dépend du niveau de risque retenu pour le consommateur. Deux personnes comparent un devis écrit et des photographies sur une table, la mallette du technicien posée à côté, dans une location touristique. Hébergeur touristique Quelles obligations pèsent sur un loueur de meublé de tourisme en matière de nuisibles ? Le loueur de meublé de tourisme échappe au régime de décence de la loi de 1989, mais reste soumis au règlement sanitaire départemental pour la prévention des insectes, de la vermine et des rongeurs. Cette obligation ne connaît pas de délai chiffré : elle s'apprécie par la régularité des contrôles et la capacité du loueur à les documenter. Deux personnes comparent un devis écrit et des photographies sur une table, la mallette du technicien posée à côté, dans un logement. Acheteur Quelles vérifications faire sur les nuisibles avant de signer ? Avant de signer, seules deux obligations légales précises pèsent sur le vendeur : l'état termites si la commune est classée en zone délimitée et l'information mérule si elle est en zone de risque, toutes deux annexées au dossier de diagnostic technique. Pour tous les autres nuisibles (blattes, rongeurs, punaises de lit), aucun document n'est imposé, et la vérification de l'acheteur repose sur les questions écrites posées au vendeur et au syndic. Deux personnes comparent un devis écrit et des photographies sur une table, la mallette du technicien posée à côté, dans un logement. Vendeur Tous nuisibles et vendeur : vente immobilière La clause d'exonération de garantie des vices cachés ne protège pas systématiquement le vendeur en cas d'infestation découverte après la vente : elle tombe lorsque le vendeur connaissait le désordre, et la loi l'écarte explicitement pour le risque termites si l'état obligatoire n'a pas été fourni en cours de validité. La protection effective dépend donc moins de la clause elle-même que des diagnostics remis et de l'information écrite donnée à l'acquéreur.

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