Aller au contenu
Nuisibles ObligationsQui agit ? Qui paie ? Quels recours ?
Exploitant d'établissement recevant du public · Moustique tigre

Mon camping est envahi par le moustique tigre : quelles sont mes obligations ?

<p>Aucun texte vérifié n&#39;impose à l&#39;exploitant d&#39;un camping un traitement anti-moustique spécifique contre le moustique tigre. La réponse dépend de la répartition des rôles entre l&#39;exploitant, qui gère les gîtes larvaires de son site, la commune, compétente en hygiène et salubrité, et l&#39;agence régionale de santé, qui intervient autour des cas humains.</p>

La réponse courte À la charge de l'exploitant

<p>L&#39;assainissement du site est à la charge de l&#39;exploitant, la lutte publique se limite à l&#39;espace public et aux cas humains.</p>

Suppression hebdomadaire des gîtes larvaires du site
Fiche de situationSIT-090
Qui est concerné
Exploitant d'établissement recevant du public
Nuisible
Moustique tigre
Qui paie
L'exploitant
Délai à tenir
Sans délai légal
Textes cités
4 textes
Mise à jour
12 septembre 2026
L'exploitantQui paie
4Textes cités
Sans délai légalSaison d'activité du moustique
4Étapes
Une personne vide et brosse les soucoupes de pots et la gouttière d'un jardin ensoleillé, moustiquaire posée sur un landau, dans un établissement recevant du public.

Ce que dit le texte

Reproduit à l'identique

Ce que cela change chez vous

Application concrète

Concrètement, l'exploitant ne peut pas se contenter d'attendre une intervention de la commune ou de l'agence régionale de santé, ces deux acteurs agissent sur l'espace public et autour des cas humains, pas à l'intérieur du camping. La suppression des gîtes larvaires du site relève de sa seule initiative.

Cela signifie qu'un plan de suppression hebdomadaire, couvrant les soucoupes, les réserves d'eau, les gouttières et les sanitaires, devient l'action de référence, bien plus efficace qu'une pulvérisation ponctuelle en début de saison.

Si l'exploitant emploie du personnel, cette gestion des gîtes s'inscrit aussi dans son obligation générale de sécurité envers ses salariés, ce qui justifie de documenter les opérations menées.

Les cas où la réponse change

À vérifier avant d'agir
Aucune obligation propre au camping

<p>Aucun texte vérifié n&#39;impose de traitement anti-moustique spécifique à un exploitant de plein air. Seule la suppression des gîtes larvaires du site reste une action recommandée et documentable.</p>

Cas humain signalé à proximité

<p>Si un cas humain est signalé, l&#39;agence régionale de santé intervient autour du lieu fréquenté, y compris potentiellement le camping. La commune reste compétente sur le seul espace public environnant.</p>

La règle en vidéo

Moustique tigre, 50 secondes
Qui doit agir, sous quel délai et avec quelles preuves : l'essentiel de la règle sur Moustique tigre en moins d'une minute.

La procédure, étape par étape

Délais indiqués en marge
Chaque semaine

Suppression hebdomadaire des gîtes

<p>L&#39;exploitant cartographie et supprime chaque semaine les gîtes larvaires présents sur le site.</p>

Couverture des réserves d'eau

<p>Les réserves d&#39;eau sont couvertes et les soucoupes des emplacements et des espaces verts sont vidées.</p>

Curage des sanitaires collectifs

<p>Les regards, siphons et gouttières des sanitaires sont curés pour éliminer l&#39;eau stagnante.</p>

Affichage des consignes aux vacanciers

<p>Des consignes de prévention sont affichées à destination des vacanciers du camping.</p>

Si l'autre partie refuse

Recours ouverts

Ce qui se passe en cas de refus

  • Si la commune n'intervient pas sur l'espace public autour du camping, les gîtes larvaires extérieurs au site continuent d'alimenter la population de moustiques tigres et limitent l'effet des actions menées à l'intérieur.
  • Si l'agence régionale de santé n'intervient pas après un signalement de cas humain, l'exploitant reste seul responsable de la gestion des gîtes sur son terrain, sans appui matériel extérieur.
  • En l'absence de tout texte imposant un délai de réponse, ni la commune ni l'agence régionale de santé ne peuvent être mises en défaut pour un retard d'intervention.
  • L'exploitant qui n'agit pas de son côté ne peut invoquer l'inaction de la commune ou de l'agence régionale de santé pour justifier la présence de gîtes larvaires sur son propre site.

Ce qui joue en votre faveur

  • Le décret n° 2019-258 du 29 mars 2019 confie aux maires la prévention de l'implantation des insectes vecteurs, ce qui permet à l'exploitant de solliciter la commune sur l'espace public voisin du camping.
  • L'arrêté du 23 juillet 2019 encadre les interventions de l'agence régionale de santé autour des cas humains, ce qui offre un cadre précis pour un signalement.
  • Un plan de suppression des gîtes, des bons d'intervention de curage et de nettoyage et des consignes affichées aux vacanciers constituent des preuves concrètes de la diligence de l'exploitant.
  • Les échanges avec la commune et l'agence régionale de santé permettent de documenter que l'exploitant a sollicité les autorités compétentes en cas de doute.

Le courrier à envoyer

5 modèle(s)
Un bailleur et un technicien relisent un planning d'entretien affiché dans un couloir de cave Entreprise de dératisation Commander un plan de dératisation pour un immeuble loué : modèle de lettre Un plan de dératisation n'est pas une intervention, c'est un dispositif suivi et tracé. Ce modèle commande ce dispositif à une entreprise et fixe d'emblée ce que le bailleur devra pouvoir produire en cas de contrôle. Un agent municipal prépare un dossier de mise en demeure au bureau d'une mairie Propriétaire de l'immeuble Mettre en demeure un propriétaire de traiter : modèle de lettre pour la mairie Le maire dispose d'une police sanitaire et peut imposer les mesures de destruction des nuisibles. Ce modèle notifie la mise en demeure, fixe le délai et annonce l'exécution d'office, seule suite qui la rende crédible. Un propriétaire rédige sa réponse, la lettre de la mairie et des devis datés côte à côte Mairie de la commune Répondre à une mise en demeure de la mairie : modèle de lettre Une mise en demeure municipale ne se laisse jamais sans réponse écrite : le silence ouvre l'exécution d'office aux frais du propriétaire. Ce modèle répond, expose ce qui est engagé et propose un calendrier. Un habitant remplit un formulaire de signalement au guichet du service hygiène d'une mairie Service communal d'hygiène et de santé Signaler des nuisibles au service communal d'hygiène : modèle de lettre Quand le bailleur, le syndic ou le voisin ne bougent pas, le constat d'un tiers débloque le dossier. Ce modèle saisit le service communal d'hygiène et de santé, gratuitement et sans désigner de coupable. Une personne enregistre un signalement sur un ordinateur portable dans une cuisine ensoleillée, le jardin visible dehors Agence régionale de santé Signaler le moustique tigre à l'agence régionale de santé : modèle de lettre La lutte contre le moustique tigre repose sur la suppression des gîtes larvaires, pas sur la pulvérisation. Ce modèle signale un foyer persistant et demande l'intervention de l'opérateur de démoustication.

Le modèle se complète en ligne, se télécharge et s'imprime. Aucune coordonnée n'est demandée pour l'obtenir.

Faire traiter les nuisibles

Faire chiffrer l'intervention avant l'échéance

Une intervention ou un diagnostic doit souvent être produit avant une date précise. Décrivez la situation. Votre demande est transmise à des professionnels de votre zone.

1. Votre situation2. Vos coordonnées
Où en êtes-vous ?
Vos coordonnées

En détail

Exploitant d'établissement recevant du public

Un vide juridique pour les campings, une architecture claire pour la lutte anti-moustique

Aucun texte vérifié n'impose spécifiquement à l'exploitant d'un établissement de plein air un traitement anti-moustique contre le moustique tigre. Ce vide ne signifie pas que le camping échappe à toute obligation, il signifie que la question ne se règle pas par un texte propre aux ERP, mais par l'articulation entre la loi n° 64-1246 du 16 décembre 1964, qui organise la lutte contre les moustiques dans les départements où des conditions favorables au développement de maladies vectorielles sont constatées, et le décret n° 2019-258 du 29 mars 2019, qui répartit les rôles entre les maires et l'agence régionale de santé.

Qui fait quoi

Le décret n° 2019-258 du 29 mars 2019 confie aux maires, au titre de leurs compétences d'hygiène et de salubrité, la mission de prévenir l'implantation et le développement des insectes vecteurs sur le territoire de leur commune. L'agence régionale de santé, de son côté, établit le programme annuel de surveillance entomologique et conduit les interventions autour des cas humains. L'arrêté du 23 juillet 2019 précise les modalités de cette surveillance, des interventions autour des détections et des opérations de prospection, de traitement et de travaux autour des lieux fréquentés par les cas humains.

Cette architecture publique vise l'espace public et la réponse aux cas humains signalés. Elle ne couvre pas l'intérieur d'un établissement privé comme un camping. Le terrain reste donc de la responsabilité de l'exploitant, qui est seul en mesure d'agir sur les emplacements, les sanitaires collectifs, les bacs à fleurs, les bâches de piscine ou les poubelles du site, c'est à dire sur l'essentiel des gîtes larvaires que le moustique tigre utilise pour se reproduire.

Ce que cela impose concrètement

En l'absence d'obligation nationale propre aux exploitants de plein air, la seule action qui a un effet réel est la suppression méthodique des gîtes larvaires du site. Un camping concentre par nature les points d'eau stagnante, soucoupes de plantes, gouttières, regards, réserves d'eau non couvertes, jouets ou mobilier laissés dehors. Chacun de ces points constitue un foyer de reproduction pour le moustique tigre, qui n'a besoin que de quelques centilitres d'eau stagnante pour se développer.

Pour un exploitant employeur, l'article L.4121-1 du code du travail vient renforcer cette logique sous un angle différent, l'employeur doit prendre les mesures nécessaires pour protéger la santé de ses salariés. Une prolifération de moustiques tigres sur un site où travaillent des salariés, notamment en zone où le moustique est vecteur de maladies, s'inscrit dans ce cadre général de sécurité, même si ce texte ne vise pas spécifiquement le moustique tigre ni les campings.

Quand la situation devient ambiguë

La difficulté se pose quand la présence du moustique tigre s'accompagne d'un cas humain de maladie transmise par ce vecteur, signalé à proximité ou sur le site lui-même. Dans ce cas, l'agence régionale de santé intervient autour du lieu fréquenté par le cas, ce qui peut concerner le camping. La commune reste compétente sur l'espace public environnant, mais l'intérieur du site demeure sous la responsabilité de l'exploitant. Aucun texte vérifié ne précise comment cette intervention publique s'articule matériellement avec l'obligation de moyens qui pèse sur l'exploitant, ni si l'agence régionale de santé peut agir directement sur un terrain privé sans l'accord de l'exploitant. Cette zone grise appelle la prudence, mieux vaut que l'exploitant coopère spontanément avec la commune et l'agence régionale de santé dès qu'un risque est identifié, plutôt que d'attendre une clarification qui n'existe pas dans les textes actuels.

L'autre point d'incertitude tient à la notion même de saison d'activité du moustique, dont les dates sont fixées au niveau régional et non par un texte national unique. Un exploitant ne peut donc pas se référer à une date fixe valable partout, il doit vérifier la période retenue dans sa région pour caler la fréquence de ses opérations de suppression des gîtes.

Les recours ouverts

En cas de cas humain signalé, l'agence régionale de santé intervient autour du lieu fréquenté ; la commune reste compétente sur l'espace public.

Ce qu'il faut pouvoir produire

  • Plan de suppression des gîtes du site
  • Bons d'intervention de curage et de nettoyage
  • Consignes affichées à destination des vacanciers
  • Échanges avec la commune et l'agence régionale de santé

Les erreurs qui coûtent cher

  • Se reposer sur une pulvérisation générale en début de saison
  • Laisser les poubelles sans couvercle
  • Ignorer les soucoupes des emplacements et des espaces verts

Ce que les textes ne tranchent pas

  • Aucune obligation propre aux exploitants de plein air n'a été identifiée dans les textes vérifiés.

Sources et dates de relevé. loi n° 64-1246 du 16 décembre 1964, Lutte contre les moustiques, consulté le 12 septembre 2026. décret n° 2019-258 du 29 mars 2019, Prévention des maladies vectorielles, consulté le 12 septembre 2026. arrêté du 23 juillet 2019, Surveillance entomologique, intervention autour des détections et prospection, consulté le 12 septembre 2026. article L.4121-1 du code du travail, Obligation générale de sécurité de l'employeur, consulté le 12 septembre 2026.

Les procédures liées

Recours et démarches
Deux personnes comparent un devis écrit et des photographies sur une table, la mallette du technicien posée à côté, dans un commerce de proximité. Commerçant ou restaurateur J'ai reçu un rapport de contrôle défavorable sur les nuisibles : quelles suites et quel délai ? Le rapport de contrôle défavorable fixe lui-même les non-conformités relevées et le délai de mise en conformité, sur la base de l'obligation générale de lutte contre les nuisibles. La suite donnée, de la lettre d'avertissement à la fermeture administrative, dépend du niveau de risque retenu pour le consommateur. Un diagnostiqueur sonde une poutre au maillet et relève l'humidité du bois, lampe torche allumée, aux abords d'une mairie. Maire et commune La mairie reçoit une déclaration de présence de termites : que doit-elle en faire ? La mairie doit enregistrer toute déclaration de présence de termites, délivrer un récépissé si le dépôt est fait sur place, et reporter le foyer sur sa cartographie communale. Cette obligation ne se transforme en pouvoir d'injonction envers les propriétaires que si le conseil municipal a préalablement délimité un secteur contaminé. Un diagnostiqueur sonde une poutre au maillet et relève l'humidité du bois, lampe torche allumée, aux abords d'une mairie. Maire et commune Le maire peut-il obliger un propriétaire à traiter les termites ? Oui, le maire peut enjoindre au propriétaire de rechercher les termites et d'exécuter les travaux nécessaires dans un délai de six mois. Cette injonction ne s'applique que dans les secteurs délimités par le conseil municipal, sur le fondement d'un arrêté préfectoral constatant des foyers de termites. Un diagnostiqueur sonde une poutre au maillet et relève l'humidité du bois, lampe torche allumée, aux abords d'une mairie. Maire et commune Termites et commune : terrain nu <p>Quand une démolition totale ou partielle a lieu dans une zone délimitée par arrêté préfectoral au titre des termites, les bois et matériaux contaminés doivent être incinérés sur place ou traités avant tout transport, et la personne qui a réalisé les opérations en fait la déclaration en mairie. Cette obligation ne joue que si le terrain est bien situé dans une zone officiellement délimitée, ce que la commune doit vérifier avant et après le chantier.</p> Deux personnes comparent un devis écrit et des photographies sur une table, la mallette du technicien posée à côté, dans les locaux d'une entreprise. Employeur Un salarié refuse de travailler à cause des nuisibles : le droit de retrait s'applique-t-il ? Le droit de retrait ne s'applique que si le salarié a un motif raisonnable de penser que la situation présente un danger grave et imminent pour sa vie ou sa santé. Une infestation banale ne remplit généralement pas ce critère, mais une exposition à des poils urticants de chenilles processionnaires ou à un nid de frelons actif peut le remplir.

À lire ensuite

Analyses
Trouver un professionnel du traitement