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Nuisibles ObligationsQui agit ? Qui paie ? Quels recours ?
Locataire · Moustique tigre

Le moustique tigre prolifère sur mon balcon et dans le jardin loué : qui doit intervenir ?

Il n'existe pas d'obligation générale de traitement contre le moustique tigre à la charge du bailleur : la lutte contre les gîtes larvaires repose d'abord sur le locataire occupant le logement. Cette répartition change dès qu'un désordre du bâti, gouttière bouchée, regard cassé, retient l'eau, car l'entretien de la chose louée reste alors à la charge du propriétaire.

La réponse courte La réponse dépend de l'origine de l'infestation

Les coupelles et les seaux sont à vous, la gouttière percée et le regard défectueux sont au propriétaire.

Supprimer les eaux stagnantes accessibles au locataire
Fiche de situationSIT-010
Qui est concerné
Locataire
Nuisible
Moustique tigre
Qui paie
Cela dépend de l'origine
Délai à tenir
1er mai - 30 nov.
Textes cités
4 textes
Mise à jour
12 septembre 2026
Cela dépend de l'origineQui paie
4Textes cités
1er mai - 30 nov.Fenêtre de surveillance renforcée
4Étapes
Une personne vide et brosse les soucoupes de pots et la gouttière d'un jardin ensoleillé, moustiquaire posée sur un landau, dans un logement.

Ce que dit le texte

Reproduit à l'identique

Ce que cela change chez vous

Application concrète

Concrètement, si le problème vient de coupelles, de jardinières ou de jouets d'enfants qui accumulent l'eau, l'action revient au locataire : la vider chaque semaine et couvrir les réserves qu'il ne peut pas supprimer suffit, sur le plan juridique, à remplir son obligation. Il n'a pas à demander au bailleur de faire traiter le jardin ou le balcon pour cette seule raison.

Si en revanche l'eau stagne à cause d'une gouttière percée, d'un regard fissuré ou d'une terrasse mal évacuée, la responsabilité change de camp : c'est un défaut d'entretien du bâti, et le locataire peut réclamer la réparation au bailleur sur ce fondement, indépendamment de la présence de moustiques.

Le locataire ne doit rien attendre d'une démoustication municipale systématique de son balcon ou de son jardin : l'action de la commune et de l'agence régionale de santé cible les espaces publics et les zones où des cas humains ont été signalés, pas les parties privatives d'un logement loué.

Les cas où la réponse change

À vérifier avant d'agir
Périodes de surveillance variables selon région

Le calendrier de surveillance renforcée n'est pas fixé au niveau national et varie selon les programmes régionaux. Vérifiez les dates exactes appliquées dans votre département avant de vous fier à la période mentionnée.

Arrêté local pouvant renforcer l'obligation

Un arrêté préfectoral ou municipal peut imposer au locataire des obligations plus précises que la simple suppression des gîtes. Vérifiez son existence auprès de votre commune avant d'agir.

La règle en vidéo

Moustique tigre, 50 secondes
Qui doit agir, sous quel délai et avec quelles preuves : l'essentiel de la règle sur Moustique tigre en moins d'une minute.

La procédure, étape par étape

Délais indiqués en marge

Vider les eaux stagnantes

Videz chaque semaine les coupelles, seaux, jouets et récupérateurs d'eau qui retiennent l'eau sur le balcon ou dans le jardin.

Couvrir les réserves d'eau

Couvrez toute réserve d'eau que vous ne pouvez pas vider avec une moustiquaire tendue.

Signaler les désordres au bailleur

Signalez par écrit au bailleur tout désordre du bâti, gouttière bouchée ou regard cassé, qui retient l'eau.

Signaler sur le portail national

Signalez la présence du moustique tigre sur le portail national de signalement dédié.

Si l'autre partie refuse

Recours ouverts

Ce qui se passe en cas de refus

  • Le désordre du bâti qui alimente les gîtes larvaires reste un manquement à l'obligation d'entretien du bailleur, même s'il invoque le moustique tigre pour s'en désintéresser.
  • À défaut de réparation après un courrier écrit, le recours passe par l'obligation d'entretien du bailleur et, en l'absence d'accord, par une saisine du juge.
  • Pour la dimension collective du problème, gîtes sur des parcelles voisines ou espaces publics, le signalement à la commune et à l'agence régionale de santé reste la voie utile, indépendamment du litige avec le bailleur.
  • Tant que le désordre du bâti n'est pas réparé, le locataire continue de devoir supprimer les gîtes accessibles sur les parties qu'il occupe, la carence du bailleur ne le dispense pas de ce geste.

Ce qui joue en votre faveur

  • Des photos des gîtes larvaires et du désordre du bâti en cause, gouttière, regard, terrasse, permettent d'établir l'origine de la stagnation d'eau.
  • Un signalement effectué sur le portail national de signalement du moustique tigre documente officiellement la présence de l'insecte.
  • Un courrier adressé au bailleur demandant les réparations fixe le point de départ de sa mise en demeure d'entretien, au sens de l'article 1719 du code civil.
  • Un devis de réparation de la gouttière ou du regard objective le désordre et facilite la discussion, voire la procédure, avec le bailleur.

Le courrier à envoyer

6 modèle(s)
Un copropriétaire classe la copie d'une lettre formelle dans un dossier étiqueté, calendrier au mur Syndic de copropriété Mettre en demeure un syndic inactif face aux nuisibles : modèle de lettre Le signalement est resté lettre morte et l'immeuble reste infesté. Ce modèle met le syndic en demeure et, dans le même courrier, demande l'inscription de la question à l'ordre du jour de la prochaine assemblée générale. Une personne dépose un recommandé au guichet d'un bureau de poste, le récépissé est tamponné Propriétaire bailleur Mise en demeure du bailleur de traiter les nuisibles : modèle de lettre Le signalement est resté sans effet. La mise en demeure fixe un délai, annonce les suites et transforme l'inaction du bailleur en manquement daté. C'est la pièce qui ouvre la conciliation puis le juge. Une personne assemble un dossier numéroté avec intercalaires et lettre d'accompagnement Commission de conciliation Saisir la commission départementale de conciliation : modèle de lettre La conciliation est gratuite, écrite, et elle débloque une part importante des dossiers sans juge. Ce modèle expose les faits, la demande et les pièces dans l'ordre où la commission les lit. Un commerçant écrit au propriétaire des murs depuis l'arrière-boutique Bailleur du local commercial Signaler des nuisibles au bailleur d'un local commercial : modèle de lettre Dans un bail commercial, la répartition dépend d'abord du contrat, ensuite du droit commun. Ce modèle signale l'infestation, réclame l'intervention sur le bâti et rappelle que l'obligation de sécurité envers les salariés ne se délègue pas. Un résident écrit à son bureau, la cour de l'immeuble visible par la fenêtre Syndic de copropriété Signaler des nuisibles dans les parties communes au syndic : modèle de lettre Une infestation qui circule par les gaines, les vide-ordures ou les caves ne se traite pas appartement par appartement. Ce modèle saisit le syndic sur les parties communes, seul niveau où le traitement a un sens. Un locataire cachette une enveloppe à la table de cuisine, notes datées et photographies à côté Propriétaire bailleur Signaler une infestation à son propriétaire : modèle de lettre La première lettre décide de tout : elle date l'infestation, elle prouve que le bailleur a été informé, et elle ouvre le délai au-delà duquel son silence devient fautif. Ce modèle la met en forme et cite les textes qui fondent la demande.

Le modèle se complète en ligne, se télécharge et s'imprime. Aucune coordonnée n'est demandée pour l'obtenir.

Faire traiter les nuisibles

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Une intervention ou un diagnostic doit souvent être produit avant une date précise. Décrivez la situation. Votre demande est transmise à des professionnels de votre zone.

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En détail

Locataire

Une obligation qui part du bail, pas d'un texte anti-moustique

Le moustique tigre n'a pas de statut juridique propre dans le logement loué : aucun texte n'impose au propriétaire de traiter systématiquement un balcon ou un jardin contre cet insecte. La répartition des rôles découle du droit commun du bail, l'article 1719 du code civil, qui oblige le bailleur à délivrer un logement en bon état et à l'entretenir, mais laisse au locataire l'usage courant des lieux loués, y compris les gestes d'entretien qui relèvent de l'occupation quotidienne. Vider une coupelle, un seau ou un jouet qui retient l'eau appartient à cette catégorie : ce n'est pas un désordre du bâti, c'est une conséquence de l'usage du logement par l'occupant.

Ce que change un désordre du bâti

La logique s'inverse dès que l'eau stagne à cause d'un élément de construction défaillant. Une gouttière percée, un regard cassé ou une terrasse mal conçue qui retient l'eau ne relèvent plus de l'usage du locataire : ce sont des désordres qui empêchent le logement de servir normalement à l'usage pour lequel il a été loué, au sens de l'article 1719 du code civil. Le bailleur reste tenu de les réparer, indépendamment de la présence ou non de moustiques. Le moustique tigre n'ajoute donc aucune obligation nouvelle à la charge du propriétaire, il révèle simplement, par la prolifération des larves, un désordre du bâti qui existait déjà et qui engageait sa responsabilité d'entretien.

Le rôle de la puissance publique, distinct de celui du bail

À côté de cette relation contractuelle, la loi n° 64-1246 du 16 décembre 1964 organise une lutte contre les moustiques dans les départements où des conditions favorables au développement de maladies transmises par ces insectes sont constatées. Ce dispositif ne s'adresse ni au locataire ni au bailleur directement : il structure l'action des autorités. Le décret n° 2019-258 du 29 mars 2019 précise que les maires agissent au titre de leurs pouvoirs d'hygiène et de salubrité pour prévenir l'implantation des insectes vecteurs sur leur commune, tandis que l'agence régionale de santé établit le programme annuel de surveillance entomologique et conduit les interventions autour des cas humains signalés. L'arrêté du 23 juillet 2019 fixe les modalités concrètes de cette surveillance, des interventions autour des détections, et des travaux de prospection et de traitement autour des lieux fréquentés par les cas humains. Ce dispositif public vise la lutte collective contre la transmission de maladies, pas le confort individuel d'un balcon ou d'un jardin loué : il ne se substitue jamais à l'entretien que le bailleur doit à son locataire, ni à la suppression des gîtes que le locataire doit assurer sur les espaces qu'il occupe.

Quand la situation reste ambiguë

Deux zones grises méritent d'être signalées. La première tient au calendrier : la surveillance renforcée s'exerce en principe sur une période s'étendant du printemps à l'automne, mais ses dates et ses modalités précises sont fixées au niveau régional et peuvent varier d'un département à l'autre. La seconde tient à l'intensité de l'obligation pesant sur le locataire : au delà du principe général de suppression des gîtes larvaires, un arrêté préfectoral ou municipal local peut renforcer ou préciser cette obligation, sans que son existence puisse être vérifiée de façon uniforme pour toutes les communes. Dans les deux cas, la prudence consiste à vérifier la réglementation locale plutôt qu'à se fier à une règle nationale unique qui n'existe pas sous cette forme.

Les recours ouverts

Si le bailleur ne répare pas, la voie est celle de l'obligation d'entretien et, à défaut d'accord, du juge ; pour la lutte collective, alerter la commune et l'agence régionale de santé.

Ce qu'il faut pouvoir produire

  • Photos des gîtes et des désordres du bâti
  • Signalement effectué sur le portail national de signalement du moustique tigre
  • Courrier au bailleur pour les réparations
  • Devis de réparation de la gouttière ou du regard

Les erreurs qui coûtent cher

  • Traiter au produit insecticide sans supprimer les gîtes larvaires
  • Croire à une démoustication systématique du quartier par la commune
  • Laisser un récupérateur d'eau ouvert tout l'été

Ce que les textes ne tranchent pas

  • Les périodes et les modalités de surveillance sont fixées régionalement, elles n'ont pas pu être vérifiées département par département.
  • L'obligation faite au particulier de supprimer les gîtes peut être renforcée par un arrêté préfectoral ou municipal local, à vérifier commune par commune.

Sources et dates de relevé. loi n° 64-1246 du 16 décembre 1964, Lutte contre les moustiques, consulté le 12 septembre 2026. décret n° 2019-258 du 29 mars 2019, Prévention des maladies vectorielles, consulté le 12 septembre 2026. arrêté du 23 juillet 2019, Surveillance entomologique, intervention autour des détections et prospection, consulté le 12 septembre 2026. article 1719 du code civil, Obligations du bailleur : délivrance, entretien, jouissance paisible, consulté le 12 septembre 2026.

Les procédures liées

Recours et démarches
Un technicien pose un poste d'appâtage sécurisé le long d'une plinthe pendant que l'occupant prend des notes, dans un logement. Propriétaire bailleur Des rats sont signalés dans mon immeuble locatif : quelle est mon obligation exacte ? Le règlement sanitaire départemental vous oblige à prendre toutes mesures pour empêcher l'introduction des rats et à entretenir les dispositifs de protection du bâtiment, une obligation permanente et non une réaction ponctuelle. Son étendue exacte dépend du texte départemental applicable, la numérotation de l'article 119 correspondant à l'arrêté type. Un couple et un diagnostiqueur lisent un rapport d'état parasitaire à la table d'une maison ancienne en pierre Propriétaire bailleur Des termites sont signalés dans mon bien loué : quelles obligations pèsent sur moi ? La déclaration en mairie revient d'abord à l'occupant du logement et ne vous incombe, en tant que propriétaire, qu'en l'absence d'occupant. La recherche des termites et les travaux d'éradication relèvent en revanche de vous, et le maire peut vous les imposer par injonction, avec un délai de six mois, dans les secteurs délimités par le conseil municipal. Un locataire photographie une plinthe abîmée à côté d'une note manuscrite datée, les preuves alignées au sol Propriétaire bailleur La mairie me met en demeure de traiter mon logement : que se passe-t-il si je n'agis pas ? Si le propriétaire bailleur n'exécute pas les mesures prescrites, le maire ou le préfet peut les faire réaliser d'office et lui en facturer le coût, avec pour les termites une autorisation du président du tribunal. Ce qui se passe précisément dépend du texte sur lequel repose l'arrêté et du délai qu'il fixe. Une personne inspecte à la lampe torche le dessous d'un évier et l'arrière d'une plinthe de cuisine, des postes d'appâtage fermés à côté, dans un logement. Propriétaire bailleur Mon locataire a des cafards : dois-je payer ou est-ce un défaut d'entretien de sa part ? Les blattes relèvent du critère de décence du logement quand elles s'installent durablement, ce qui met la charge du traitement sur le bailleur. Mais cette réponse se déplace vers le locataire si une accumulation caractérisée de déchets a provoqué la pullulation, et elle se complique dès que l'immeuble entier est concerné. Un locataire photographie une plinthe abîmée à côté d'une note manuscrite datée, les preuves alignées au sol Propriétaire bailleur Mon locataire refuse de laisser entrer l'entreprise de traitement : que puis-je faire ? Le locataire ne peut pas s'opposer aux mesures générales de désinsectisation ou de désinfection, mais vous ne pouvez pas non plus entrer de force dans le logement. Face à un refus persistant, la mise en demeure écrite puis, si besoin, le juge des référés restent les seules voies pour obtenir l'accès. Deux personnes comparent un devis écrit et des photographies sur une table, la mallette du technicien posée à côté, dans un logement. Propriétaire bailleur Puis-je récupérer le coût de la désinsectisation sur les charges du locataire ? La liste des charges récupérables sur le locataire est fixée limitativement par décret, ce qui exclut en principe toute désinsectisation ponctuelle réalisée par le bailleur au titre de son obligation de délivrance. Le sort de la facture dépend donc de la nature de la prestation, curative ou récurrente, pas de la rédaction du bail.

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