Aller au contenu
Nuisibles ObligationsQui agit ? Qui paie ? Quels recours ?
Commerçant ou restaurateur · Moustique tigre

Le moustique tigre fait fuir les clients de ma terrasse : que puis-je faire et qui intervient ?

Il n'existe pas de droit à une démoustication de confort financée par la collectivité pour protéger votre terrasse du moustique tigre. La réduction de la nuisance dépend d'abord de la suppression des gîtes larvaires sur votre propre établissement, la commune et l'agence régionale de santé n'intervenant que dans le cadre strict de leurs compétences respectives.

La réponse courte À la charge de l'exploitant

L'assainissement de votre parcelle est à votre charge, l'espace public relève de la commune.

Suppression des gîtes larvaires par l'exploitant
Fiche de situationSIT-083
Qui est concerné
Commerçant ou restaurateur
Nuisible
Moustique tigre
Qui paie
L'exploitant
Délai à tenir
Sans délai légal
Textes cités
4 textes
Mise à jour
12 septembre 2026
L'exploitantQui paie
4Textes cités
Sans délai légalSaison d'activité du moustique
4Étapes
Une personne vide et brosse les soucoupes de pots et la gouttière d'un jardin ensoleillé, moustiquaire posée sur un landau, dans un commerce de proximité.

Ce que dit le texte

Reproduit à l'identique

Ce que cela change chez vous

Application concrète

Vous ne pouvez pas exiger de la commune ou de l'agence régionale de santé qu'elle traite votre terrasse, même si la présence du moustique tigre fait fuir vos clients : l'entretien de votre parcelle reste à votre charge exclusive.

En pratique, cela signifie qu'un contrôle régulier des points d'eau stagnante sur votre établissement, seaux, soucoupes, bacs à plantes, siphons de sol, gouttières, doit devenir un geste d'exploitation courant, au même titre que l'entretien de la terrasse elle-même.

Si la nuisance persiste malgré cet entretien, votre seul levier vis-à-vis de la collectivité consiste à signaler les gîtes repérés sur l'espace public environnant, la commune restant seule compétente pour agir sur ce périmètre.

Les cas où la réponse change

À vérifier avant d'agir
Gîtes repérés sur l'espace public

Si les gîtes sont sur l'espace public, la suppression revient à la commune, pas à vous. Vous pouvez seulement le signaler, aucun texte ne vous donnant de droit à une intervention immédiate.

Organisation variable selon le département

Les modalités d'intervention de la commune et de l'ARS varient selon l'organisation départementale de la lutte antivectorielle. L'interlocuteur exact à saisir peut donc différer d'un département à l'autre.

La règle en vidéo

Moustique tigre, 50 secondes
Qui doit agir, sous quel délai et avec quelles preuves : l'essentiel de la règle sur Moustique tigre en moins d'une minute.

La procédure, étape par étape

Délais indiqués en marge

Éliminer les contenants d'eau stagnante

Supprimez ou couvrez tout récipient, seau, pot ou contenant susceptible de retenir de l'eau sur votre terrasse et ses abords.

Curer gouttières et siphons

Faites curer régulièrement les gouttières, les siphons de sol et les avaloirs de votre établissement.

Traiter bacs à plantes

Traitez en priorité les bacs à plantes et les soucoupes, qui comptent parmi les gîtes larvaires les plus fréquents.

Signaler les gîtes publics

Signalez à la commune les gîtes larvaires repérés sur l'espace public situé à proximité de votre terrasse.

Si l'autre partie refuse

Recours ouverts

Ce qui se passe en cas de refus

  • La commune n'a pas d'obligation de résultat sur les gîtes de l'espace public, un signalement peut rester sans suite rapide.
  • Aucun texte ne prévoit de recours pour contraindre la commune à intervenir dans un délai précis sur la voie publique.
  • L'agence régionale de santé n'intervient qu'autour des cas humains de maladies transmises signalés, pas pour une simple gêne liée à la présence de moustiques.
  • Tant que les gîtes de votre propre parcelle ne sont pas supprimés, la nuisance persiste indépendamment de toute action de la commune.

Ce qui joue en votre faveur

  • Un inventaire des gîtes supprimés sur votre établissement démontre que vous avez rempli votre part de l'obligation de prévention.
  • Des photos des aménagements réalisés, couvercles, curage des gouttières, suppression des soucoupes, appuient ce constat.
  • Les courriers adressés à la commune pour signaler les gîtes de l'espace public établissent la date et le contenu de votre demande.
  • Les factures des équipements installés attestent des mesures concrètement engagées de votre côté.

Le courrier à envoyer

6 modèle(s)
Un responsable et un technicien affichent un plan de site avec des points de surveillance numérotés Entreprise de lutte contre les nuisibles Commander un plan de lutte contre les nuisibles pour un établissement : modèle de lettre Pour un établissement alimentaire, le plan de lutte contre les nuisibles n'est pas une prestation de confort : c'est une pièce du plan de maîtrise sanitaire, exigible au contrôle. Ce modèle le commande avec les éléments qui seront demandés. Un agent municipal prépare un dossier de mise en demeure au bureau d'une mairie Propriétaire de l'immeuble Mettre en demeure un propriétaire de traiter : modèle de lettre pour la mairie Le maire dispose d'une police sanitaire et peut imposer les mesures de destruction des nuisibles. Ce modèle notifie la mise en demeure, fixe le délai et annonce l'exécution d'office, seule suite qui la rende crédible. Un voyageur présente calmement des photographies datées sur son téléphone à la réception d'un hôtel Client de l'établissement Répondre à un client sur des punaises de lit : modèle de lettre La réclamation est arrivée. Ce qui se joue dans les quarante-huit heures, ce n'est pas le remboursement, c'est la trace écrite de ce que l'établissement a fait. Ce modèle répond, propose, et documente. Un commerçant écrit au propriétaire des murs depuis l'arrière-boutique Bailleur du local commercial Signaler des nuisibles au bailleur d'un local commercial : modèle de lettre Dans un bail commercial, la répartition dépend d'abord du contrat, ensuite du droit commun. Ce modèle signale l'infestation, réclame l'intervention sur le bâti et rappelle que l'obligation de sécurité envers les salariés ne se délègue pas. Un habitant remplit un formulaire de signalement au guichet du service hygiène d'une mairie Service communal d'hygiène et de santé Signaler des nuisibles au service communal d'hygiène : modèle de lettre Quand le bailleur, le syndic ou le voisin ne bougent pas, le constat d'un tiers débloque le dossier. Ce modèle saisit le service communal d'hygiène et de santé, gratuitement et sans désigner de coupable. Une personne enregistre un signalement sur un ordinateur portable dans une cuisine ensoleillée, le jardin visible dehors Agence régionale de santé Signaler le moustique tigre à l'agence régionale de santé : modèle de lettre La lutte contre le moustique tigre repose sur la suppression des gîtes larvaires, pas sur la pulvérisation. Ce modèle signale un foyer persistant et demande l'intervention de l'opérateur de démoustication.

Le modèle se complète en ligne, se télécharge et s'imprime. Aucune coordonnée n'est demandée pour l'obtenir.

Faire traiter les nuisibles

Faire chiffrer l'intervention avant l'échéance

Une intervention ou un diagnostic doit souvent être produit avant une date précise. Décrivez la situation. Votre demande est transmise à des professionnels de votre zone.

1. Votre situation2. Vos coordonnées
Où en êtes-vous ?
Vos coordonnées

En détail

Commerçant ou restaurateur

Aucun droit à une démoustication de confort

La présence du moustique tigre sur une terrasse commerciale n'ouvre aucun droit à une intervention gratuite de la collectivité pour votre confort ou celui de votre clientèle. Le décret n° 2019-258 du 29 mars 2019 charge les maires d'agir, dans le cadre de leurs compétences en matière d'hygiène et de salubrité, pour prévenir l'implantation et le développement des insectes vecteurs sur le territoire de leur commune. Cette compétence porte sur l'espace public, elle ne transforme pas la commune en prestataire de démoustication pour un établissement privé. Votre terrasse, même ouverte sur la voie publique, reste sous votre responsabilité pour tout ce qui concerne les gîtes larvaires qui s'y trouvent.

Ce que la règle impose exactement à l'exploitant

L'obligation qui vous incombe est simple dans son principe : supprimer les gîtes larvaires de votre établissement et de ses abords immédiats. Un gîte larvaire est tout contenant capable de retenir quelques centimètres d'eau stagnante pendant plusieurs jours, seaux, pots, soucoupes sous les jardinières, bacs à plantes, siphons de sol bouchés ou gouttières mal entretenues. Le moustique tigre ne se déplace que sur quelques dizaines de mètres au cours de sa vie, la nuisance constatée sur une terrasse provient donc presque toujours de gîtes situés sur la parcelle elle-même ou dans son voisinage immédiat. Aucun texte ne vous dispense de cet entretien, et aucun texte ne prévoit non plus de sanction spécifique attachée à ce manquement dans le cadre d'un local professionnel, la logique du dispositif est préventive, pas répressive.

Comment la loi de 1964 et les textes de 2019 s'articulent

La loi n° 64-1246 du 16 décembre 1964 organise la lutte contre les moustiques dans les départements où sont constatées des conditions favorables au développement de maladies transmises par les insectes. Elle pose le principe d'une lutte antivectorielle organisée à l'échelle départementale. Le décret de 2019 et l'arrêté du 23 juillet 2019 précisent comment cette lutte se répartit aujourd'hui entre les acteurs, le maire agissant en prévention sur son territoire, tandis que l'agence régionale de santé établit le programme annuel de surveillance entomologique et conduit les interventions autour des cas humains de maladies transmises par les moustiques vecteurs qui lui sont signalés. L'article L.1311-2 du code de la santé publique permet en complément au préfet ou au maire de prendre des arrêtés particuliers pour la protection de la santé publique. Ces textes se combinent sans se contredire : la prévention générale relève du maire, l'intervention ciblée autour d'un cas humain relève de l'ARS, et rien dans cet ensemble ne crée d'obligation de traiter une terrasse privée pour un motif de confort commercial.

Quand la situation reste incertaine

Les modalités concrètes d'intervention publique varient selon l'organisation départementale de la lutte antivectorielle, ce qui signifie que l'interlocuteur exact et la réactivité de la commune ou de l'ARS peuvent différer sensiblement d'un département à l'autre. Cette incertitude ne change rien à votre obligation sur votre propre parcelle, mais elle doit vous inciter à documenter vos démarches, en particulier lorsque vous estimez que la nuisance provient de gîtes situés sur l'espace public voisin. Signaler ces gîtes à la commune reste la seule action possible de votre côté sur ce terrain, aucun texte ne vous ouvrant un droit à obtenir une intervention dans un délai donné.

Les recours ouverts

La commune peut intervenir sur les gîtes de l'espace public ; aucun texte n'ouvre de droit à une démoustication de la terrasse.

Ce qu'il faut pouvoir produire

  • Inventaire des gîtes supprimés
  • Photos des aménagements réalisés
  • Courriers adressés à la commune pour l'espace public
  • Factures des équipements installés

Les erreurs qui coûtent cher

  • Installer des lampes à insectes, sans effet sur le moustique tigre
  • Pulvériser un adulticide chaque soir sans supprimer les gîtes
  • Laisser des soucoupes sous les jardinières

Ce que les textes ne tranchent pas

  • Les modalités d'intervention publique varient selon l'organisation départementale de la lutte antivectorielle.

Sources et dates de relevé. décret n° 2019-258 du 29 mars 2019, Prévention des maladies vectorielles, consulté le 12 septembre 2026. loi n° 64-1246 du 16 décembre 1964, Lutte contre les moustiques, consulté le 12 septembre 2026. arrêté du 23 juillet 2019, Surveillance entomologique, intervention autour des détections et prospection, consulté le 12 septembre 2026. article L.1311-2 du code de la santé publique, Arrêtés préfectoraux et municipaux complétant les règles d'hygiène, consulté le 12 septembre 2026.

Les procédures liées

Recours et démarches
Une personne inspecte à la lampe torche le dessous d'un évier et l'arrière d'une plinthe de cuisine, des postes d'appâtage fermés à côté, dans les locaux d'une entreprise. Employeur Des cafards sont présents dans la salle de pause : dois-je intervenir en tant qu'employeur ? Oui, l'employeur doit intervenir sans délai dès qu'une prolifération de blattes touche la salle de pause, car l'entretien et la salubrité des locaux relèvent de son obligation générale de sécurité. Le traitement est à sa charge, quitte à se retourner ensuite contre le bailleur si l'infestation provient du bâtiment. Deux personnes soulèvent un matelas et inspectent les coutures à la lampe torche, housses de protection et appareil vapeur prêts, dans les locaux d'une entreprise. Employeur Des punaises de lit ont été trouvées dans les bureaux : quelle est mon obligation d'employeur ? L'employeur doit agir dès la découverte de punaises de lit dans les bureaux, au titre de son obligation générale de sécurité et d'entretien des locaux. Cette obligation s'applique sans texte spécifique aux punaises de lit et sans délai légal chiffré, ce qui impose une réaction immédiate dès le signalement. Un technicien pose un poste d'appâtage sécurisé le long d'une plinthe pendant que l'occupant prend des notes, dans les locaux d'une entreprise. Employeur Des rongeurs circulent dans mon entrepôt : quelles obligations et quels risques ? L'employeur doit maintenir l'entrepôt entretenu, nettoyé et sans encombrement, et vérifier périodiquement l'absence d'infestation de rongeurs. Cette obligation s'articule avec celle du propriétaire des murs, qui reste tenu de la mise hors d'atteinte du bâti. Deux personnes comparent un devis écrit et des photographies sur une table, la mallette du technicien posée à côté, dans les locaux d'une entreprise. Employeur Mon entreprise loue ses locaux : le traitement est-il à ma charge ou à celle du bailleur ? Vis-à-vis de vos salariés, l'obligation de sécurité pèse sur l'employeur et ne se délègue pas au bailleur : le traitement doit être engagé sans attendre l'issue de la discussion contractuelle. La prise en charge financière, elle, dépend du bail et de la nature du désordre, un défaut du bâti relevant plutôt du bailleur, une cause d'exploitation restant à la charge du preneur. Une personne inspecte à la lampe torche le dessous d'un évier et l'arrière d'une plinthe de cuisine, des postes d'appâtage fermés à côté, aux abords d'une mairie. Maire et commune Un logement infesté est signalé comme insalubre : quelle est la procédure pour la commune ? Une infestation de blattes ne suffit pas à elle seule à qualifier un logement d'insalubre, mais associée à d'autres désordres du bâti, elle peut déclencher la police de la sécurité et de la salubrité des immeubles exercée par la commune. Cette procédure impose au maire de faire constater les faits, de mener une phase contradictoire avec le propriétaire, puis de prescrire par arrêté les mesures et les délais d'exécution. Deux personnes comparent un devis écrit et des photographies sur une table, la mallette du technicien posée à côté, dans les locaux d'une entreprise. Employeur Un salarié refuse de travailler à cause des nuisibles : le droit de retrait s'applique-t-il ? Le droit de retrait ne s'applique que si le salarié a un motif raisonnable de penser que la situation présente un danger grave et imminent pour sa vie ou sa santé. Une infestation banale ne remplit généralement pas ce critère, mais une exposition à des poils urticants de chenilles processionnaires ou à un nid de frelons actif peut le remplir.

À lire ensuite

Analyses
Trouver un professionnel du traitement