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Nuisibles : vos obligations Zones, textes, délais, recours
Locataire · Frelon asiatique

Frelon asiatique et locataire : logement loué vide

Le frelon asiatique n'impose aucune obligation de destruction au locataire, mais son nid installé sur un logement loué relève en pratique du propriétaire au titre de la jouissance paisible. La prise en charge financière dépend toutefois du plan départemental de lutte mis en place localement.

La réponse courte La réponse dépend de l'origine de l'infestation

Certains départements et communes financent tout ou partie de la destruction, ailleurs la facture reste au propriétaire du bâti.

Aucune obligation de destruction pour le locataire
Fiche de situationSIT-012
Qui est concerné
Locataire
Nuisible
Frelon asiatique
Qui paie
Cela dépend de l'origine
Délai à tenir
Sans délai légal
Textes cités
3 textes
Mise à jour
12 septembre 2026
Cela dépend de l'origineQui paie
3Textes cités
Sans délai légalRisque de piqûre
4Étapes

Ce que dit le texte

Reproduit à l'identique

Ce que cela change chez vous

Application concrète

Le locataire n'a pas à financer ni à organiser lui-même la destruction du nid : cette responsabilité relève du propriétaire, au titre de son obligation de jouissance paisible du logement loué.

La première démarche utile reste le signalement à la mairie, qui indique la procédure départementale applicable, puis l'information écrite du bailleur pour engager sa responsabilité.

La prise en charge financière n'est pas garantie au niveau national : elle dépend du dispositif mis en place par le département ou la commune, ce qui peut laisser la facture au propriétaire dans certains territoires.

Les cas où la réponse change

À vérifier avant d'agir
Financement variable selon le département

Certains départements ou communes financent tout ou partie de la destruction du nid. Ailleurs, la facture reste à la charge du propriétaire du bâti.

Aucun texte ne vise le bailleur

Aucun texte national ne met formellement la destruction du nid à la charge du propriétaire. Le raisonnement s'appuie sur son obligation de jouissance paisible, pas sur une règle spécifique aux nuisibles.

La procédure, étape par étape

Délais indiqués en marge

Ne pas approcher ni détruire

Il ne faut pas s'approcher du nid ni tenter de le détruire soi-même.

Signaler à la mairie

Le nid doit être signalé à la mairie, qui indique la procédure départementale applicable.

Informer le bailleur par écrit

Le bailleur doit être informé par écrit, devis de l'entreprise spécialisée à l'appui.

Faire intervenir une entreprise équipée

L'intervention doit être confiée à une entreprise équipée, de préférence en fin de journée.

Si l'autre partie refuse

Recours ouverts

Ce qui se passe en cas de refus

  • Le refus du bailleur d'agir peut être mis en cause au regard de son obligation de jouissance paisible, prévue par l'article 1719 du code civil.
  • Le locataire peut invoquer cette obligation directement auprès du bailleur pour exiger une intervention.
  • Si le nid représente un danger immédiat pour les occupants ou pour des passants, la mairie doit être alertée sans attendre l'accord du bailleur.
  • En cas d'urgence, notamment de piqûres ou d'agressivité de la colonie, les secours peuvent être sollicités directement.

Ce qui joue en votre faveur

  • Des photos du nid prises à distance, avec un repère d'échelle, pour documenter sa présence et sa taille.
  • Un signalement écrit adressé à la fois au bailleur et à la mairie.
  • La réponse de la commune indiquant les modalités de prise en charge applicables localement.
  • Un devis établi par une entreprise spécialisée dans la destruction de nids.
Mise en relation

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En détail

Locataire

Le classement sanitaire du frelon asiatique ne crée pas d'obligation pour le particulier

L'arrêté du 26 décembre 2012 classe le frelon asiatique, Vespa velutina nigrithorax, dans la liste des dangers sanitaires de deuxième catégorie pour l'abeille domestique, sur tout le territoire français. Ce classement vise la protection de la filière apicole, pas la sécurité des occupants d'un logement. Il n'impose donc aucune obligation de destruction à la charge d'un particulier, locataire ou propriétaire, du seul fait qu'un nid se trouve sur un bien.

La loi de 2025 organise un plan de lutte, sans créer d'obligation individuelle de destruction

La loi n° 2025-237 du 14 mars 2025 institue un plan national de lutte contre le frelon asiatique à pattes jaunes, décliné en plans départementaux. Ces plans organisent la procédure de signalement et de destruction des nids, et prévoient que le signalement peut être établi par l'intermédiaire du maire de la commune où se trouve le nid. Cette loi structure une réponse publique au niveau départemental, elle ne désigne pas nommément le locataire, ni le propriétaire, comme responsable de la destruction. C'est la procédure locale, définie par chaque plan départemental, qui précise qui signale, qui intervient et selon quelles modalités.

Sur un logement loué, la destruction relève du propriétaire au titre de la jouissance paisible

Aucun des deux textes ci-dessus ne tranche la question entre bailleur et locataire. C'est l'article 1719 du code civil qui permet de raisonner : le bailleur est obligé de délivrer la chose louée, de l'entretenir en état de servir à l'usage prévu, et d'en faire jouir paisiblement le preneur pendant toute la durée du bail. Un nid de frelons asiatiques installé sur le logement loué, par exemple sous une toiture, dans une charpente ou un arbre du jardin, compromet cette jouissance paisible et relève de l'entretien du bien. Sur cette base, la démarche de destruction incombe au propriétaire, et non au locataire, qui n'a pas à financer ni à organiser lui-même l'intervention.

Ce raisonnement s'appuie sur un principe général, pas sur un texte spécifique aux nuisibles

Il faut être précis sur ce point : aucun texte vérifié ne met explicitement la destruction d'un nid de frelons à la charge du bailleur. La conclusion découle de l'application de l'obligation générale de jouissance paisible à une situation concrète, ce qui est un raisonnement solide mais qui n'a pas la force d'une règle écrite spécifique au frelon asiatique. En cas de désaccord persistant avec le bailleur, c'est cette articulation entre un principe général du droit du bail et une situation de fait qui doit être mise en avant.

Le financement de la destruction dépend du dispositif départemental, pas d'une règle nationale unique

La loi de 2025 renvoie aux plans départementaux le soin d'organiser la procédure de signalement et de destruction. Le décret d'application du 29 décembre 2025 et le contenu précis de ces plans n'ont pas pu être vérifiés dans le détail, ce qui laisse une incertitude réelle sur les modalités exactes. En pratique, certains départements ou communes financent tout ou partie de la destruction, tandis qu'ailleurs la facture reste à la charge du propriétaire du bâti. Le locataire n'a donc pas de réponse unique à attendre : la première démarche utile est de contacter la mairie pour connaître le dispositif applicable localement, puis d'articuler cette réponse avec l'obligation du bailleur.

Quand les faits sont ambigus

La difficulté pratique tient souvent à la localisation du nid : s'il est dans les parties communes d'une copropriété, sur un arbre en limite de propriété, ou sur une dépendance dont l'usage est partagé, la question de savoir qui doit signaler et qui doit payer se complique, sans qu'aucun texte cité ne la résolve directement. Dans ces cas, le signalement à la mairie reste la première étape utile, indépendamment de la question de la prise en charge, car il permet d'obtenir la position de la procédure départementale sur ce cas précis.

Les recours ouverts

Si le bailleur refuse, invoquer l'obligation de jouissance paisible ; en cas de danger immédiat pour les occupants ou les passants, alerter la mairie et, en urgence, les secours.

Ce qu'il faut pouvoir produire

  • Photos du nid à distance, avec un repère d'échelle
  • Signalement écrit au bailleur et à la mairie
  • Réponse de la commune sur la prise en charge
  • Devis de l'entreprise spécialisée

Les erreurs qui coûtent cher

  • Utiliser un insecticide en bombe sur un nid, ce qui disperse la colonie
  • Détruire un nid de frelons européens ou de guêpes en croyant à un frelon asiatique
  • Attendre l'automne en pensant que le nid sera vide, alors que la colonie est alors la plus populeuse

Ce que les textes ne tranchent pas

  • Le décret d'application du 29 décembre 2025 et le contenu des plans départementaux n'ont pas pu être vérifiés dans leur détail ; les modalités de prise en charge financière sont locales.
  • Aucun texte national vérifié ne met la destruction du nid à la charge du bailleur ; le raisonnement s'appuie sur l'obligation de jouissance paisible.

Sources et dates de relevé. arrêté du 26 décembre 2012, Classement du frelon asiatique dans la liste des dangers sanitaires, consulté le 12 septembre 2026. loi n° 2025-237 du 14 mars 2025, Endiguer la prolifération du frelon asiatique et préserver la filière apicole, consulté le 12 septembre 2026. article 1719 du code civil, Obligations du bailleur : délivrance, entretien, jouissance paisible, consulté le 12 septembre 2026.