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Nuisibles ObligationsQui agit ? Qui paie ? Quels recours ?
Syndic et syndicat des copropriétaires · Pigeons

Les pigeons colonisent la toiture et la cour : le syndicat doit-il financer les protections ?

La toiture, les façades et la cour d'un immeuble sont en principe des parties communes : leur protection contre les pigeons et le nettoyage des fientes relèvent donc du budget du syndicat, voté en assemblée générale. Cette réponse suppose que ces éléments soient bien qualifiés de parties communes par le règlement de copropriété de l'immeuble concerné.

La réponse courte À la charge de la copropriété

Pose de dispositifs et nettoyage sur les communs pour le syndicat, balcons privatifs pour chaque copropriétaire.

Entretenir les parties communes et interdire le nourrissage
Fiche de situationSIT-052
Qui est concerné
Syndic et syndicat des copropriétaires
Nuisible
Pigeons
Qui paie
La copropriété
Délai à tenir
Sans délai légal
Textes cités
4 textes
Mise à jour
12 septembre 2026
La copropriétéQui paie
4Textes cités
Sans délai légalPériode d'intervention conseillée
4Étapes
Un technicien installe un filet anti-perchoir discret sur une corniche et un balcon, dans les parties communes d'un immeuble.

Ce que dit le texte

Reproduit à l'identique

Ce que cela change chez vous

Application concrète

Concrètement, un copropriétaire confronté à une colonisation de pigeons sur la toiture ou dans la cour n'a pas à financer seul le nettoyage ou la pose de dispositifs : il peut demander l'inscription de ces travaux au budget du syndicat, sur les parties communes.

Si la situation dégrade rapidement le bâti ou présente un risque sanitaire, le syndic peut agir avant même la tenue d'une assemblée générale, au titre de son pouvoir d'urgence, et faire ratifier la dépense après coup.

Seuls les éléments privatifs, comme un balcon, restent à la charge individuelle du copropriétaire concerné, ce qui suppose de vérifier au préalable ce que le règlement de copropriété classe comme commun ou privatif.

Les cas où la réponse change

À vérifier avant d'agir
Toiture ou façade classée partie privative

Si le règlement de copropriété classe une partie de la toiture ou de la façade en partie privative, l'obligation d'entretien peut revenir au copropriétaire concerné. Il faut alors vérifier ce document avant d'engager le syndicat.

Numérotation du règlement sanitaire différente

Le règlement sanitaire départemental applicable localement peut numéroter différemment les articles sur le nourrissage et les rongeurs. Il convient de vérifier l'arrêté du département concerné avant de le citer dans un courrier.

La règle en vidéo

Pigeons, 50 secondes
Qui doit agir, sous quel délai et avec quelles preuves : l'essentiel de la règle sur Pigeons en moins d'une minute.

La procédure, étape par étape

Délais indiqués en marge

État des points d'accès

Repérer les points d'accès et de nidification des pigeons sur la toiture et dans la cour.

Nettoyage professionnel des fientes

Faire nettoyer les fientes par une entreprise équipée de protections adaptées.

Pose de filets et pics

Poser des filets et des pics sur les points d'appui, en respectant l'aspect de l'immeuble.

Affichage de l'interdiction de nourrissage

Rappeler par voie d'affichage l'interdiction de nourrir les pigeons dans les parties communes.

Si l'autre partie refuse

Recours ouverts

Ce qui se passe en cas de refus

  • Le copropriétaire lésé peut mettre le syndic en demeure d'inscrire les travaux de nettoyage et de protection à l'ordre du jour de l'assemblée générale.
  • Le maire peut intervenir au titre de la salubrité publique si la situation sanitaire persiste.
  • Le défaut d'entretien des parties communes engage la responsabilité du syndicat envers les copropriétaires et les tiers en cas de dommage.
  • L'inaction prolongée aggrave le risque sanitaire et peut conduire à des travaux plus lourds ainsi qu'à un contentieux avec la copropriété.

Ce qui joue en votre faveur

  • Photos des points de nidification et des fientes accumulées sur la toiture et dans la cour.
  • Devis de nettoyage et de pose de dispositifs anti-pigeons.
  • Note d'information adressée aux occupants rappelant l'interdiction de nourrissage.
  • Procès-verbal d'assemblée générale votant les travaux.

Le courrier à envoyer

6 modèle(s)
Un gestionnaire prépare des lettres individuelles sous enveloppes sur une table de réunion Copropriétaire du lot Demander à un copropriétaire de faire traiter son lot : modèle de lettre Un lot non traité recontamine l'immeuble entier après chaque campagne. Ce modèle demande au copropriétaire l'accès et le traitement de son lot, en s'appuyant sur l'intérêt collectif plutôt que sur la faute. Une main glisse un mot manuscrit courtois dans la boîte aux lettres d'un voisin Voisin de palier Écrire à un voisin dont le logement infeste l'immeuble : modèle de lettre Traiter chez soi pendant que le logement mitoyen ne fait rien revient à vider une baignoire sans fermer le robinet. Ce modèle propose un traitement simultané, sans accuser et sans invoquer un texte qui n'existe pas entre voisins. Un copropriétaire classe la copie d'une lettre formelle dans un dossier étiqueté, calendrier au mur Syndic de copropriété Mettre en demeure un syndic inactif face aux nuisibles : modèle de lettre Le signalement est resté lettre morte et l'immeuble reste infesté. Ce modèle met le syndic en demeure et, dans le même courrier, demande l'inscription de la question à l'ordre du jour de la prochaine assemblée générale. Un habitant remplit un formulaire de signalement au guichet du service hygiène d'une mairie Service communal d'hygiène et de santé Signaler des nuisibles au service communal d'hygiène : modèle de lettre Quand le bailleur, le syndic ou le voisin ne bougent pas, le constat d'un tiers débloque le dossier. Ce modèle saisit le service communal d'hygiène et de santé, gratuitement et sans désigner de coupable. Un résident écrit à son bureau, la cour de l'immeuble visible par la fenêtre Syndic de copropriété Signaler des nuisibles dans les parties communes au syndic : modèle de lettre Une infestation qui circule par les gaines, les vide-ordures ou les caves ne se traite pas appartement par appartement. Ce modèle saisit le syndic sur les parties communes, seul niveau où le traitement a un sens. Un habitant montre à un agent municipal des photographies d'une corniche souillée Mairie de la commune Signaler une colonie de pigeons à la mairie : modèle de lettre Les fientes dégradent les façades, obstruent les gouttières et posent un sujet sanitaire. Ce modèle signale la colonie, demande une intervention et rappelle l'interdiction de nourrissage sur laquelle repose l'essentiel de la régulation.

Le modèle se complète en ligne, se télécharge et s'imprime. Aucune coordonnée n'est demandée pour l'obtenir.

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En détail

Syndic et syndicat des copropriétaires

Une obligation qui découle de la nature de partie commune

La toiture, les façades et la cour d'un immeuble en copropriété sont, dans la grande majorité des règlements de copropriété, classées parties communes. L'article 14 de la loi n° 65-557 du 10 juillet 1965 donne au syndicat des copropriétaires la charge de la conservation de l'immeuble et de l'administration des parties communes. Poser des filets, des pics ou tout autre dispositif anti-pigeons sur la toiture, ainsi que nettoyer les fientes accumulées dans la cour, relève donc du budget voté par l'assemblée générale, et non de la poche individuelle d'un copropriétaire, sauf pour les éléments strictement privatifs comme un balcon. Lorsque des copropriétaires disposent de balcons privatifs infestés, la pose de protections sur ces éléments leur revient individuellement, la distinction se faisant strictement entre parties communes et parties privatives telles que définies par le règlement de copropriété.

Le rôle du syndic : administrer, alerter, agir en urgence

Le syndic n'est pas le débiteur de l'obligation d'entretien, il en est l'exécutant. L'article 18 de la même loi le charge d'administrer l'immeuble, de pourvoir à sa conservation et à son entretien, et lui permet, en cas d'urgence, de faire procéder de sa propre initiative aux travaux nécessaires à la sauvegarde de l'immeuble, sans attendre le vote d'une assemblée générale. Une colonisation de pigeons qui dégrade la toiture ou accumule des fientes en quantité peut relever de cette urgence, ce qui permet au syndic de lancer un nettoyage ou une pose de dispositifs sans attendre une convocation, quitte à faire ratifier la dépense ensuite par les copropriétaires.

Le règlement sanitaire départemental renforce l'obligation

Deux articles du règlement sanitaire départemental complètent ce cadre. Le premier interdit de déposer de la nourriture attirant les pigeons dans les cours et parties d'un immeuble lorsque cette pratique risque de gêner le voisinage ou d'attirer les rongeurs : le syndic doit donc rappeler cette interdiction et la faire respecter, y compris auprès des occupants qui nourrissent les oiseaux de bonne foi. Le second impose aux propriétaires d'immeubles de prendre toutes mesures pour éviter l'introduction des rongeurs et de maintenir en bon état les dispositifs de protection, ce qui inclut la vérification périodique des cours et des locaux exposés. Le lien avec l'article 14 est direct : un syndicat qui laisse s'accumuler les fientes sans agir s'expose à devoir répondre des dommages qui en résultent, qu'il s'agisse de dégradations du bâti ou de risque sanitaire pour les occupants.

Ce qui se passe quand la situation reste ambiguë

Deux zones de flou méritent d'être signalées. La première concerne la qualification de la toiture ou de la façade elle-même : c'est le règlement de copropriété de l'immeuble, et non un texte national, qui fixe la limite entre parties communes et parties privatives. Avant d'engager le syndicat sur une dépense, il faut donc vérifier ce document. La seconde concerne le règlement sanitaire départemental : il s'agit d'un texte départemental, dont la numérotation de l'arrêté type doit être recoupée avec l'arrêté effectivement applicable dans le département de l'immeuble avant d'être citée dans un courrier ou une mise en demeure. Ces vérifications ne remettent pas en cause le principe général, mais conditionnent la précision de l'argumentation dans un dossier concret.

Les recours ouverts

Un copropriétaire peut mettre le syndic en demeure ; le maire peut intervenir au titre de la salubrité publique.

Ce qu'il faut pouvoir produire

  • Photos des points de nidification et des fientes
  • Devis de nettoyage et de pose de dispositifs
  • Note d'information adressée aux occupants
  • Procès-verbal d'assemblée générale votant les travaux

Les erreurs qui coûtent cher

  • Poser des pics sans obturer les volumes accessibles
  • Faire nettoyer par le gardien sans équipement de protection
  • Tolérer un nourrissage régulier dans la cour

Ce que les textes ne tranchent pas

  • Le règlement sanitaire départemental est un texte départemental : la numérotation de l'arrêté type doit être recoupée avec l'arrêté du département concerné.
  • La qualification d'une partie de l'immeuble en partie commune ou privative dépend du règlement de copropriété, qui n'est pas un texte national.

Sources et dates de relevé. article 14 de la loi n° 65-557 du 10 juillet 1965, Objet et responsabilité du syndicat des copropriétaires, consulté le 12 septembre 2026. article 120 du règlement sanitaire départemental (arrêté type, version départementale applicable), Interdiction de jeter de la nourriture aux animaux errants et aux pigeons, consulté le 12 septembre 2026. article 119 du règlement sanitaire départemental (arrêté type, version départementale applicable), Lutte contre les rongeurs, consulté le 12 septembre 2026. article 18 de la loi n° 65-557 du 10 juillet 1965, Missions du syndic de copropriété, consulté le 12 septembre 2026.

Les procédures liées

Recours et démarches
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