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Nuisibles : vos obligations Zones, textes, délais, recours
Employeur · Pigeons

Les pigeons squattent nos quais et souillent les zones de travail : que devons-nous faire ?

Des fientes qui s'accumulent sur les quais et les zones de travail mettent en cause l'obligation d'entretien des locaux et la protection de la santé des salariés qui incombent à l'employeur. Le propriétaire de l'immeuble reste de son côté tenu d'empêcher l'installation des pigeons et de faire disparaître ce qui les attire.

La réponse courte À la charge de l'employeur

Nettoyage et protection des zones exploitées pour l'entreprise, travaux sur le bâti pour le propriétaire des murs.

Entretenir les locaux, protéger la santé des salariés
Fiche de situationSIT-075
Qui est concerné
Employeur
Nuisible
Pigeons
Qui paie
L'employeur
Délai à tenir
Sans délai légal
Textes cités
4 textes
Mise à jour
12 septembre 2026
L'employeurQui paie
4Textes cités
Sans délai légalPlanification des travaux
4Étapes

Ce que dit le texte

Reproduit à l'identique

Ce que cela change chez vous

Application concrète

Concrètement, l'employeur ne peut pas se contenter de constater le problème : il doit organiser le nettoyage des zones souillées et écarter les salariés d'un risque sanitaire identifié, sous peine d'être en défaut sur son obligation de sécurité. Cela suppose aussi d'agir sur la cause, en interdisant formellement le nourrissage sur le site.

Pour tout ce qui touche au bâtiment lui-même (obturation des accès, dispositifs anti-perchage sur les éléments de structure, réfection de toiture), l'employeur locataire doit notifier le propriétaire des murs, qui reste le débiteur de cette obligation au titre du règlement sanitaire départemental.

En l'absence de délai légal, le rythme d'intervention est laissé à l'appréciation de l'employeur, à condition de ne pas laisser s'installer une situation dégradée et de tenir compte des contraintes de nidification pour les travaux lourds.

Les cas où la réponse change

À vérifier avant d'agir
Employeur aussi propriétaire des murs

Les deux obligations se cumulent sur la même personne. L'entretien courant comme les travaux sur le bâti relèvent alors uniquement de l'employeur.

Locaux loués en bail commercial

La répartition exacte des travaux dépend des clauses du bail et du code de commerce, non vérifiées ici. La ligne entretien pour le preneur, bâti pour le bailleur reste une présomption, pas une certitude.

La procédure, étape par étape

Délais indiqués en marge

Nettoyer les zones souillées

Faire nettoyer les zones souillées par une entreprise équipée pour ce type d'intervention.

Obturer et poser des dispositifs

Obturer les volumes accessibles aux pigeons et poser des dispositifs sur les points d'appui utilisés pour la nidification.

Interdire le nourrissage

Formaliser par une consigne écrite l'interdiction de nourrir les pigeons sur le site.

Notifier le bailleur

Notifier le bailleur pour engager les travaux relevant du bâtiment.

Si l'autre partie refuse

Recours ouverts

Ce qui se passe en cas de refus

  • Si le propriétaire refuse d'intervenir sur le bâti, l'employeur reste seul exposé sur son obligation de sécurité envers ses salariés, même si la cause du problème est hors de son contrôle direct.
  • Une inaction prolongée après signalement des souillures peut être invoquée en cas de contrôle de l'inspection du travail ou d'accident lié aux fientes accumulées.
  • Le désaccord sur la répartition des travaux entre bailleur et preneur peut bloquer l'intervention sur le bâti tant que le bail commercial n'a pas été relu pour trancher la charge exacte.
  • Tolérer le nourrissage, y compris par des salariés, prolonge l'attractivité du site et rend inefficaces les mesures déjà engagées.

Ce qui joue en votre faveur

  • Des photos datées des zones souillées et des points de nidification établissent la matérialité du problème et la date de constat.
  • Des devis de nettoyage et de pose de dispositifs anti-perchage montrent que des mesures concrètes ont été engagées.
  • Des consignes internes écrites interdisant le nourrissage démontrent une action de prévention de la cause, pas seulement du symptôme.
  • Des courriers adressés au bailleur pour les travaux sur le bâti formalisent la demande et déplacent la charge de la preuve de l'inaction vers le propriétaire.
Mise en relation

Faire chiffrer l'intervention avant l'échéance

Une intervention ou un diagnostic doit souvent être produit avant une date précise. Décrivez la situation : des entreprises qui couvrent votre secteur répondent avec leur délai d'intervention, leur méthode et leur prix.

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En détail

Employeur

Deux obligations distinctes se superposent dès que des pigeons colonisent des quais de travail. La première pèse sur l'employeur : le code du travail impose que les locaux de travail et leurs annexes soient régulièrement entretenus et nettoyés, et qu'ils restent exempts de tout encombrement. Des fientes accumulées sur une zone où des salariés circulent ou manutentionnent entrent directement dans le champ de cette obligation, puisqu'elles souillent un espace qui doit rester propre et dégagé.

Cette obligation d'entretien s'articule avec une obligation plus générale, celle de la sécurité des travailleurs. L'employeur doit prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des salariés. Des fientes de pigeons ne sont pas un simple désagrément esthétique : leur accumulation crée un risque sanitaire et un risque de glissade sur les surfaces de circulation. L'obligation d'entretien des locaux et l'obligation générale de sécurité se renforcent donc l'une l'autre pour imposer une action, sans que l'une se substitue à l'autre.

Ce qui revient au propriétaire de l'immeuble

À côté de ces obligations de l'employeur, le règlement sanitaire départemental met une charge distincte sur le propriétaire de l'immeuble : il doit prendre toutes mesures pour éviter l'introduction des animaux dans le bâtiment, vérifier périodiquement l'état des lieux susceptibles d'être infestés et faire enlever les dépôts de détritus qui attirent ces animaux. Quand l'employeur est aussi propriétaire des murs, les deux obligations se cumulent sur sa tête. Quand il est locataire, la frontière se dessine entre ce qui relève de l'exploitation de l'entreprise, à sa charge, et ce qui relève du bâti, à la charge du bailleur : obturation des accès, reprise de toiture ou de charpente, pose de dispositifs anti-perchage sur les éléments de structure.

L'interdiction de nourrissage

Le même règlement sanitaire départemental interdit de jeter ou déposer de la nourriture pour attirer les animaux errants ou redevenus tels, dont les pigeons, y compris sur les voies privées et les parties d'un immeuble dès que la pratique risque de constituer une gêne ou d'attirer aussi des rongeurs. Cette interdiction s'adresse à quiconque nourrit les pigeons, y compris un salarié qui agirait de sa propre initiative sur le site. Elle complète logiquement l'obligation d'entretien : nettoyer sans supprimer la cause de l'attractivité du site ne fait que reporter le problème.

Quand les faits sont ambigus

Aucun de ces textes ne fixe de délai chiffré pour agir. L'absence de délai légal ne dispense pas d'agir vite : l'obligation de sécurité et l'obligation d'entretien sont d'application continue, et une inaction prolongée après constat des souillures expose l'employeur en cas de contrôle ou d'accident lié aux fientes. La seule contrainte de calendrier qui s'impose en pratique tient à la biologie de l'espèce : la planification des interventions doit tenir compte des périodes de nidification, ce qui peut retarder une intervention lourde sans jamais dispenser du nettoyage courant des zones exploitées. Le texte du règlement sanitaire départemental cité ici est celui de l'arrêté type ; sa numérotation exacte doit être recoupée avec la version applicable dans le département concerné, les règlements locaux pouvant s'écarter du modèle national sur la numérotation des articles.

La répartition précise des travaux entre bailleur et preneur, quand les locaux sont loués dans le cadre d'un bail commercial, dépend des clauses du bail et des règles du code de commerce issues de la loi Pinel, qui n'ont pas été vérifiées dans le cadre de cette fiche. En l'absence de cette vérification, la ligne de partage donnée ici, entretien courant à l'employeur exploitant, travaux sur le bâti au propriétaire, reste une présomption raisonnable mais pas une certitude absolue applicable telle quelle à tout contrat.

Les recours ouverts

En local loué, le bailleur peut être mis en cause pour les défauts du bâti ; l'inspection du travail peut être saisie si les conditions de travail sont dégradées.

Ce qu'il faut pouvoir produire

  • Photos des zones souillées et des points de nidification
  • Devis de nettoyage et de pose de dispositifs
  • Consignes internes interdisant le nourrissage
  • Courriers au bailleur pour les travaux sur le bâti

Les erreurs qui coûtent cher

  • Faire nettoyer les fientes sèches par du personnel sans protection respiratoire
  • Poser un filet mal tendu qui piège les oiseaux
  • Tolérer le nourrissage sur les zones de pause

Ce que les textes ne tranchent pas

  • Le règlement sanitaire départemental est un texte départemental, sa numérotation doit être recoupée avec l'arrêté applicable.
  • La répartition des charges et travaux entre bailleur et preneur d'un bail commercial relève des articles du code de commerce issus de la loi Pinel, non vérifiés dans cette collecte.

Sources et dates de relevé. article R.4224-18 du code du travail, Entretien et nettoyage des locaux de travail, consulté le 12 septembre 2026. article L.4121-1 du code du travail, Obligation générale de sécurité de l'employeur, consulté le 12 septembre 2026. article 119 du règlement sanitaire départemental (arrêté type, version départementale applicable), Lutte contre les rongeurs, consulté le 12 septembre 2026. article 120 du règlement sanitaire départemental (arrêté type, version départementale applicable), Interdiction de jeter de la nourriture aux animaux errants et aux pigeons, consulté le 12 septembre 2026.