Moustique tigre en Bretagne : la situation par département
En Bretagne, le moustique tigre ne s'est durablement installé que dans quatre communes, en Ille-et-Vilaine et dans le Morbihan. Ailleurs, il n'a été repéré que ponctuellement, mais chaque habitant reste concerné par les eaux stagnantes.
Sources : carte des communes colonisées de l'Anses actualisée le 29 avril 2026 et bilans annuels 2025 de l'ARS Bretagne, publiés en février 2026.
- Périmètre
- Bretagne
- Département
- Côtes-d'Armor, Finistère, Ille-et-Vilaine, Morbihan (22, 29, 35, 56)
- Thème
- Moustique tigre
- Statut
- Région partiellement colonisée : 4 communes en Ille-et-Vilaine et dans le Morbihan
- Texte applicable
- décret n° 2019-258 du 29 mars 2019
- Relevé le
- 29 avril 2026
L'arrêté applicable
Texte de délimitationLes maires agissent dans le cadre de leurs compétences en matière d'hygiène et de salubrité pour prévenir l'implantation et le développement des insectes vecteurs sur le territoire de leur commune ; l'agence régionale de santé établit le programme annuel de surveillance entomologique et conduit les interventions autour des cas humains.
Portée pour ce périmètreDans une commune colonisée, un cas importé de dengue, de chikungunya ou de Zika peut déclencher une enquête de l'agence régionale de santé et un traitement autour du domicile ; ailleurs, l'ARS surveille par des pièges pondoirs et vérifie les signalements. Les obligations qui pèsent sur les particuliers dépendent de l'arrêté préfectoral de lutte, s'il en existe un dans le département.
Consulter le décret sur LégifranceUn arrêté de délimitation est révisable, et la cartographie nationale qui le reprend ne publie ni sa référence ni sa date : le périmètre exact se vérifie en mairie ou en préfecture. Statut relevé le 29 avril 2026, prochaine revue de cette page 15 octobre 2027.
Ce qui est obligatoire ici
Bretagne- Ce que le droit national organise. L'agence régionale de santé établit le programme annuel de surveillance entomologique et conduit les interventions autour des cas humains ; le maire agit au titre de l'hygiène et de la salubrité pour prévenir l'implantation des insectes vecteurs : décret n° 2019-258 du 29 mars 2019.
- Ce qui peut être imposé localement. La lutte contre les moustiques est organisée par la loi du 16 décembre 1964, qui permet au préfet de délimiter des zones de lutte et d'y prescrire des mesures. Les prospections, traitements et travaux exigibles d'un propriétaire découlent de l'arrêté préfectoral applicable dans le département, pas d'une obligation nationale uniforme. (Synthèse du dispositif, et non citation littérale du texte.)
- Le geste qui reste à la charge de chacun. La suppression des gîtes larvaires autour du logement, coupelles, gouttières, réserves d'eau et bidons, est la seule mesure efficace à l'échelle d'une parcelle. Elle n'est pas sanctionnée en tant que telle hors arrêté préfectoral, mais elle conditionne le résultat de toute intervention professionnelle.
Le dispositif de surveillance
Lutte publique et part du particulier| Première détection | Domagné (Ille-et-Vilaine), colonisée depuis 2022 |
|---|---|
| Niveau de colonisation | 4 communes colonisées sur 1 202 |
| Période de surveillance | D'avril à octobre (bilans 2025) |
| Opérateur public | Altopictus, pour l'ARS Bretagne |
| Signalement | Portail de signalement du moustique tigre, Anses |
Qui paie quoi
Répartition des chargesLa démoustication publique autour des cas humains est prise en charge par l'agence régionale de santé. Tout traitement de confort autour d'une habitation, d'un jardin ou d'une terrasse relève du particulier ou de la copropriété qui le commande.
La règle en vidéo
Moustique tigre, 50 secondesDémoustication : faire intervenir un professionnel sur ce périmètre
Gîtes larvaires à faire repérer, jardin, cour ou terrasse à faire traiter contre le moustique tigre : indiquez ce qui vous contraint. Votre demande est transmise à des professionnels de votre zone.
Ce que l'on risque à ne rien faire
Sanctions prévuesLe non respect des mesures prescrites par un arrêté préfectoral de lutte contre les moustiques est passible des sanctions prévues par cet arrêté et par le code de la santé publique. En dehors de ce cadre, aucune sanction n'est attachée à la seule présence de gîtes larvaires sur une propriété privée.
En détail
BretagneLa région compte 1 202 communes, réparties entre les Côtes-d'Armor (344), le Finistère (277), l'Ille-et-Vilaine (332) et le Morbihan (249). D'après la carte de l'Anses actualisée le 29 avril 2026, environ 0,3 % d'entre elles sont colonisées. Le terme a un sens précis : une commune est colonisée lorsque le moustique tigre, Aedes albopictus, s'y est implanté durablement. Une détection ponctuelle désigne au contraire une présence isolée, sans implantation, et l'agence régionale de santé (ARS) Bretagne en a relevé entre 2019 et 2025 dans chacun des départements bretons. La surveillance est confiée par l'ARS à Altopictus, organisme habilité retenu par marché public, selon le cadre fixé par l'arrêté du 23 juillet 2019.
Avec trois communes colonisées sur 332, la situation en Ille-et-Vilaine est la plus avancée de la région. Domagné est concernée depuis 2022 et Rennes depuis août 2023, puis Châteaugiron s'est ajoutée en 2025. Le moustique tigre à Rennes n'est donc plus une présence isolée, mais une population installée. Dans une commune colonisée comme celle-ci, un cas importé de dengue, de chikungunya ou de Zika peut déclencher une enquête et un traitement autour du domicile de la personne malade.
Dans le Morbihan, une seule des 249 communes figure sur la carte de l'Anses : La Gacilly, colonisée depuis octobre 2023. La situation dans le Morbihan se limite donc à ce foyer, les autres communes n'ayant connu, au plus, que des détections ponctuelles. Le moustique tigre à La Gacilly relève bien de la colonisation : un cas importé peut y entraîner, comme à Rennes, une enquête et un traitement autour du domicile.
Les Côtes-d'Armor ne comptent aucune commune colonisée parmi leurs 344. Pour le moustique tigre dans les Côtes-d'Armor, les résultats du bilan 2025 de l'ARS Bretagne, publié en février 2026, sont négatifs : les 20 pièges pondoirs posés dans le département sont tous restés négatifs, et aucun des 6 signalements citoyens ne concernait Aedes albopictus. La même année, 8 résidents du département ont été recensés comme cas importés de dengue, de chikungunya ou de Zika.
Le Finistère, avec 277 communes, n'en compte pas davantage de colonisée, mais il illustre l'écart entre détection ponctuelle et implantation. En 2024, l'espèce a été repérée à Brest, à Quimper et sur un site de recyclage de pneus ; 3 opérations de lutte de primo-infestation ont ensuite été menées en 2025, année sans aucune détection. Les 46 pièges pondoirs du bilan 2025 sont tous restés négatifs, et les 15 signalements analysés ne portaient pas sur Aedes albopictus. Le moustique tigre dans le Finistère demeure ainsi une espèce détectée, non installée. En 2025, 15 résidents finistériens ont par ailleurs été recensés comme cas importés de ces mêmes maladies.
Pour un habitant, l'enjeu concret se situe dans les gîtes larvaires : soucoupes, seaux, gouttières mal vidées et tout récipient où l'eau stagne. Les obligations du propriétaire face aux eaux stagnantes portent précisément sur ces points d'eau, dont la suppression prive l'espèce de lieux de ponte, que la commune soit colonisée ou non. Ce qu'un particulier est tenu de faire dépend d'un arrêté préfectoral, s'il en existe un dans son département. Lorsque des eaux stagnantes se trouvent sur un terrain voisin ou sur l'espace public, l'intervention de la mairie dépend de la compétence du maire et de la commune, qui ne se confond pas avec la surveillance organisée par l'ARS.
Sources et dates de collecte. Classement communal : Anses, portail de signalement du moustique tigre, couche des communes colonisées, carte actualisée le 29 avril 2026. Surveillance locale : ARS Bretagne, bilan annuel 2025 de la surveillance dans les Côtes-d'Armor (février 2026), établi par Altopictus. ; ARS Bretagne, bilan annuel 2025 de la surveillance dans le Finistère (février 2026), établi par Altopictus. Textes cités : Légifrance.
Les communes concernées
4Les courriers utiles ici
Modèles
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