Chenilles processionnaires dans le Puy-de-Dôme (63) : arrêté préfectoral
Oui : l'usager d'un terrain, ou à défaut son propriétaire, doit lutter contre les nids de processionnaires du pin et du chêne dans les jardins d'habitation et les lieux où la présence humaine est régulière. Le délai pour agir est d'un mois, avec parfois une interdiction d'accès autour des arbres sous 48 heures.
- Périmètre
- Puy-de-Dôme
- Département
- Puy-de-Dôme (63)
- Thème
- Chenilles processionnaires
- Statut
- Département couvert par un arrêté préfectoral de lutte
- Texte applicable
- Arrêté de la préfète du Puy-de-Dôme
- Relevé le
- 10 octobre 2026
L'arrêté applicable
Arrêté de lutteEn cas de présence de nids de chenilles processionnaires dans une propriété à usage d'habitation individuelle non située dans une zone forestière, le responsable procède ou fait procéder dans un délai d'un mois à une ou plusieurs actions de lutte telle que citée à l'annexe 2 de façon à supprimer tout risque pour la santé humaine.
Portée pour ce périmètreL'arrêté s'applique dans tout le Puy-de-Dôme et vise la processionnaire du pin comme celle du chêne. Ses obligations portent sur les propriétés d'habitation individuelle situées hors zone forestière et sur les zones à enjeu pour la santé humaine, c'est-à-dire les établissements et lieux listés à son annexe 1 qui accueillent du public ou des résidents et où la présence des chenilles est avérée, les forêts n'en faisant pas partie hors des lieux expressément listés dans cette annexe.
Lire l'arrêté (PDF publié par l'Observatoire national)Un arrêté préfectoral de lutte est révisable : la version applicable se vérifie auprès de la préfecture ou de l'agence régionale de santé. Texte relevé le 10 octobre 2026, prochaine revue de cette page 10 avril 2027.
Ce qui est obligatoire ici
Puy-de-Dôme- Qui est tenu d'agir. La charge revient à celui qui a l'usage du lieu, qu'il soit locataire, exploitant, gestionnaire de terrains bâtis ou non bâtis, ayant droit ou occupant à quelque titre que ce soit (article 5). Le propriétaire n'est tenu qu'à défaut d'usager, et la désignation du responsable tient compte des contrats et conventions conclus.
- Dans quels lieux. L'arrêté distingue deux catégories de lieux, retenues seulement s'ils accueillent du public ou des résidents et si les chenilles y sont présentes (article 3). La zone 1 réunit les lieux où la présence humaine est régulière et inévitable, notamment les espaces extérieurs des habitations, les établissements et lieux accueillant un public sensible, les équipements sportifs, les parcs publics et les aires de jeux pour enfants. La zone 2 réunit les lieux de l'annexe 1 où la présence humaine est moins régulière et évitable, et en dehors de ces lieux les forêts ne sont pas concernées.
- Ce qu'il faut faire. Le responsable procède ou fait procéder à un ou plusieurs moyens de lutte choisis parmi ceux de l'annexe 2 de l'arrêté, de façon à réduire au maximum le risque pour la santé humaine (article 13). En zone 1, hors maisons individuelles, il informe aussi les usagers et, si des processions sont à portée d'un adulte, interdit l'accès au public dans un rayon de 20 mètres autour des arbres porteurs et met en place un plan de prévention et de gestion. En zone 2, seule l'information des usagers est imposée, restreindre l'accès ou lutter restant à son initiative (article 15).
- Dans quel délai. Le délai pour lutter est d'un mois, dans les lieux de la zone 1 (article 13) comme sur une propriété d'habitation individuelle (article 14). Lorsque des processions sont à portée d'un adulte, l'information des usagers et l'interdiction d'accès autour des arbres s'imposent dans les 48 heures, et le plan de prévention et de gestion dans les six mois. Dans la zone 2, les usagers doivent être informés sous 2 jours ouvrés (article 15).
- Le cas de la maison individuelle. Si des nids se trouvent sur une propriété à usage d'habitation individuelle située hors zone forestière, le responsable doit, dans un délai d'un mois, mener ou faire mener une ou plusieurs actions de lutte pour supprimer tout risque pour la santé humaine (article 14). L'arrêté cite la destruction mécanique des nids accessibles avec une échelle domestique pour la processionnaire du chêne, le piégeage des chenilles pour celle du pin, ou toute autre action que le responsable juge nécessaire. Le responsable informe aussi les riverains dont le terrain se trouve dans un rayon de 20 mètres.
- Avec quelles précautions. Les moyens de lutte doivent être mis en œuvre par des personnes compétentes, équipées de protections individuelles adaptées (article 11). Le responsable informe ses salariés et ses prestataires de la nature des risques encourus. L'information destinée aux usagers indique au minimum la présence des chenilles, les risques, les consignes de prévention sanitaire et les numéros d'urgence en cas d'exposition (article 15).
- À qui signaler. Toute personne qui observe ou soupçonne la présence de chenilles processionnaires du pin ou du chêne est invitée à la signaler sur la plateforme de signalement de l'Observatoire national des chenilles processionnaires (article 7). Il s'agit d'une incitation, pas d'une obligation.
Qui paie quoi
Répartition des chargesL'arrêté précise que le responsable procède ou fait procéder à la lutte à ses frais, dans un délai d'un mois au plus tard (article 13). Ce responsable est celui qui a l'usage du lieu, qu'il soit locataire, exploitant, gestionnaire ou occupant, et seulement à défaut le propriétaire, selon les contrats et conventions conclus (article 5). L'arrêté ne prévoit ni aide financière ni prise en charge par la commune.
Nids de chenilles processionnaires : faire intervenir un professionnel
Nids dans un pin ou un chêne, accès à interdire autour des arbres, pose de pièges ou destruction des nids : indiquez ce qui vous contraint. Votre demande est transmise à des professionnels de votre zone.
Ce que l'on risque à ne rien faire
Sanctions prévuesLe maire est chargé de la police générale de salubrité publique dans sa commune (article 8). Il peut l'exercer contre un contrevenant qui, malgré ses demandes et injonctions préalables, n'élimine pas les nuisances et les risques sanitaires dus aux chenilles processionnaires. Si la mise en demeure n'est pas respectée, la contravention encourue est celle prévue par les textes en vigueur. L'arrêté n'en fixe pas le montant et ne prévoit pas que les travaux soient exécutés d'office.
En détail
Puy-de-DômeToute personne peut signaler des chenilles sur la plateforme de l'Observatoire national des chenilles processionnaires, sans y être obligée (article 7). Il faut ensuite situer le lieu. Les espaces extérieurs des habitations, les aires de jeux pour enfants, les parcs publics, les équipements sportifs et les établissements accueillant un public sensible relèvent de la zone 1, celle des lieux où la présence humaine est régulière et inévitable. Les lieux de l'annexe 1 où elle est moins régulière et évitable forment la zone 2. Hors de ces lieux, une forêt n'est pas concernée. Pour une entreprise ou un camping, il faut consulter l'annexe 1.
Sur une propriété à usage d'habitation individuelle située hors zone forestière, le responsable doit agir contre les nids sous un mois pour supprimer tout risque pour la santé humaine, et prévenir les riverains dont le terrain se trouve à moins de 20 mètres (article 14). Dans les autres lieux de la zone 1, il dispose d'un mois pour réduire ce risque au maximum (article 13). Quand les processions ne sont pas à portée d'un adulte, il peut se dispenser de cette lutte si trois conditions sont réunies : personnes informées, accès interdit sur 20 mètres autour des arbres, aucune autre zone 1 contaminée à moins de 50 mètres.
Quand des processions sont à portée d'un adulte dans un lieu de la zone 1 autre qu'une maison individuelle, le responsable a 48 heures pour informer les usagers et interdire l'accès au public dans un rayon de 20 mètres autour des arbres, dans la limite de ses prérogatives et sans gêner la circulation des véhicules. Il délimite lui-même ce secteur. Il lutte aussi sous un mois et met en place un plan de prévention et de gestion dans les six mois (article 13). Dans la zone 2, il doit seulement informer les usagers sous 2 jours ouvrés, notamment par affichage aux accès (article 15).
Par arrêté municipal, le maire peut définir localement des zones à enjeu, y compris des lieux absents de l'annexe 1, ou faire passer un lieu de la zone 1 en zone 2 au vu du contexte paysager ou de la fréquentation, sauf les espaces extérieurs des habitations, les lieux accueillant un public sensible, les équipements sportifs, les parcs publics et les aires de jeux (article 3). Il peut aussi imposer les mesures prévues pour la zone 1 dans un rayon maximal de 50 mètres autour d'elle, sans toucher la zone 2 ni les forêts (article 13). Les collectivités sont incitées à désigner des référents formés (article 8).
Sources et dates de collecte. Arrêté préfectoral : texte publié par l'Observatoire national des chenilles processionnaires (chenille-risque.info), lu le 10 octobre 2026. Texte national visé par l'arrêté : décret n° 2022-686 du 25 avril 2022 relatif à la lutte contre les espèces végétales et animales dont la prolifération est nuisible à la santé humaine. Liste des départements dotés d'un arrêté : tableau de l'Observatoire, consulté le 10 octobre 2026.
