Chenilles processionnaires dans l'Orne (61) : arrêté préfectoral
L'arrêté préfectoral oblige toute personne qui possède, loue, exploite, gère ou occupe un terrain, bâti ou non, à lutter contre les chenilles processionnaires du pin et du chêne. Dans les lieux habités, de loisirs ou ouverts au public et à leurs abords, les nids déjà développés doivent être détruits sans délai.
- Périmètre
- Orne
- Département
- Orne (61)
- Thème
- Chenilles processionnaires
- Statut
- Département couvert par un arrêté préfectoral de lutte
- Texte applicable
- Arrêté du préfet de l'Orne
- Relevé le
- 10 octobre 2026
L'arrêté applicable
Arrêté de luttemener toute action de prévention, notamment en prévenant l'apparition voire la pousse des plants sur les foyers existants et à proximité pour l'ambroisie et la berce du Caucase, et le développement des premiers nids pour les chenilles ; mener toute autre action de lutte, notamment en détruisant sans délai les plants ou nids déjà développés
Portée pour ce périmètreL'arrêté s'applique dans tout le département de l'Orne. Il vise les chenilles processionnaires urticantes du pin et du chêne, ainsi que les ambroisies et la berce du Caucase. Pour les chenilles, il porte sur les arbres isolés, les groupes d'arbres et les lisières de forêt situés dans des lieux d'habitation, de loisirs ou ouverts au public, ou à proximité de tels lieux, dès lors qu'une prolifération pourrait y nuire à la santé des usagers et des riverains (article 22).
Lire l'arrêté (PDF publié par l'Observatoire national)Un arrêté préfectoral de lutte est révisable : la version applicable se vérifie auprès de la préfecture ou de l'agence régionale de santé. Texte relevé le 10 octobre 2026, prochaine revue de cette page 10 avril 2027.
Ce qui est obligatoire ici
Orne- Qui est tenu d'agir. L'obligation pèse sur les propriétaires, locataires, exploitants et gestionnaires de terrains bâtis ou non bâtis, ainsi que sur les ayants droit et sur tout occupant, à quelque titre que ce soit (article 1). Un particulier, une copropriété représentée par son syndic, une entreprise ou une collectivité qui possède, loue, exploite ou gère un terrain arboré entre donc dans cette liste.
- Dans quels lieux. L'arrêté ne répartit pas les lieux en zones : il vise un seul ensemble, celui des lieux à usage résidentiel ou récréatif, des lieux qui accueillent du public et des lieux situés à proximité, dès lors qu'une prolifération pourrait y nuire à la santé des usagers et des riverains (article 22). Une maison avec jardin, une résidence, une école, une crèche, un parc ou un camping en font partie, tout comme une entreprise qui reçoit du public ou dont les arbres se trouvent près de tels lieux. En forêt, le texte cite les lisières, avec les arbres isolés et les groupes d'arbres, sans mentionner l'intérieur des massifs.
- Ce qu'il faut faire. Il faut à la fois empêcher le développement des premiers nids et détruire ceux qui sont déjà développés (article 1). Les moyens doivent être adaptés à l'espèce et à sa période de développement, en tenant compte de la sensibilité des publics exposés et de l'importance des proliférations passées (article 23). La lutte mécanique est la méthode de référence : toute autre solution est réservée à des situations particulières à justifier, et la lutte chimique n'est admise qu'en cas d'impossibilité dûment justifiée de faire autrement, avec des produits homologués pour cet usage (article 5).
- Dans quel délai. Les nids déjà développés doivent être détruits sans délai (article 1). L'arrêté ne fixe ni nombre de jours ni date limite, et ce délai vaut pour tous les lieux concernés, puisque le texte ne les répartit pas en catégories. La prévention, elle, intervient en amont, pour empêcher le développement des premiers nids.
- Le cas de la maison individuelle. L'obligation s'applique sur toutes les surfaces sans exception, y compris les propriétés privées des particuliers (article 2). Un jardin étant un lieu à usage résidentiel, un arbre porteur de nids sur une parcelle privée relève de l'arrêté, et le propriétaire comme le locataire ou l'occupant figurent parmi les personnes tenues d'agir. L'arrêté ne précise pas comment l'obligation se partage entre eux.
- Les précautions à prendre. Pendant les opérations, la personne responsable prend toutes les précautions utiles pour limiter l'exposition des usagers et des riverains aux poils urticants, ainsi que le contact direct avec les chenilles, en particulier pour les enfants et les animaux domestiques (article 25). L'arrêté cite comme exemples la fermeture des accès, l'information, un périmètre de sécurité et la pose d'un piège à chenilles à une hauteur inaccessible.
- À qui signaler. Toute personne, publique ou privée, qui observe des chenilles urticantes le signale à FREDON Normandie, pour information ou pour demander un appui à la gestion (article 21). Le signalement se fait sur le site chenille-risque.info.
Qui paie quoi
Répartition des chargesL'arrêté ne dit rien du coût des opérations : il ne prévoit ni prise en charge par la commune ou par l'État, ni aide financière, ni répartition des frais entre propriétaire et locataire. Il désigne seulement les personnes tenues d'agir : propriétaires, locataires, exploitants, gestionnaires, ayants droit et occupants des terrains concernés (article 1). Un signalement à FREDON Normandie peut s'accompagner d'une demande d'appui à la gestion, mais l'arrêté ne précise pas en quoi consiste cet appui.
Nids de chenilles processionnaires : faire intervenir un professionnel
Nids dans un pin ou un chêne, accès à interdire autour des arbres, pose de pièges ou destruction des nids : indiquez ce qui vous contraint. Votre demande est transmise à des professionnels de votre zone.
Ce que l'on risque à ne rien faire
Sanctions prévuesL'arrêté ne prévoit ni mise en demeure, ni contravention, ni exécution d'office des travaux en cas d'inaction. La seule mesure prévue vise les lieux accueillant du public exposés, ou susceptibles de l'être, aux poils urticants : si le propriétaire, le locataire, l'exploitant, le gestionnaire ou l'ayant droit ne prend pas de décision, le maire peut interdire l'accès au lieu par arrêté (article 26). La zone concernée est alors délimitée et l'interdiction portée à la connaissance du public, notamment par un affichage aux principaux points d'accès.
En détail
OrneL'arrêté demande à toute personne, publique ou privée, qui observe des chenilles urticantes de le signaler à FREDON Normandie, pour information ou pour solliciter un appui dans la gestion du problème (article 21). Un habitant qui repère des nids chez un voisin, dans un parc communal ou le long d'une route est donc concerné, tout comme une entreprise ou une mairie. Ce signalement ne dispense pas d'agir : l'obligation de lutte pèse toujours sur le propriétaire, le locataire, l'exploitant, le gestionnaire ou l'occupant du terrain où se trouvent les arbres (article 1).
La personne tenue d'agir doit à la fois empêcher le développement des premiers nids et détruire sans délai ceux qui sont déjà développés (article 1). Les moyens se choisissent selon l'espèce et sa période de développement, mais aussi selon la sensibilité du public exposé et l'importance des proliférations passées (article 23) : le gestionnaire d'une crèche ou d'un parc déjà fortement touché doit en tenir compte. La lutte mécanique est la méthode de référence. Toute autre solution doit être justifiée par une situation particulière, et un produit chimique n'est admis qu'en cas d'impossibilité dûment justifiée de faire autrement, à condition d'être homologué pour cet usage (article 5).
Pendant l'intervention, la personne responsable prend toutes les précautions utiles pour limiter l'exposition des usagers et des riverains aux poils urticants et éviter le contact direct avec les chenilles, en particulier pour les enfants et les animaux domestiques (article 25). L'arrêté donne comme exemples la fermeture des accès, l'information des personnes concernées, un périmètre de sécurité et des pièges à chenilles placés à une hauteur inaccessible. Lorsqu'un lieu accueillant du public est exposé aux poils urticants, ou risque de l'être, son propriétaire, locataire, exploitant, gestionnaire ou ayant droit peut aussi décider d'en interdire l'accès (article 26).
La commune joue trois rôles. Quand elle gère des terrains publics, elle est soumise à la même obligation de lutte que tout autre gestionnaire, puisque l'arrêté vise aussi les domaines publics des collectivités territoriales (article 2). Si le responsable d'un lieu accueillant du public exposé aux poils urticants ne prend pas de décision, le maire peut en interdire l'accès par arrêté ; la zone est alors délimitée et l'interdiction affichée aux principaux points d'accès (article 26). Enfin, la collectivité peut désigner une personne référente, interlocutrice privilégiée de FREDON Normandie, qui reçoit les informations utiles à la surveillance et à la lutte contre les chenilles urticantes (article 6).
Sources et dates de collecte. Arrêté préfectoral : texte publié par l'Observatoire national des chenilles processionnaires (chenille-risque.info), lu le 10 octobre 2026. Texte national visé par l'arrêté : décret n° 2022-686 du 25 avril 2022 relatif à la lutte contre les espèces végétales et animales dont la prolifération est nuisible à la santé humaine. Liste des départements dotés d'un arrêté : tableau de l'Observatoire, consulté le 10 octobre 2026.
