Aller au contenu
Nuisibles : vos obligations Zones, textes, délais, recours
Hébergeur touristique · Rats et souris

Des rongeurs sont présents dans l'immeuble où je loue en courte durée : qui doit agir ?

Le règlement sanitaire départemental impose au propriétaire ou au gestionnaire du lot d'empêcher l'introduction des rongeurs et de faire enlever les dépôts qui les attirent, tandis que le syndicat des copropriétaires répond de la dératisation des parties communes. Cette répartition dépend de l'endroit exact où l'infestation se manifeste et de la rigueur mise dans la gestion des déchets par les voyageurs.

La réponse courte La réponse dépend de l'origine de l'infestation

Le lot est à la charge du loueur, les parties communes à celle du syndicat des copropriétaires.

Empêcher l'introduction des rongeurs et enlever les dépôts
Fiche de situationSIT-128
Qui est concerné
Hébergeur touristique
Nuisible
Rats et souris
Qui paie
Cela dépend de l'origine
Délai à tenir
Sans délai légal
Textes cités
4 textes
Mise à jour
12 septembre 2026
Cela dépend de l'origineQui paie
4Textes cités
Sans délai légalFréquence de vérification périodique
4Étapes

Ce que dit le texte

Reproduit à l'identique

Ce que cela change chez vous

Application concrète

En tant qu'hébergeur touristique, vous ne pouvez pas vous limiter à traiter le logement une fois la plainte reçue : l'obligation d'obturation et de vérification périodique du règlement sanitaire départemental pèse sur vous en continu, y compris entre deux séjours.

Vous ne pouvez pas faire porter au syndic la responsabilité d'un lot mal entretenu, ni inversement financer seul un traitement des parties communes qui relève du syndicat : votre courrier au syndic doit clairement viser les espaces communs, pas votre propre logement.

La gestion des déchets par les voyageurs devient un point de vigilance direct : des consignes floues ou absentes sur le tri et la sortie des poubelles peuvent transformer un lot correctement obturé en foyer d'attraction pour les rongeurs.

Les cas où la réponse change

À vérifier avant d'agir
Rongeurs limités aux parties communes

Si l'infestation ne dépasse pas les caves, gaines ou vide-ordures, la dératisation relève du syndic et non du loueur. Votre obligation se limite alors à obturer votre lot pour éviter que les rongeurs n'y pénètrent.

Numérotation du règlement selon département

L'article 119 correspond à l'arrêté type mais chaque département adopte sa propre numérotation. Il faut vérifier l'arrêté réellement en vigueur pour l'immeuble concerné avant de s'y référer précisément.

La procédure, étape par étape

Délais indiqués en marge

Obturer les passages du lot

Faites obturer les passages du lot, notamment les gaines techniques, les bas de portes et les siphons.

Demande écrite au syndic

Demandez par écrit au syndic la dératisation des parties communes de l'immeuble.

Encadrer les déchets voyageurs

Encadrez la gestion des déchets par les voyageurs pour ne pas attirer les rongeurs.

Signaler au service d'hygiène

Si rien ne bouge, signalez la situation au service communal d'hygiène et de santé.

Si l'autre partie refuse

Recours ouverts

Ce qui se passe en cas de refus

  • Le syndic reste tenu par sa mission d'entretien des parties communes, une mise en demeure écrite formalise son inaction et sert de point de départ à un éventuel recours.
  • Le syndicat des copropriétaires peut voir sa responsabilité engagée pour les dommages liés au défaut d'entretien des parties communes.
  • Le service communal d'hygiène et de santé peut être saisi et intervenir directement auprès du syndicat si rien ne bouge après la mise en demeure.
  • L'infestation non traitée dans les parties communes continue d'alimenter le lot que vous exploitez, quels que soient les travaux réalisés de votre côté.

Ce qui joue en votre faveur

  • L'article 119 du règlement sanitaire départemental impose une obligation de résultat claire aux propriétaires et gestionnaires, sans marge d'appréciation sur le principe.
  • L'article 18 de la loi n° 65-557 du 10 juillet 1965 donne au syndic un pouvoir d'urgence pour faire exécuter d'office les travaux nécessaires, ce qui écarte l'argument d'attendre une assemblée générale.
  • Des photos des passages et indices de rongeurs, ainsi qu'une facture des travaux d'obturation du lot, démontrent que vous avez rempli votre part de l'obligation.
  • Les consignes de gestion des déchets remises aux voyageurs montrent que l'attractivité du lot pour les rongeurs a été encadrée de votre côté.
Mise en relation

Faire chiffrer l'intervention avant l'échéance

Une intervention ou un diagnostic doit souvent être produit avant une date précise. Décrivez la situation : des entreprises qui couvrent votre secteur répondent avec leur délai d'intervention, leur méthode et leur prix.

1. Votre situation2. Vous joindre
Où en êtes-vous ?
Comment vous joindre ?

Demande gratuite et sans engagement, reçue par STRATINET. Vos coordonnées ne servent qu'à cette mise en relation.

En détail

Hébergeur touristique

Une obligation qui vise le bâti, pas seulement le logement

L'article 119 du règlement sanitaire départemental (arrêté type, version départementale applicable) met à la charge des propriétaires d'immeubles une obligation précise : prendre toutes les mesures pour éviter l'introduction des rongeurs, entretenir les dispositifs de protection et vérifier périodiquement, avec les locataires ou occupants, l'absence d'infestation dans les caves, cours, égouts, entrepôts, vide-ordures et réserves alimentaires. Cette obligation ne s'arrête pas à la porte du logement loué en meublé de tourisme, elle porte sur l'immeuble entier et sur ses annexes. Elle impose aussi de faire enlever tout dépôt de détritus susceptible d'attirer les rongeurs, ce qui vise directement les déchets laissés par des voyageurs peu attentifs aux consignes de tri et de sortie des poubelles.

La répartition entre le lot et les parties communes

Dans un immeuble en copropriété, cette obligation générale se combine avec les règles de la copropriété. L'article 14 de la loi n° 65-557 du 10 juillet 1965 charge le syndicat des copropriétaires de la conservation de l'immeuble et de l'administration des parties communes, et le rend responsable des dommages liés à un défaut d'entretien de ces parties. L'article 18 de la même loi confie au syndic la mission concrète de pourvoir à l'entretien de l'immeuble et, en cas d'urgence, de faire exécuter d'office les travaux nécessaires à sa sauvegarde. Concrètement, si les rongeurs circulent par les caves, les gaines techniques, les vide-ordures ou les parties communes, c'est au syndic d'organiser la dératisation de ces espaces. Si l'infestation se limite au lot que vous exploitez en meublé de tourisme, la charge d'obturer les passages, de traiter le logement et de faire cesser l'attractivité du lieu vous revient en tant que propriétaire ou gestionnaire.

Deux textes qui se complètent sans se substituer l'un à l'autre

Le règlement sanitaire départemental et la loi de 1965 ne couvrent pas le même périmètre : le premier fixe une obligation de résultat sur la lutte contre les rongeurs, le second organise la répartition des responsabilités et des pouvoirs de décision à l'intérieur de la copropriété. Un propriétaire ne peut donc pas se retrancher derrière l'inaction du syndic pour justifier une infestation confinée à son propre lot, et le syndic ne peut pas non plus reporter sur les copropriétaires individuels ce qui relève de l'entretien des parties communes. L'article L.1311-2 du code de la santé publique ouvre par ailleurs la possibilité à un arrêté préfectoral ou municipal de préciser des règles d'hygiène complémentaires applicables dans le département ou la commune, ce qui peut renforcer localement les obligations déjà posées par le règlement sanitaire départemental.

Ce qui reste incertain

Le règlement sanitaire départemental est un texte propre à chaque département : la numérotation de l'article applicable doit être vérifiée dans l'arrêté effectivement en vigueur là où se trouve l'immeuble, elle peut différer de celle retenue ici. Par ailleurs, les obligations spécifiques qui pourraient peser sur les meublés de tourisme et les hébergements touristiques au titre du code du tourisme n'ont pas été vérifiées dans cette analyse, elles pourraient s'ajouter au cadre décrit sans le remplacer.

Quand les faits sont ambigus

La difficulté pratique tient souvent à l'origine exacte de l'infestation. Des indices dans le logement ne prouvent pas que le lot est seul en cause : des rongeurs peuvent transiter par une gaine commune, un vide-ordures ou une cour, et ne ressortir que dans le logement loué. Tant que l'origine n'est pas établie, la prudence impose de traiter le lot sans attendre et, en parallèle, de solliciter le syndic sur les parties communes, plutôt que de faire dépendre l'une des mesures de l'autre.

Les recours ouverts

Le syndic peut être mis en demeure par écrit ; le service communal d'hygiène et de santé peut intervenir auprès du syndicat.

Ce qu'il faut pouvoir produire

  • Photos des passages et des indices
  • Courrier au syndic demandant la dératisation des communs
  • Facture des travaux d'obturation du lot
  • Consignes déchets remises aux voyageurs

Les erreurs qui coûtent cher

  • Traiter le lot en ignorant les parties communes
  • Laisser les voyageurs déposer les déchets hors des locaux prévus
  • Poser des appâts accessibles dans un logement loué

Ce que les textes ne tranchent pas

  • Le règlement sanitaire départemental est un texte départemental, sa numérotation doit être recoupée avec l'arrêté applicable.
  • Les obligations propres aux meublés de tourisme et aux hébergements touristiques figurent au code du tourisme, non vérifié dans cette collecte.

Sources et dates de relevé. article 119 du règlement sanitaire départemental (arrêté type, version départementale applicable), Lutte contre les rongeurs, consulté le 12 septembre 2026. article 14 de la loi n° 65-557 du 10 juillet 1965, Objet et responsabilité du syndicat des copropriétaires, consulté le 12 septembre 2026. article 18 de la loi n° 65-557 du 10 juillet 1965, Missions du syndic de copropriété, consulté le 12 septembre 2026. article L.1311-2 du code de la santé publique, Arrêtés préfectoraux et municipaux complétant les règles d'hygiène, consulté le 12 septembre 2026.